Airbus: La plupart des A320 rappelés pour l’incident de logiciel ont été modifiés
PARIS, 1er décembre (Reuters) – Les appareils d’Airbus ont repris leurs activités normales lundi après que l’avionneur a mis en œuvre plus rapidement que prévu des modifications logicielles urgentes, sa flotte d’A320 ayant été affectée par un rappel massif au cours du weekend.
Des dizaines de compagnies aériennes ont déclaré avoir procédé à une mise à jour logicielle urgente ordonnée par Airbus et imposée par les autorités de régulation mondiales, après la mise en évidence d’une possible vulnérabilité aux éruptions solaires lors d’un récent incident en vol sur un A320 de JetBlue.
Airbus a déclaré lundi que la grande majorité des quelque 6.000 appareils de sa flotte A320 concernés par l’alerte de sécurité avaient été modifiés, moins de 100 avions nécessitant encore des travaux.
« Nous travaillons avec nos clients aériens pour soutenir la modification des moins de 100 appareils restants afin de garantir leur remise en service », selon un communiqué d’Airbus.
Des sources proches du dossier ont déclaré que la décision de rappeler environ la moitié de la flotte de la famille A320 avait été prise peu après l’incident du vol opéré par JetBlue la semaine dernière.
À 08h42 GMT, le titre Airbus cédait 2,53% à 199,28 euros.
À la suite de discussions avec les autorités réglementaires, Airbus a publié vendredi une alerte de 8 pages à l’intention de centaines d’opérateurs, ordonnant l’immobilisation temporaire des appareils et leur réparation avant le prochain vol.
Cette instruction a été considérée comme le rappel d’urgence le plus important d’Airbus et a immédiatement suscité des inquiétudes quant à la perturbation des voyages, en particulier pendant le week-end très chargé de Thanksgiving aux États-Unis.
IMPACT RÉVISÉ À LA BAISSE
Selon des sources industrielles, cet avertissement général a révélé qu’Airbus ne dispose pas d’une connaissance en temps réel complète de la version logicielle utilisée en raison des retards dans la transmission des informations.
Si les compagnies aériennes ont d’abord eu du mal à évaluer l’impact, l’alerte ne précisant pas les numéros de série des avions concernés, les ingénieurs ont identifié en 24 heures les avions qui nécessitaient une mise à jour.
Plusieurs compagnies aériennes ont revu à la baisse leurs estimations du nombre d’avions concernés et du temps nécessaire pour effectuer les travaux, qu’Airbus avait initialement estimé à trois heures par avion.
La mise à jour consistait à revenir à une version antérieure du logiciel qui gère l’angle du nez de l’avion. Elle implique le téléchargement de la version précédente via un câble à partir d’un appareil appelé « chargeur de données », qui est transporté dans le cockpit afin d’éviter les cyberattaques.
Les compagnies easyJet et Wizz Air ont déclaré lundi avoir terminé les mises à jour au cours du week-end sans annuler aucun vol.
JetBlue a prévu dimanche de remettre en service 137 des 150 avions concernés d’ici lundi, mais a précisé qu’environ 20 vols seraient malgré tout annulés.
Des questions subsistent concernant un sous-ensemble d’avions de la famille A320, généralement plus anciens, qui auront besoin d’un nouvel ordinateur plutôt que d’une simple réinitialisation du logiciel. Le nombre d’appareils concernés a été réduit par rapport aux estimations initiales de 1.000, selon des sources industrielles.
C’est la première fois depuis cette crise qu’Airbus doit faire face à une telle attention mondiale en matière de sécurité. Le directeur général Guillaume Faury a présenté des excuses publiques.
(Tim Hepher, Allison Lampert et David Shepardson, version française Etienne Breban, édité par Blandine Hénault et Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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