Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Matthieu 28:18-20
« Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre ». Qu’implique cette déclaration par laquelle Jésus inaugure l’ordre de mission qu’il va donner à ses disciples ? S’agit-il dans les paroles de Jésus contenues dans Matthieu 28 :18-20 d’un ordre de mission pour les disciples de tous les temps ou était-il restreint aux Onze et leur temps ?
« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28 :18-20)
Tout pouvoir
Avant de donner des ordres à ses disciples, Jésus leur indique au nom de quelle autorité il leur commande. Les premiers mots attirent l’attention sur le fait que cette autorité qu’il revendique à présent ne vient pas de lui, elle lui a été conférée. Les mots « Tout pouvoir m’a été donné » dénotent la source de laquelle il a obtenu ce pouvoir, et implique qu’il n’était pas inhérent dans le Fils.
La forme passive de cette phrase correspond à la manière hébraïque de parler de Dieu sans le nommer ; il ne fait aucun doute que c’est Dieu qui lui a donné cette autorité. C’est donc en tant que son représentant qu’il leur parle. C’est parce que l’autorité, le pouvoir de gouverner le monde lui ont été placés dans les mains qu’il peut demander d’aller enseigner.
Cette souveraineté sur la terre lui avait été proposée au début de son ministère par le diable (Matthieu 4 :8-10). Jésus l’a refusée par obéissance à Dieu et à sa Parole. Maintenant, le Fils obéissant reçoit de son Père ce qu’il avait refusé alors – plus l’autorité dans le ciel. C’est la réalisation de la prophétie de Daniel 7 :13-14 où l’on voit « quelqu’un de semblable à un fils d’homme » s’approcher de « l’Ancien des jours »et recevoir de lui « la souveraineté, la gloire et la royauté », une « souveraineté éternelle ».
Jésus avait déjà dit au cours de son ministère terrestre : « Mon Père a remis toutes choses entre mes mains » (Matthieu 11 :27). Cette déclaration se rapportait surtout à la révélation de la nature du Père. A présent, il a reçu la souveraineté universelle et illimitée : il a tout pouvoir et toute autorité dans l’univers entier. Cette autorité s’applique à tous les êtres célestes (anges, autorités, dominations, trônes, souverainetés, puissances, ainsi qu’aux rachetés glorifiés), qu’il s’agisse des pouvoirs soumis à Dieu ou des anges révoltés.
L’autorité sur terre comprend le contrôle de tout le monde matériel et de ses répercussions sur la vie des chrétiens ainsi que tous les aspects de cette vie. Il peut donc faire servir à la diffusion de son message et à l’extension du royaume de Dieu tous les éléments, les circonstances, les inventions et les acquisitions des sciences. Les apôtres développeront cette pensée dans Romains 14 :9 ;1 Corinthiens 15 :27 ; 1 Pierre 3 :22 ; Apocalypse 17 :14.
Ordre de mission
L’ordre de mission de Matthieu 28 est valable pour tous les temps. Le programme que Jésus propose à ses disciples comprend quatre activités indiquées par des formes verbales : aller, faire des disciples, baptiser et apprendre à obéir. Ici plusieurs choses sont à noter :
- Allez, implique un combat agressif. L’armée de l’Évangile doit se déplacer vers les nations. Le Seigneur cherche un empire universel et envoie ses armées pour conquérir le monde. Chaque église et chaque disciple doit comprendre qu’il doit obéir aux ordres.
- Non seulement chaque saint doit aller, ou faire en sorte que l’Évangile avance, mais l’objectif est fixé : chacun doit faire des disciples ou élèves de Christ ; non des grands philosophes, mais « des enfants en Christ » qui doivent entrer à l’école de Christ pour y être ensuite enseignés (1 Corinthiens 3 :1).
- Tous les humains sont concernés. Non seulement les Juifs, mais toutes les nations. Christ est venu pour être le Sauveur du monde. L’épreuve de presque vingt siècles montre que le christianisme n’est pas local ou national, mais qu’il est adapté aux besoins de toute l’humanité.
- Il est ensuite indiqué comment ces disciples doivent être faits. En les baptisant. Le baptême est le rite par lequel ceux qui croient en Christ doivent être formellement inscrits et reconnus dans l’école de Christ. Lui seul est à ce moment baptisé de l’Esprit ; ses apôtres et disciples sont baptisés dans l’eau, et c’est à ce baptême qu’il se réfère. De là, si nous lisons l’œuvre de ses apôtres suite à cette instruction, nous voyons que ceux qui se convertissaient étaient tout de suite baptisés, Actes 2 :38-41 ; 8 :12-18.
