Coronavirus Covid-19: Le bilan en Chine continentale dépasse les 2.000 décès
Le bilan de l’épidémie de Covid-19 en Chine continentale a dépassé le seuil des 2.000 décès, ont rapporté mercredi les autorités sanitaires locales, tandis que le nombre de cas de contamination supplémentaires a reculé pour la deuxième journée consécutive.
Au Japon, plusieurs centaines de passagers du Diamond Princess ont débarqué mercredi du paquebot en quarantaine depuis le 3 février dans le port de Yokohama, près de Tokyo.
Ce navire représente le plus important foyer de contamination hors de Chine continentale, avec 621 cas confirmés, dont 79 ont été identifiés mercredi.
Le nouveau ministre français des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran avait annoncé mardi que trois des quatre Français présents à bord étaient infectés.
Les autorités japonaises ont été sous le feu des critiques pour leur gestion de la quarantaine du navire, jugée insuffisante pour contenir la propagation du nouveau coronavirus.

Le bilan de l’épidémie de coronavirus Covid-19 en Chine continentale a dépassé le seuil des 2.000 décès, ont rapporté mercredi les autorités sanitaires locales, tandis que le nombre de cas de contamination supplémentaires a reculé pour une deuxième journée consécutive dans le pays. /Photo prise le 18 février 2020/REUTERS/Aly Song
CRITIQUES CONTRE LES AUTORITÉS JAPONAISES
Dans l’archipel, le Dr Kentaro Iwata, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital universitaire de Kobe, s’est livré à une charge accablante contre les autorités de son pays dans des vidéos publiées sur YouTube, en japonais et en anglais.
Expliquant avoir passé une journée comme médecin volontaire à bord du Diamond Princess, il évoque des mesures de contrôle de l’infection « totalement inadéquates » et dénonce une prise en charge « totalement aux mains des bureaucrates », en l’absence de tout spécialiste.
Un sixième décès hors de Chine continentale lié à l’épidémie a été signalé mercredi, à Hong Kong. Il s’agit du deuxième mort dans la région administrative spéciale.
Ce bilan pourrait encore s’alourdir, l’agence de presse iranienne Mehr ayant fait état mercredi après-midi de la mort de deux Iraniens infectés dans la ville de Qom.
Ces deux premiers cas identifiés dans le pays avaient été signalés quelques heures plus tôt par les autorités iraniennes, qui n’avaient pas précisé la nationalité des patients.
Le seul décès d’un patient contaminé recensé hors d’Asie est survenu en France la semaine dernière. Il s’agissait d’un touriste chinois de 80 ans.
La Commission chinoise de la santé a quant à elle indiqué mercredi que 136 décès dus au virus avaient été recensés la veille en Chine continentale, ce qui porte à 2.004 le nombre de victimes de l’épidémie apparue en décembre à Wuhan, chef-lieu de la province de Hubei.
Dans son point quotidien, elle a aussi fait état de 1.749 cas supplémentaires, le plus faible total quotidien pour l’ensemble du pays depuis le 29 janvier. Plus de 74.000 personnes ont été contaminées en Chine continentale, selon la commission.
Pékin voit cet apparent ralentissement de la propagation du virus comme la preuve que les autorités parviennent à contenir l’épidémie de Covid-19, même si les experts estiment qu’il est trop tôt pour prédire son évolution.
QUARANTAINE PROLONGÉE POUR CERTAINS PASSAGERS DU DIAMOND PRINCESS
Selon le directeur exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargé de la gestion des situations d’urgence sanitaire, la Chine est parvenue en premier lieu à « éteindre l’incendie » dans le Hubei et à garder sous surveillance l’ensemble des voyageurs rentrés à Pékin après les festivités du Nouvel an lunaire.
« A l’heure actuelle, l’approche stratégique et tactique de la Chine est la bonne », s’est félicité Mike Ryan.
Hors de la province de Hubei, le nombre de nouveaux cas quotidiens est en déclin depuis désormais 15 jours consécutifs.
D’après les chiffres officiels, 56 cas supplémentaires ont été recensés mardi en Chine continentale en excluant le Hubei, alors que 890 nouveaux cas d’infection avaient été décelés le 3 février.
Environ 500 passagers devraient débarquer mercredi du Diamond Princess, placé en quarantaine à son arrivée à Yokohama le 3 février après la confirmation de la contamination d’un passager débarqué à Hong Kong.
Le navire du croisiériste américain Carnival Corp transportait initialement quelque 3.700 passagers et membres d’équipage. La plupart des personnes contaminées avaient été préalablement transférées dans des hôpitaux.
Seuls les passagers dont les tests se sont révélés négatifs et qui n’ont présenté aucun symptôme durant la quarantaine sont autorisés à quitter le bateau, ont dit des représentants japonais. Les passagers ayant partagé une cabine avec des personnes atteintes resteront à bord pour une durée indéterminée.
Environ la moitié des passagers du Diamond Princess sont des ressortissants japonais.
Les Etats-Unis, l’Australie, l’Italie, la Corée du Sud ou encore le Canada ont affrété des vols spéciaux pour rapatrier leurs ressortissants présents à bord du navire. Des préparatifs sont également en cours en vue d’une évacuation des ressortissants britanniques, israéliens et taïwanais.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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