Le multilatéralisme est la meilleure solution pour l’économie mondiale, selon Monika Rühl
« Le multilatéralisme est en panne, c’est un fait. Mais, le multilatéralisme est clairement la meilleure solution pour l’économie mondiale », a déclaré Monika Rühl, présidente de la direction d’Economiesuisse (Fédération des entreprises suisses), lors d’une interview exclusive accordée récemment à Xinhua.
»Le processus arbitral de l’OMC est bloqué et le protectionnisme gagne du terrain depuis de nombreuses années. Nous espérons que cette phase s’achèvera bientôt », a souligné Mme Rühl.
Evoquant les principales menaces qui pèsent actuellement sur l’économie mondiale, la présidente d’Economiesuisse a mentionné la montée en force du protectionnisme qui pèse sur l’économie de nombreux pays, l’endettement qui s’accroît excessivement à l’échelle mondiale, ainsi qu’une nouvelle escalade des tensions au Proche-Orient.
»Ces trois aspects accroissent les incertitudes quant aux conditions-cadre économiques. Dans ce contexte, de nombreuses entreprises hésitent à investir. Autrement dit, la multiplication des incertitudes pèse sur la croissance à l’échelle mondiale », a-t-elle expliqué.
La 50e Réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) débutera mardi à Davos, en Suisse, sous le thème « Parties prenantes pour un monde cohérent et durable » (Stakeholders for a Cohesive and Sustainable World). Selon Mme Rühl, qui y assistera également, le FEM a soulevé ce sujet à ce moment car l’année 2019 a été marquée par de vastes débats sur le changement climatique, qui est sans aucun doute un défi d’envergure mondiale.
»La communauté internationale entend certes réduire les émissions de CO2 de 50 % d’ici à 2030, mais elle n’a pas encore concrétisé l’accord de Paris et de nombreux pays ne l’ont pas encore ratifié. Or les individus attendent des Etats qu’ils aillent de l’avant. Dans la situation actuelle, le Forum économique de Davos peut être une plateforme permettant aux acteurs politiques et économiques de poursuivre le débat et de rechercher des solutions », a-t-elle noté.
Le vice-Premier ministre chinois Han Zheng va prononcer un discours à l’occasion de la 50e Réunion annuelle du FEM et effectuer une visite en Suisse. Pour Mme Rühl, « c’est un honneur pour la Suisse d’accueillir à nouveau une personnalité politique chinoise d’un tel niveau. Nous espérons que ce sera l’occasion de resserrer nos relations ».
Les relations économiques entre les deux pays se sont nettement intensifiées ces dernières décennies. « L’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange, le 1er juillet 2014, a été une étape importante. Grâce à cet accord, le volume des marchandises échangées a augmenté et il a été possible de mieux organiser les chaînes de valeur entre nos deux pays. Le commerce de marchandises entre la Suisse et la Chine a connu une évolution dynamique », a-t-elle indiqué.
La Chine est le principal partenaire commercial de la Suisse en Asie et son troisième partenaire commercial à l’échelle mondiale, après l’UE et les Etats-Unis. Selon Mme Rühl, bien que le protectionnisme en hausse à l’échelle mondiale pèse sur la croissance, « en particulier sur celle de pays tournés vers l’exportation comme la Chine et la Suisse », il devrait être possible, « grâce aux relations positives et étroites tissées par nos pays, de minimiser les conséquences négatives du conflit commercial opposant la Chine et les Etats-Unis ».
« La situation restera positive à notre avis à l’avenir. Même si les taux de croissance suisses ont quelque peu ralenti et que la croissance chinoise se tempère, nous restons optimistes et pensons que l’évolution actuelle se poursuivra », a-t-elle martelé.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