- La finalité, le résultat du baptême, sont aussi décrits : les convertis doivent être baptisés « au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. » Une affirmation de l’Ancien Testament nous déclare que là où le nom du Seigneur est invoqué, il rencontrera ses disciples (Exode 20 :24).
Le Seigneur déclare que les trois noms, celui du Père, du Fils, et du Saint-Esprit sont rappelés dans le baptême. À cet instant, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit rencontrent le croyant. Le Père le reçoit comme un enfant, le Fils le reçoit comme un frère, et le recouvre du manteau de sa pureté, le Saint-Esprit le dote de cet Esprit par lequel il peut dire « Abba, Père. » « Au nom de » est équivalent à « dans la présence de, » ou « dans le Père, et dans le Fils, et dans le Saint-Esprit. »
Faire des disciples
Le modèle de la relation maître-disciples était celui des relations entre un rabbin et ses disciples. Le disciple se soumettait entièrement à l’autorité du maître. Sa consécration au maître devait surpasser sa dévotion envers ses propres parents.
Le disciple était assis « aux pieds du maître », il écoutait son enseignement, il dialoguait avec lui par des questions et des réponses, il observait sa conduite, sa manière de mettre la Loi en pratique et de résoudre les problèmes de comportement par sa connaissance de la Loi et de la Tradition. Il enregistrait dans sa mémoire, par de nombreuses répétitions, ce que disait le maître. Après avoir terminé ses études, le disciple était ordonné par l’imposition des mains. A partir de ce moment, il avait le droit de se faire appeler Rabbi et avait le devoir de transmettre à d’autres l’enseignement reçu. Jésus lui-même a enseigné ses disciples selon le style des Rabbis de son temps. Ses disciples comprenaient donc ce qu’il voulait dire en parlant de faire des disciples.
L’ordre de mission que Jésus donne à ses disciples est fondé sur son autorité plénipotentiaire parce qu’il a reçu tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Il a seul le droit d’imposer ses interprétations et ses commandements, de révéler la volonté du Père, de juger et de décider selon la justice de Dieu.
Jésus est le Maître : il appelle à une soumission totale à son autorité, à une vie de constante communion avec lui, écoutant sa parole, apprenant de lui et mettant ses directives en pratique dans la vie de tous les jours. Cela signifie aussi que le disciple va proclamer sa Parole et chercher à amener d’autres dans cette relation privilégiée avec le Maître.
Le baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit signifie que l’ancienne vie est finie et que ses connexions diverses ont été rompues ; le baptisé a inauguré une nouvelle relation de communion avec le Maître et il est entré dans une vie nouvelle. Il est instruit dans tout ce que Jésus a commandé et il conforme désormais sa vie à ces directives. Lui-même transmettra à d’autres ce qu’il a appris et mis en pratique (1 Timothée 6 :13-14).
La présence constante de Jésus qu’il promet à ses disciples indique qu’ils ne seront jamais des Rabbis indépendants, mais qu’ils devront rester en communion avec lui pour être guidés, enseignés et gardés de toute déviance. Ils resteront toujours des disciples soumis au Maître, dévoués à lui, le servant et continuant à apprendre de lui.
Enseignez-leur
La seconde partie de l’instruction est ensuite donnée. La première partie demande de faire des disciples, et dit comment ils doivent être faits. La seconde partie demande d’instruire les disciples dans la justice. D’où la parole :« enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit ».
Tout ce qui doit être dit par le fidèle enseignant Chrétien est ce qui a été prescrit. Nous voyons tout de suite que ceci restreint certaines choses qui sont souvent enseignées. L’enseignement ne doit pas porter sur des questions oiseuses, des spéculations dogmatiques, des croyances humaines. L’enseignement chrétien doit porter sur tout ce que Christ a prescrit. Une partie de cet enseignement se trouve dans les Évangiles, mais d’autres éléments se trouvent dans les Actes et les Épîtres. Dans ces livres nous trouvons tous les devoirs de la vie chrétienne.
Le disciple n’est jamais seul
C’était une œuvre ardue que Jésus demandait à ses disciples d’entreprendre : quelques hommes travailleurs, mais sans influence, illettrés, allaient entreprendre la conquête morale et religieuse d’un monde qui venait juste de crucifier leur Maître. Ils avaient cependant l’assurance qu’ils seraient à la hauteur de leur tâche. Celui qui a tout pouvoir sera présent, avec eux, un secours dans les moments de besoin.
Jésus est pour ses disciples un Sauveur puissant, présent, et secourable.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

