Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Des Juifs messianiques à la télévision israélienne

PARTAGER SUR :

Ils pratiquent le judaïsme tout en reconnaissant Jésus comme le messie. Mal compris voire rejetés, les juifs messianiques sont sous les feux de la rampe en Israël depuis que la chaîne de télévision Shelanou a été interdite par le gouvernement.
Censurer un programme télévisé chrétien n’était encore jamais arrivé dans l’histoire de l’État hébreu. C’est dire le retentissement de la décision prise le 28 juin par le Conseil israélien de diffusion par câble et satellite de faire disparaître des ondes la chaîne «Shelanou» («Le nôtre», en hébreu). Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est une vidéo de Ward Simpson, le patron du réseau de diffusion chrétien God TV qui finançait Shelanou. «Dieu nous a ouvert les portes de façon surnaturelle pour que nous amenions l’Évangile de Jésus dans les foyers et les vies et les cœurs de son peuple juif», affirmait-il au moment du lancement de la chaîne en Israël, en mai dernier.

Inondé de plaintes, le gouvernement a retiré sa licence à Shelanou au nom de la loi qui interdit le prosélytisme envers les mineurs. Le danger était trop grand que des enfants juifs entendent les prêches de Ron Cantor, le présentateur de Shelanou. L’entreprise de télécommunications Hot avec qui le contrat avait été signé fournit la télévision à plus de 700’000 foyers israéliens.

Reconnaître Jésus sans être chrétien

Au téléphone, surprise. Ron Cantor, cet Américain d’origine qui vit à Tel-Aviv, affirme reconnaître Jésus comme le Messie, mais il réfute être chrétien. «Je suis un juif messianique. C’est-à-dire que je suis aussi juif que Jésus et le Nouveau Testament sont juifs, et je célèbre toutes les fêtes bibliques, mais je partage entièrement les convictions religieuses des chrétiens évangéliques. Je crois en la Bible au sens littéral», explique-t-il. Ce leader de la communauté juive messianique en Israël affirme qu’elle compte environ 25’000 membres contre 350’000 dans le reste du monde. Ces croyants ne se définissent pas comme chrétiens, mais c’est comme tels qu’ils sont considérés par l’État d’Israël, qui les a exclus du droit à l’alya, soit l’émigration religieuse. Ron Cantor ne vit donc dans le pays depuis dix-sept ans que parce que sa femme est Israélienne de naissance.

Ce positionnement entre christianisme et judaïsme n’est pas facile à comprendre. «Les juifs messianiques réalisent quelque chose de très important sur le plan intellectuel en nous aidant à questionner et remettre en question des catégories et des frontières que l’on prend parfois pour acquises», relève Faydra Shapiro, directrice juive du Centre pour les relations judéo-chrétiennes en Israël. «Impressionnée» par leur engagement à maintenir une identité juive «alors qu’ils auraient pu se rendre la vie plus facile en rejoignant une Église», elle s’avoue pourtant soulagée par la fermeture de Shelanou. «Les Israéliens ont le sentiment que leur pays, seul Etat juif du monde, devrait être un lieu où l’identité juive peut fleurir, libérée de la pression de devenir chrétien.»

Un «coronavirus idéologique»

Ron Cantor ne fait en effet pas mystère du but poursuivi par le judaïsme messianique: «faire en sorte que les juifs reconnaissent Jésus». Il réfute cependant le terme prosélytisme «qui implique une contrainte. Ce que je fais, c’est de l’évangélisation: je veux partager ma foi.. Interrogé sur les propos de son patron de God TV Ward Simpson qui lui, n’a pas fait dans la dentelle, Ron Cantor évoque avec gêne une «communication maladroite. Il s’est excusé, mais le mal était fait.»

«C’était tout, sauf une erreur!», s’exclame Tovia Singer lorsqu’on l’interroge. Pour ce rabbin orthodoxe à la tête de l’organisation Outreach Judaism qui s’oppose à l’évangélisation des juifs et a mené la fronde contre Shelanou, «Ward Simpson n’a fait que de révéler le véritable but des chrétiens sionistes: anéantir le judaïsme, avec l’aide des juifs messianiques». Ils sont à ses yeux le plus grave danger missionnaire qui plane aujourd’hui sur Israël. «Ces gens sont en réalité des chrétiens qui connaissent le langage des juifs et se l’approprient pour les tromper. C’est un véritable coronavirus idéologique: seuls les forts, c’est-à-dire les juifs qui ont une solide éducation religieuse, y résisteront!»

Né à Jérusalem ou en Suisse?

D’où vient le messianisme juif? À cette question, Ron Cantor et son adversaire Tovia Singer ont des réponses très différentes. Le premier soutient qu’il est «né il y a 2000 ans, lorsque Jésus est mort sur la croix. Je rappelle que les premiers croyants étaient des juifs! L’identité de Jésus a été manipulée. Il était un juif venu dans le monde avant tout pour les juifs», dit-il avec passion.

Le rabbin Singer affirme quant à lui que le mouvement tel qu’on le connaît est apparu… en Suisse. «En 1973 s’est tenue à Lucerne une conférence sur l’évangélisation des juifs. On était en pleine ferveur messianique, cinq ans après la guerre des Six-Jours lors de laquelle Israël avait reconquis des territoires bibliques et à l’approche de l’an 2000 où certains prédisaient le retour de Jésus», raconte-t-il. Les participants identifient alors deux problèmes: les juifs perçoivent le christianisme comme hostile, et ils sont fiers d’être juifs. «Il fallait donc leur envoyer des pseudo-juifs et leur faire croire qu’ils restaient juifs», dénonce Tovia Singer. Né pour convertir, le messianisme juif aurait ensuite «surfé sur la vague de la théologie chrétienne post-Auschwitz, qui visait à redécouvrir les racines juives du christianisme».

Un double coup de pub

Difficile de savoir qui des adversaires ou des partisans du judaïsme messianique sortira gagnant de cette histoire autour de Shelanou. Tovia Singer revendique des milliers de vues sur son site de la vidéo de Ward Simpson, où ce dernier se félicitait de pouvoir évangéliser les juifs. «En quinze minutes, ce type a fait davantage connaître les dangers de son mouvement que moi en quarante ans de travail. Les Israéliens réalisent que les évangéliques sont si puissants qu’ils peuvent tout se permettre!» Quant à Ron Cantor, il affirme que l’interdiction «a été un coup de pub formidable. Quasi 70’000 Israéliens nous regardent chaque jour. Alors, on a renoncé à poursuivre quiconque en justice ou à revenir sur le câble. On aime Israël et Israël a assez de soucis comme ça», lâche-t-il, magnanime.

Des chrétiens perdants

Il y a pourtant de vrais perdants dans l’histoire: les chrétiens, qui après des siècles d’évangélisation voudraient pouvoir ouvrir une nouvelle page dans leurs relations avec les juifs. Comme la rédactrice en chef de Terre Sainte Magazine Marie-Armelle Beaulieu, catholique et fine observatrice de la région. «Aujourd’hui, la grande majorité des juifs ne fait pas la différence entre catholiques, orthodoxes ou évangéliques. Pour eux, nous sommes simplement les chrétiens à cause de qui ils ont souffert», relève-t-elle. Et de conclure avec colère: «Tous ceux qui comme moi aiment Israël sans vouloir convertir les juifs voient leur message brouillé et les efforts fournis depuis soixante ans anéantis. C’est catastrophique.»

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
JE FAIS UN DON MAINTENANT

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS