Les Etats-Unis et la Russie étudient la possibilité de vendre du gaz à l’Europe
par John O’Donnell, Gram Slattery et David Gauthier-Villars
BERLIN/WASHINGTON, 8 octobre (Reuters) – De hauts responsables russes et américains ont discuté de la possibilité d’impliquer un investisseur américain dans les gazoducs Nord Stream qui alimentaient l’Allemagne en gaz russe avant l’invasion de l’Ukraine, ont dit à Reuters cinq personnes proches du dossier.
Ces discussions ont notamment réuni Kirill Dmitriev, un proche conseiller du président russe Vladimir Poutine, et Jared Kushner, envoyé spécial américain pour la paix et gendre du président américain Donald Trump, ont précisé ces sources.
Bien que l’on ignore dans quelle mesure ils ont abordé la question de Nord Stream à ces occasions, le sujet reste à l’ordre du jour, ont déclaré deux sources.
Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, l’Allemagne achetait plus de la moitié de son gaz à la Russie via les deux gazoducs Nord Stream. Ils ont été mis à l’arrêt puis une série d’explosions sous-marines les a gravement endommagés en septembre 2022.
Kirill Dmitriev a rencontré le mois dernier des représentants des départements américains de l’Énergie et du Trésor afin de discuter d’éventuelles initiatives énergétiques entre les États-Unis et la Russie.
Un représentant de Kirill Dmitriev a refusé de commenter.
Il n’y a eu « aucune discussion concernant Nord Stream récemment », a dit à Reuters un responsable de la Maison blanche, interrogé sur les discussions concernant les gazoducs.
« Tout accord devra être négocié par la Russie avec la DFC (Société de financement du développement international des États-Unis) et le Trésor, et devra profiter aux contribuables et aux entreprises américaines », a-t-il déclaré.
Un responsable américain a déclaré que, compte tenu des obstacles, un accord paraît peu probable à moyen terme. Les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne (UE) à l’encontre des gazoducs Nord Stream rendent toute reprise des livraisons illégale.
Une porte-parole du ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie a déclaré que l’Allemagne avait trouvé des alternatives à la suite des sanctions européennes imposées sur Nord Stream et le gaz russe.
Elle a ajouté que toute réouverture des gazoducs nécessitait l’accord du gouvernement.
« Cela risque d’être un accord louche qui coûtera cher à l’Europe », a déclaré Michael Kellner, député et ancien responsable de la politique énergétique allemande au lendemain de l’invasion de l’Ukraine.
« Les Américains et les Russes se partageront les bénéfices », a-t-il ajouté.
Alors que le gouvernement de coalition allemand s(oppose à la remise en service du gazoduc, Alternative pour l’Allemagne (AfD), le parti d’extrême droite montant en puissance dans le pays, souhaite au contraire y donner son feu vert.
Kirill Dmitriev rencontrera les dirigeants de l’AfD au début de l’année prochaine pour discuter de la reprise des ventes de gaz russe.
En Pologne, qui partage une frontière avec la Russie, les dirigeants politiques suivent de près les discussions visant à rouvrir le gazoduc, mais restent fermement opposés à cette idée, a déclaré une source au fait des réflexions du gouvernement.
LES OBSTACLES LIÉS AUX PARTS DE NORD STREAM
La cession de la société qui contrôle les gazoducs Nord Stream à un investisseur américain ou la reprise des livraisons de gaz russe se heurterait par ailleurs à des obstacles.
Cette société est détenue à 51% par le géant énergétique d’État russe Gazprom, 31% supplémentaires étant répartis entre deux entités allemandes et le reste entre une entreprise française et une entreprise néerlandaise.
Les deux actionnaires allemands cherchent à conserver leurs parts afin de préserver l’influence allemande, au cas où Gazprom vendrait sa participation, a déclaré une autre source.
Jared Kushner et Kirill Dmitriev ont également discuté de la vente d’un ensemble d’entreprises – allant des raffineries de pétrole aux stations-service en Europe et ailleurs – appartenant à la société énergétique russe Lukoil, ont indiqué deux autres personnes proches du dossier.
Dans le cadre de ce projet, un consortium regroupant l’agence fédérale d’investissement DFC et des investisseurs du Qatar et des Émirats arabes unis rachèterait ces actifs, tandis que les autorités américaines lèveraient les sanctions, ont précisé ces sources.
« Concernant Lukoil, Steve (Witkoff, envoyé spécial des États-Unis au Moyen-Orient) et Jared (Kushner) ont collaboré avec la DFC pour négocier un paiement initial substantiel et une participation aux bénéfices pour les États-Unis », a déclaré un responsable de la Maison blanche.
Contactées, Lukoil et Gazprom n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
(Avec la contribution de Chris Steitz à Francfort, Marek Strzelecki à Varsovie, Anna Hirtenstein à Londres, Timour Azhari et le bureau de Reuters à Moscou ; version française Coralie Lamarque, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

