Le plan de paix américain pour le Moyen-Orient s’écarte des paramètres convenus au niveau international
Le plan de paix des Etats-Unis pour le Moyen-Orient récemment publié s’écarte des paramètres convenus au niveau international concernant le conflit israélo-palestinien, ont déclaré mardi les quatre membres de l’Union européenne (UE) au Conseil de sécurité des Nations Unies – Allemagne, Belgique, Estonie et France – auxquels s’ajoute la Pologne, qui vient de quitter le conseil.
« Conformément à la position de longue date de l’UE, nous restons attachés à une solution négociée à deux Etats, sur la base des frontières de 1967, avec des échanges de terres équivalentes, comme cela peut être acceptable par les parties, avec l’Etat d’Israël et un Etat de Palestine indépendant, démocratique, contigu, souverain et viable, vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et la reconnaissance mutuelle », stipule un communiqué commun des cinq pays.
« L’initiative américaine, telle que présentée le 28 janvier, s’écarte de ces paramètres convenus au niveau international », indique le communiqué.
Le plan américain, contrairement aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations Unies, reconnaît Jérusalem comme « capitale indivisible » d’Israël. Le plan américain a été immédiatement rejeté par la Palestine et le monde arabe.
Les cinq pays de l’UE ont réaffirmé mardi leur volonté de travailler à la reprise de négociations directes entre les deux parties pour résoudre toutes les questions relatives au statut final, y compris les questions liées aux frontières, au statut de Jérusalem, à la sécurité et aux réfugiés, dans le but de construire une paix juste et durable, poursuit le communiqué commun, qui a été lu aux journalistes par le ministre belge des Affaires étrangères et de la Défense Philippe Goffin, qui était accompagné de représentants des quatre autres pays.
« Nous appelons les deux parties à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute action unilatérale contraire au droit international et à reprendre les négociations. Nous condamnons tous les actes de violence contre les civils, y compris les actes de terreur, ainsi que les actes de provocation, d’incitation et de destruction », stipule également le communiqué.
« Nous réaffirmons notre préoccupation face à l’activité de colonisation d’Israël dans le territoire palestinien occupé, qui est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à la paix et à la solution à deux Etats. Nous sommes également profondément préoccupés par les mesures potentielles d’annexion après les appels répétés en faveur d’une éventuelle annexion de zones en Cisjordanie. L’annexion de toute partie du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, constitue une violation du droit international, compromet la viabilité de la solution à deux Etats et met en péril les perspectives d’une paix juste, globale et durable. Conformément au droit international et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, nous ne reconnaissons pas la souveraineté d’Israël sur les territoires occupés depuis 1967 ».
Les cinq pays de l’UE ont déclaré qu’ils continueront à dialoguer avec les parties et les acteurs concernés pour relancer un processus politique conforme au droit international, qui garantisse l’égalité des droits et soit acceptable pour les deux parties.
Ils ont également réitéré leur engagement en faveur de la sécurité d’Israël, notamment en ce qui concerne les menaces actuelles et émergentes dans la région.
Le communiqué commun a été publié avant la tenue d’une réunion du Conseil de sécurité sur le plan de paix des Etats-Unis pour le Moyen-Orient.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

