Dennis Muilenburg a fini par démissionner
En pleine crise après les accidents successifs de Boeing 737 Max, Dennis Muilenburg a démissionné le 23 décembre 2019.
Fragilisé par les déboires du 737 MAX, Boeing s’est séparé de son directeur général Dennis Muilenburg, qui sera remplacé à partir du 13 janvier par David Calhoun, l’actuel président du groupe.
Dans un communiqué diffusé lundi, l’avionneur explique qu’un « changement de direction était nécessaire pour rétablir la confiance dans le groupe qui doit aller de l’avant pour restaurer ses relations avec les autorités de tutelle, ses clients et tous ses actionnaires ».
La démission de Dennis Muilenburg intervient dans un contexte de fortes turbulences pour Boeing, depuis l’immobilisation au printemps 2019 du 737 MAX à la suite de deux catastrophes aériennes qui ont fait au total 346 morts.
Le contrôle informatique du système anti-décrochage de l’appareil a été mis en cause dans les deux cas. Le groupe a dû se résoudre la semaine dernière à annoncer la suspension dès le mois prochain de la production de son appareil vedette.
Pressentie depuis plusieurs mois, l’annonce du départ de Dennis Muilenburg a été saluée en Bourse, où l’action Boeing gagnait 4% peu après l’ouverture de Wall Street. Elle accusait depuis mars une perte de plus de 20%.
L’immobilisation du 737 MAX a été la crise la plus grave du mandat de Dennis Muilenburg, qui a passé 34 ans chez Boeing, où il a commencé en tant que stagiaire en 1985. Il dirigeait la compagnie depuis 2015.
Un membre du secteur aéronautique ayant requis l’anonymat a jugé la formulation du communiqué « brutale ». Un autre estime qu’il s’agissait d’une décision inévitable après l’annonce de l’arrêt de la production du 737 MAX, auquel est venu s’ajouter l’échec embarrassant de la mise en orbite de la capsule spatiale Starliner, vendredi.
LA BONNE BOÎTE À OUTILS ?
Selon un cadre de l’entreprise, le conseil d’administration a débattu de la mise à l’écart de Dennis Muilenburg au cours du week-end et prévenu l’intéressé dimanche au cours d’une conférence téléphonique.
La nomination de David Calhoun, qui était auparavant chef des opérations de capital-investissement du groupe Blackstone, va apporter à court terme une stabilité utile, mais pas l’expertise à long terme dont l’entreprise a besoin, a jugé l’analyste Richard Aboulafia.
« Calhoun est respecté dans le secteur, mais, à long terme, apporte-t-il la bonne boîte à outils ? Le capital-investissement dégraisse les entreprises. Ce n’est pas le problème de Boeing en ce moment », a ajouté ce spécialiste de l’aéronautique.
Membre du conseil d’administration et ancien PDG de compagnie aérienne, Lawrence Kellner devient immédiatement président non exécutif du conseil d’administration, a encore précisé Boeing. Le directeur financier Greg Smith est nommé directeur général par intérim.
La première mission de Boeing est de sortir de la crise du 737 MAX en obtenant le feu vert des autorités de régulation pour la remise en service de l’appareil. L’avionneur doit aussi regagner la confiance des passagers et compagnies aériennes dans le monde entier.
Boeing a été critiqué pour avoir annoncé avec trop d’empressement une date de remise en service du 737 MAX, donnant le sentiment de faire pression sur la FAA (Federal Aviation Administration), l’autorité américaine de l’aviation civile.
Dans son communiqué, le groupe promet une transparence totale et une communication « efficace et proactive » avec les régulateurs.
Les analystes de Redburn déclarent que la mise à l’écart de Muilenburg suggère que les relations entre Boeing et la FAA sont « tombées au plus bas et ne peuvent que s’améliorer ».
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

