À Évian, les pays du G7 apportent leur soutien à l’Ukraine en présence de Zelensky
EVIAN-LES-BAINS, Haute-Savoie, 16 juin (Reuters) – Les pays du G7 réunis mardi à Evian (Haute-Savoie) ont apporté leur soutien à l’Ukraine et se sont mis d’accord pour faire pression sur la Russie afin de trouver une issue au conflit, a-t-on appris après une réunion en présence du président ukrainien Volodimir Zelensky.
Ce dernier a été invité par le président français Emmanuel Macron sur les bords du lac Léman où le sommet de trois jours s’est ouvert lundi en présence du président américain Donald Trump, satisfait du protocole d’accord conclu entre Washington et Téhéran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Présent mardi matin à une session sur la « consolidation de la paix en Ukraine », le locataire de la Maison blanche s’est montré disposé à mettre fin au conflit qui dure depuis plus de quatre ans, affirmant que Volodimir Zelensky et son homologue russe Vladimir Poutine souhaitaient une issue en ce sens.
Dans une interview accordée mardi à Reuters, Volodimir Zelensky a déclaré que la Russie serait confrontée à un hiver très difficile – avec des attaques ukrainiennes contre ses infrastructures énergétiques – si un accord de paix n’est pas signé d’ici là.
Il a ajouté que Donald Trump avait répondu très positivement à sa demande d’augmenter les livraisons de missiles de défense aérienne à l’Ukraine.
Selon une source diplomatique française, les leaders du G7 ont tous exprimé leur soutien à Kyiv, qui sont convenus d’accroître la pression sur la Russie, notamment au moyen de sanctions contre son pétrole et son gaz naturel.
Les récentes attaques de drones ukrainiens en territoire russe ont mis le président Vladimir Poutine sur la défensive.
Devant la presse lundi à Evian, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a parlé de la Russie comme d’un pays dont « l’économie de guerre n’a jamais été aussi faible ».
Le président ukrainien a rencontré les dirigeants du G7 et s’est entretenu en particulier avec Donald Trump.
Face à l’impasse des négociations, Volodimir Zelensky a déclaré lundi avoir proposé une rencontre au G7 avec Vladimir Poutine, qui n’était cependant pas disposé à dialoguer.
RÉOUVERTURE DU DÉTROIT D’ORMUZ
Sur le dossier iranien, les dirigeants européens entendent mettre Donald Trump en garde contre un accord superficiel qui risquerait de renforcer les programmes nucléaires et balistiques de Téhéran. Emmanuel Macron a mis en exergue l’importance de garantir un « accord solide et sérieux, qui soit finalisé ».
Donald Trump a qualifié d' »équitable » le protocole d’accord appelé à être signé vendredi en présence du vice-président américain JD Vance et du principal négociateur iranien, Mohammad Baqer Qalibaf.
L’accord définitif, qui reste à négocier, garantira selon lui au reste au monde que Téhéran n’aura jamais l’arme atomique.
« Nous avons conclu un accord avec l’Iran, et il devrait être couronné de succès ; il passe à une deuxième étape qui, je pense, devrait être plus facile », a dit Donald Trump, évoquant des dirigeants iraniens « plus rationnels » que leurs prédécesseurs.
Un déjeuner de travail a été consacré à la réouverture en sécurité du détroit d’Ormuz, via le possible déploiement d’une mission maritime franco-britannique et l’identification de voies alternatives contournant ce passage. Selon Donald Trump, le détroit sera « totalement ouvert » vendredi.
Invités à Evian par la présidence française du G7, les dirigeants des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’Égypte ont participé aux pourparlers.
Le protocole d’accord doit ouvrir une fenêtre de 60 jours pour des négociations complexes portant notamment sur l’uranium iranien hautement enrichi et la levée des sanctions pesant sur le pays.
Les Européens craignent que les négociateurs américains échouent à obtenir un accord nucléaire solide et à aborder la question du programme de missiles balistiques iraniens, au risque de prolonger l’impasse.
Mises à l’écart ces derniers mois, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne entendent jouer un rôle dans cette phase de négociations.
Ces trois pays ont entamé des discussions avec l’Iran sur son programme nucléaire en 2003, collaborant avec le président américain de l’époque, Barack Obama, pour conclure un accord en 2015 en échange d’un allègement des sanctions. Donald Trump a retiré les États-Unis de cet accord lors de son premier mandat.
Les prix du pétrole ont reculé de plus de 2% mardi, à leur plus bas niveau depuis trois mois, après avoir chuté la veille de près de 5% suite à l’annonce de l’accord. L’industrie pétrolière et gazière du Moyen-Orient estime cependant qu’un retour à la normale prendra des mois.
Dans un communiqué sur la situation financière mondiale, les pays du G7 invitent à « intensifier les efforts pour faire face à l’aggravation des vulnérabilités liées à la dette partout dans le monde, qui menacent la stabilité économique et restreignent la manoeuvre budgétaire permettant des interventions de services publics essentiels ».
(Reportage John Irish, Michel Rose et Gabriel Stargardter, avec Alessandra Galloni et Elizabeth Pineau, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

