Des chrétiens incarcérés dans la prison d’Evin à Teheran
Les chrétiens sont visés par le gouvernement iranien. Les pasteurs Youcef Nadarkhani et Ramiel Bet Tamraz font partie des centaines de chrétiens incarcérés injustement dans la prison d’Evin à Teheran, en Iran.
Les chrétiens sont persécutés en Iran depuis la révolution islamique de 1979 et la prise du pouvoir par les religieux chiites à cette occasion.
Le 5 mars 2009, Maryam Rustampoor et Marzieh Amirizadeh Esmaeilabad sont arrêtées comme activistes anti-gouvernement et emprisonnées à Evin jusqu’au 18 novembre 2009, date à laquelle elles sont relâchées.
La répression contre les chrétiens se poursuit en Iran: le 22 juillet 2018, le pasteur Yousef Nadarkhani a été, une fois de plus, arrêté et emmené avec d’autres chrétiens dans la prison d’Evin à Teheran ; Ramiel Bet Tamraz, le fils du pasteur Victor, quant à lui, a été condamné à quatre mois de prison, le 18 juillet 2018
Le 22 juillet 2018, le pasteur Yousef Nadarkhani, musulman converti au christianisme, a été une fois de plus arrêté et emmené avec d’autres chrétiens dans la prison d’Evin à Teheran. Au cours des dernières années, la Solidarité Chrétienne Internationale a fait état à maintes reprises de sa situation et lancé un appel à protester. Il a été arrêté en 2009 pour la première fois, pour avoir, à l’école de ses enfants, remis en question le statut exclusif de l’islam : il a déclaré que ceci était anticonstitutionnel. Une année plus tard, il a été condamné à mort pour « abandon de l’islam ». En 2011, la Cour suprême a confirmé ce verdict.
La peine capitale est transformée en peine de prison
La peine capitale n’a pas été exécutée. Le 8 septembre 2012, Yousef Nadarkhani a été libéré de la prison, probablement en raison de la pression internationale. Les juges l’ont acquitté de l’accusation d’apostasie, pour le condamner pour motif d’évangélisation. La peine de mort a été transformée en peine de prison de trois ans que le pasteur a entamé le 25 décembre 2012. Quelques jours plus tard, le 7 janvier 2013, il a été prématurément remis en liberté.
Mais le pasteur Nadarkhani est demeuré dans le collimateur de la justice iranienne : le 6 juillet 2017, il est à nouveau condamné pour avoir accepté la foi chrétienne avec trois autres anciens musulmans : dix ans de prison, entre autres pour avoir fondé des Églises de maison.
L’arrestation du pasteur a eu lieu le 22 juillet 2018. Dix policiers se sont présentés chez lui et ont roué de coups son fils lorsque celui-ci a ouvert la porte. Les policiers ont ensuite tiré sur le père et le fils avec un pistolet à impulsion électrique bien qu’ils n’aient pas résisté.
Actuellement, le pasteur Nadarkhani est incarcéré avec trois autres chrétiens dans la prison d’Evin à Téhéran tristement réputée en raison des conditions de détention extrêmement cruelles. Nombre de chrétiens ont déjà dû endurer ces cruautés.
Ramiel Bet Tamraz
Après la condamnation du pasteur Victor Bet Tamraz et de son épouse, leur fils Ramiel a subi le même sort, le 11 juillet 2018 : il a été condamné à quatre mois de prison pour « agitation contre la sécurité nationale ». Ramiel est le frère de Dabrina Schwan qui habite en Suisse. La Solidarité Chrétienne Internationale a déjà relaté à plusieurs reprises les conditions de vie de la famille et lancé une action de cartes de solidarité. Nous remercions de tout cœur ceux qui ont participé à cette action.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

