L’Europe finit en hausse, le CAC 40 pénalisé par l’incertitude budgétaire
par Coralie Lamarque
9 octobre (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en hausse vendredi, mais le CAC 40 termine sur une nette baisse hebdomadaire, la situation budgétaire en France restant sous vigilance, tandis que l’accalmie sur les cours pétroliers s’estompe.
À Paris, le CAC 40 a gagné 0,95% à 7.803,33 points. À Francfort, le Dax a avancé de 1,19% et à Londres, le FTSE 100 a pris 1,06%.
L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,83%, le FTSEurofirst 300 de 0,97% et le Stoxx 600 de 1,03%.
Sur la semaine, le Stoxx 600 s’est octroyé 0,10%, tandis que le CAC 40 a perdu 1,19%.
La vigilance reste accrue sur l’incertitude budgétaire et politique en France, le niveau de la dette publique de la deuxième économie de la zone euro inquiétant les marchés, tandis que l’Assemblée nationale débat du projet de budget pour 2027, à quelques mois de l’élection présidentielle.
Les investisseurs se préparent également à appréhender la saison des résultats du troisième trimestre, les publications commençant à s’intensifier à partir de la semaine prochaine.
Les résultats des grandes banques américaines sont attendus la semaine prochaine et devraient donner le tempo pour la suite, en plus de fournir des indications sur l’orientation que pourrait prendre la Réserve fédérale américaine (Fed), en vue de sa réunion de politique monétaire à la fin du mois.
Selon les données LSEG, les marchés anticipent vendredi à 81% la probabilité d’un maintien des taux de la Fed.
Les anticipations sont très similaires pour la politique monétaire en zone euro, seulement 20% misant sur une hausse des taux à l’issue de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), également prévue fin octobre.
Les marchés parient toutefois que les banques centrales procèderont à un relèvement des taux plus tard, en décembre, avec une probabilité de 88% pour la Fed et de 75% pour la BCE.
Par ailleurs, le ministre allemand des Finances, Lars Klingbeil, a déclaré vendredi que l’Allemagne désignerait un candidat pour pourvoir un poste vacant au sein du directoire de la BCE.
Cette déclaration est perçue comme un signe clair que Berlin ne briguera pas le siège de la présidente de la BCE, Christine Lagarde, lorsqu’il deviendra vacant l’année prochaine.
VALEURS
À Paris, Medincell s’est envolé de 16,89% grâce à l’approbation par la FDA de la mise sur le marché du Weltruza (olanzapine), un traitement utilisé dans la prise en charge de la schizophrénie et développé par la filiale américaine du groupe pharmaceutique israélien Teva Pharmaceuticals (+1,95%).
Les opérateurs téléphoniques européens ont souffert après que SpaceX (+1,8%) a conclu un accord en vue d’acquérir un portefeuille de licences de bande de basse fréquence aux États-Unis.
Orange a perdu 2,50% à Paris, tandis que Telefonica a reculé de 4,61% à Madrid et Vodafone de 4,86% à Londres.
À WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, Wall Street reste dans le vert, le Dow Jones avançant de 0,48%, le Standard & Poor’s 500 de 0,42% et le Nasdaq Composite de 0,50%.
LES INDICATEURS DU JOUR
Le moral des ménages américains s’est détérioré plus que prévu en octobre, montrent les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan, son indice de confiance baissant à 46,3 en première estimation, contre 48,1 en septembre et 47,8 en consensus.
CHANGES
La monnaie unique européenne s’apprête à enregistrer une cinquième baisse hebdomadaire consécutive, ses gains initiaux s’estompant à mesure que les cours du pétrole repartent à la hausse et que les craintes budgétaires en France persistent.
Le dollar gagne 0,16% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro perd 0,15% à 1,1192 dollar.
TAUX
Le marché obligataire continue de susciter des craintes, tandis que l’écart entre la France et l’Allemagne reste élevé face à la situation budgétaire dans l’Hexagone.
Le « spread », ou écart de rendement, entre les obligations allemandes et françaises à 10 ans s’établit à 137 points de base (pdb), après avoir dépassé le seuil de 150 pdb la semaine dernière pour la première fois depuis 2011.
En France, le rendement de l’OAT à dix ans a cédé 0,1 point de base à 4,8598% et le deux ans a abandonné 0,3 point de base à 3,6340%.
En Allemagne, le rendement du Bund allemand à dix ans est resté inchangé à 3,4859%, tout comme le deux ans à 3,0945%.
Aux États-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans prend 2,8 points de base à 5,2611%. Le deux ans grimpe de 5,0 points de base à 4,8059%.
PÉTROLE
Les cours pétroliers repartent légèrement à la hausse, l’espoir suscité par les déclarations de Donald Trump selon lesquelles il s’abstiendra d’attaquer l’Iran jusqu’à début novembre s’estompant.
Alors que les principaux contrats effaçaient leurs pertes observées plus tôt, le président américain Donald Trump a déclaré qu’une annonce importante allait être faite concernant le diesel.
Le Brent prend 0,41% à 104,71 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 0,56% à 92,00 dollars.
Sur la semaine, le Brent s’apprête à enregistrer une hausse d’environ 2,6% et le WTI de 1%.
À SUIVRE LUNDI : [L8N45G1Q0]
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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