Procès en destitution de Donald Trump: Le Sénat refuse d’entendre des témoins
Le vote final sur les articles de destitution contre le président américain Donald Trump aura lieu la semaine prochaine, alors que le Sénat a voté vendredi pour rejeter tout effort visant à citer des témoins et documents pour la procédure.
Le Sénat, contrôlé par les républicains, a voté par 51 voix contre 49 pour bloquer une motion qui autoriserait à citer des témoins et documents dans le procès en destitution.
Deux républicains ont rejoint les démocrates dans la requête de témoins pour le procès en destitution, mais la majorité simple nécessaire pour adopter la motion n’a pas été atteinte.
S’exprimant devant la presse après cet échec, Chuck Schumer, leader de l’opposition au Sénat, l’a qualifié de « grande tragédie ».
« L’Amérique se souviendra malheureusement de ce jour, où le Sénat ne s’est pas montré à la hauteur de ses responsabilités », a déclaré le sénateur démocrate de l’Etat de New York.
Ce vote est intervenu après des heures de débats vendredi entre les procureurs démocrates de la Chambre et l’équipe de défense de M. Trump.
Il a également suivi plus d’une semaine de débats entre les deux camps et une session de questions-réponses impliquant tous les sénateurs constituant le jury.
Patrick Philbin, conseiller juridique de la Maison Blanche, a avancé vendredi que le Sénat « n’avait pas vocation à faire le travail juridique que la Chambre n’avait pas fait ».
Le procureur en chef de la Chambre, Adam Schiff, a réfuté cet argument, affirmant qu’un « procès était censé être une recherche de la vérité ».
Le Sénat a voté vendredi pour approuver une résolution proposée par le chef de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, appelant à procéder aux allocutions de cloture lundi et au vote sur les articles de destitution contre M. Trump mercredi.
Les démocrates ont poussé à un vote sur plusieurs amendements à la résolution de M. McConnell, mais tous leurs efforts ont échoué.
La Chambre des représentants, sous contrôle démocrate, a mis M. Trump en accusation le mois dernier pour abus de pouvoir et obstruction au Congrès, accusations réfutées par la Maison Blanche.
Un lanceur d’alerte avait attiré l’attention dans une plainte anonyme l’été dernier au sujet des interactions de la Maison Blanche avec l’Ukraine, déclenchant une enquête en destitution menée par les démocrates contre M. Trump.
Le président américain aurait fait pression sur son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, pour qu’il lance une enquête qui aurait pu lui bénéficier politiquement. Par ailleurs, la Maison Blanche aurait tenté de dissimuler l’affaire.
La présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, qui a annoncé la procédure en destitution en septembre dernier, a accusé vendredi les républicains du sénat de « dissimulation ».
« Il ne peut y avoir d’acquittement sans procès. Et il ne peut y avoir de procès sans témoins, documents et pièces à conviction », a déclaré la représentante démocrate de Californie dans un communiqué.
Vendredi, dans une série de tweets, M. Trump a soutenu être traité injustement lors de son procès en destitution.
« Peu importe ce que vous donnez aux démocrates, à la fin, ils ne seront JAMAIS satisfaits », a-t-il tweeté. « A la Chambre, ils ne nous ont RIEN donné! ».
Selon la Constitution américaine, la Chambre a le « pouvoir exclusif de d’engager toute procédure de mise en accusation », tandis que le Sénat a le « pouvoir exclusif de juger toute mise en accusation ».
Les condamnations ne peuvent se produire qu’au Sénat et requièrent au moins les deux tiers de ses membres, soit 67 sénateurs, en faveur d’au moins un article de destitution à l’issue d’un procès. Actuellement, le Sénat compte 53 républicains, 45 démocrates et deux indépendants.
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