Les constructeurs chinois automobiles débarquent en masse à Paris
par Nick Carey et Giulio Piovaccari
PARIS, 9 octobre (Reuters) – Un nombre record de 20 marques chinoises seront présentes au Mondial de l’Auto de Paris la semaine prochaine, soulignant la rapidité avec laquelle les constructeurs chinois se sont imposés comme une menace concurrentielle en Europe malgré la multiplication des barrières commerciales.
Le contingent chinois de cette année sera deux fois plus important que celui du dernier salon en 2024, avec des noms établis tels que BYD et Chery, auxquels s’ajoutent de nouveaux venus comme Aito et Avatr.
Le Mondial de l’Auto de Paris arrive à un moment charnière pour l’industrie automobile européenne.
Les ventes des constructeurs européens en Chine ont chuté depuis la pandémie de COVID-19, tandis que les constructeurs automobiles chinois, largement exclus du marché américain et confrontés à une demande intérieure en berne, se tournent de plus en plus vers l’Europe.
« Les Chinois disent : ‘Nous devons tenter de dominer l’Europe car nous sommes impuissants aux États-Unis' », a déclaré Brad Kunz, associé du cabinet de conseil Grant Thornton Stax. « Si les États-Unis avaient autorisé les constructeurs automobiles chinois à s’y implanter, l’Europe ne serait pas un champ de bataille aussi intense. »
Les données de Schmidt Automotive Research montrent que les marques chinoises détenaient une part de marché de 10,7% en Europe au deuxième trimestre, contre 5,7% un an plus tôt.
LES FABRICANTS EUROPÉENS JOUENT UN « DOUBLE JEU »
La pression exercée par la concurrence chinoise, conjuguée à la faiblesse de la demande européenne, aux droits de douane américains et aux coûts de l’électrification, commence à peser sur les constructeurs automobiles européens.
Volkswagen supprime des milliers d’emplois et envisage la fermeture d’usines pour réduire drastiquement ses coûts. Le segment du haut du gamme n’est pas épargné puisque BMW supprime lui aussi des milliers de postes.
Les marques chinoises ont représenté plus de 26% du marché des hybrides rechargeables en Europe occidentale au deuxième trimestre 2026, contre seulement 2,2% à la même période deux ans auparavant.
L’industrie automobile européenne fait désormais pression pour l’imposition de droits de douane sur les véhicules hybrides rechargeables chinois.
L’UE travaille de son côté sur une législation qui inclura des dispositions « Fabriqué en Europe »; exigeant des niveaux minimaux de composants locaux pour que les véhicules électriques puissent bénéficier de subventions importantes ou de contrats gouvernementaux.
Tout en luttant contre leurs rivaux chinois pour conquérir des parts de marché, les constructeurs automobiles européens cherchent également à tirer profit de leur essor en leur vendant les capacités de leurs usines sous-utilisées et en exploitant leur technologie.
Stellantis , par exemple, s’est associé à Dongfeng, une entreprise publique chinoise.
« TOUJOURS FORTE ET TOUJOURS PRÊTE »
L’un des lancements européens phares du salon, la renaissance de la Citroën 2CV par Stellantis, permettra de tester de nouvelles règles autorisant les constructeurs automobiles à réduire certaines fonctionnalités afin de proposer des véhicules électriques plus abordables.
Parallèlement, des marques chinoises auparavant peu connues font leur apparition telles que Aito, marque haut de gamme appartenant au constructeur Seres Group qui souhaite que les ventes à l’étranger représentent 20% de ses volumes totaux d’ici trois ans, contre moins de 1% actuellement, et prévoit de lancer quatre SUV électriques haut de gamme pour l’Europe à Paris.
François Roudier, secrétaire général de l’Organisation internationale des constructeurs automobiles, a déclaré que l’arrivée des marques chinoises avait contribué à redynamiser les salons automobiles après que l’intérêt de certains constructeurs traditionnels se soit estompé.
(Reportage de Nick Carey. Version française Matthieu Huchet, édité par Benoit Van Overstraeten)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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