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Statu quo sur les retraites en France

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PARIS (Reuters) – Les discussions engagées par Edouard Philippe avec les partenaires sociaux sur le projet de réforme des retraites n’ont pas permis de lever les désaccords de fond, notamment sur « l’âge d’équilibre » : la CGT et Force ouvrière ont rejeté jeudi toute trêve pendant les fêtes de fin d’année et appelé à une nouvelle journée de grèves et manifestations le 9 janvier.

Au lendemain de consultations bilatérales sur le projet de loi que le Premier ministre entend toujours soumettre au conseil des ministres le 22 janvier et au Parlement fin février, Edouard Philippe a réuni à Matignon syndicats et représentants du patronat pour une multilatérale qui n’a pas fait bouger les lignes, de l’avis des participants.

Le statu quo demeure, et avec lui les perturbations dans les transports publics, SNCF et RATP.

Pour seules ouvertures à ce stade, les syndicats ont obtenu la tenue de discussions début janvier sur quatre chantiers : pénibilité, transitions vers le futur système unique de retraites par points, minimum contributif et fins de carrière.

Sur l’instauration progressive à partir de 2022 d’un âge pivot à 64 ans à l’échéance 2027, le chef du gouvernement a dit avoir pris acte de l’hostilité des syndicats, la CFDT au premier chef, mais maintient le principe de cette option « juste » selon lui pour rééquilibrer financièrement le système.

L’ÂGE PIVOT, « UN CHOIX JUSTE » POUR PHILIPPE

« Dès les premiers jours de janvier, nous consulterons les partenaires sociaux et je proposerai mi-janvier une méthode qui nous permettra soit d’atteindre un accord qui pourrait se substituer à la solution proposée, soit d’améliorer celle-ci en tenant compte des propositions des syndicats », a-t-il précisé lors d’une déclaration à l’issue des discussions.

« Ça ne veut pas dire qu’il n’y aurait que l’âge d’équilibre. Il y a des marges de manoeuvre, elles ne sont pas immenses mais elles existent », a-t-il ajouté, en se disant confiant en un accord avec, sans les nommer, les centrales réformistes de la CFDT et de l’Unsa, favorables au système par points.

« L’âge d’équilibre, ce n’est pas simplement demander à certains de partir un peu plus tard, c’est aussi pour beaucoup de permettre de partir beaucoup plus tôt », a-t-il notamment plaidé alors que la CFDT reste fermement opposée à un scénario paramétrique « inacceptable ».

Edouard Philippe a fait état d' »avancées » à l’issue de la discussion de jeudi, mais plusieurs d’entre elles figurent déjà dans le document de travail diffusé par ses services après son discours du 11 décembre, notamment sur la pénibilité, le forfait jours ou la retraite progressive.

Il a en outre identifié des pistes d’amélioration pour le minimum contributif prévu par la réforme, parmi lesquelles une hausse « au-delà de 85% du smic » pour les carrières complètes.

Tout en maintenant l’objectif d’une suppression des régimes spéciaux, il a indiqué que les discussions au sein de la SNCF et de la RATP avaient ouvert des voies d’aménagement.

« En ce qui concerne les agents de SNCF au statut, le gouvernement confirme son accord pour la mise en place de mesures favorisant la progressivité de la mise en oeuvre de la réforme et le respect des droits acquis », a-t-il dit. Pour les agents de la RATP, « les derniers échanges ont permis d’aboutir à des avancées importantes sur la question des transitions, ces avancées sont sur la table, chacun les jugera. »

« RIEN N’A CHANGÉ »

Le diagnostic était moins optimiste du côté des syndicats.

Le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, pour qui « rien n’a changé », a appelé dès sa sortie de la réunion à une nouvelle journée d’actions interprofessionnelle le 9 janvier.

Pour Yves Veyrier (FO), « le Premier ministre essaye de nous prendre dans une forme de piège ». « On nous propose des discussions très vite, mais avec une contrainte (…), le projet de loi est écrit », a-t-il indiqué. « C’est au gouvernement d’appuyer sur le bouton pause ».

« Il y a un désaccord sur la temporalité qui consiste à dire qu’il y aura besoin urgemment de mesures punitives pour les travailleurs et un désaccord sur la méthode elle-même », a jugé Laurent Berger, tout en saluant « une volonté de dialogue » à l’issue de la réunion.

« Si début janvier cet âge d’équilibre était toujours dans l’horizon, nous aurions des initiatives », a ajouté le secrétaire général de la CFDT qui ne se joint pas à l’appel du 9 janvier.

L’UNSA-ferroviaire, deuxième organisation syndicale à la SNCF, a appelé à une pause dans la grève pendant les fêtes de fin d’année, mais la CGT-Cheminots, premier syndicat de l’entreprise publique, refuse toute trêve.

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires-FIDL-MNL-Unef-UNL appelle dans un communiqué commun à poursuivre « un mouvement social soutenu par la population (…) sans trêve » jusqu’au retrait du projet.

(Caroline Pailliez et Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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