L’AfD peine à former son premier gouvernement régional après sa victoire en Saxe-Anhalt
par Miranda Murray et Andreas Boeckler
MAGDEBOURG, Allemagne, 6 octobre (Reuters) – Le parti d’extrême droite « Alternative pour l’Allemagne » (AfD) s’est réuni mardi à l’occasion de la première séance du Parlement régional de Saxe-Anhalt, mais un mois après le choc de sa victoire électorale dans ce Land, le parti n’est pas encore en mesure de former un gouvernement régional.
Formation anti-immigration et pro-russe, l’AfD a recueilli près de 44% des suffrages lors des élections du 6 septembre dans ce Land de l’est de l’Allemagne, mais il n’a pas obtenu la majorité absolue au parlement régional, remportant 39 des 83 sièges
Avant la séance de mardi, Ulrich Siegmund, tête de liste du parti Saxe-Anhalt, a déclaré qu’il comptait obtenir le soutien du Parlement pour devenir ministre-président lors d’un premier tour de scrutin qui, selon lui, n’aura lieu qu’en décembre, sans donner plus de détails.
Jusqu’à présent, l’AfD n’a pas réussi à obtenir un soutien suffisant de la part de partenaires potentiels ni à rallier publiquement des transfuges issus des partis rivaux, ce qui a conduit à une impasse dans ses efforts pour former un gouvernement.
La séance inaugurale de ce mardi, que la Constitution du Land imposait d’organiser dans les 30 jours suivant l’élection, a néanmoins offert à l’AfD une victoire symbolique.
Tobias Rausch, un entrepreneur immobilier de 35 ans et proche d’Ulrich Siegmund, a été élu président du parlement régional avec le soutien du parti populiste de gauche BSW, devenant ainsi le premier membre de l’AfD à occuper un tel niveau de responsabilité au sein d’une assemblée législative régionale allemande.
Dans son discours d’investiture, Tobias Rausch a appelé les élus à travailler ensemble, ajoutant que « l’époque des cordons sanitaires politiques devait appartenir au passé ».
Après sa victoire en Saxe-Anhalt, l’AfD est également arrivée en tête des élections régionales dans le Land de Mecklenbourg-Poméranie Occidentale tout en enregistrant une forte progression à Berlin.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, avait alors reconnu que ce résultat était un « désastre » pour son parti, la CDU.
RÔLE DU BSW
L’AfD s’efforce depuis des semaines de rallier à sa cause des députés de la CDU en Saxe-Anhalt, mais aucune défection n’a été annoncée à ce jour.
Cette impasse met en évidence un défi qui poursuit l’AfD depuis des années : transformer un soutien électoral croissant en accession au pouvoir en brisant le « cordon sanitaire » mis en place par les partis traditionnels contre lui.
Fondé en 2013 en tant que mouvement eurosceptique, l’AfD a conquis les électeurs en se montrant de plus en plus intransigeant contre l’immigration dans la foulée de l’arrivée d’environ un million de réfugiés en Allemagne en 2015.
Le BSW partage avec l’AfD son hostilité à l’égard de l’immigration de masse, qu’il estime porter atteinte aux droits des travailleurs locaux. Il plaide également pour l’arrêt du soutien allemand à l’Ukraine et le rétablissement des relations avec Moscou.
Le BSW pourrait contribuer à faciliter l’élection d’Ulrich Siegmund au poste de ministre-président en s’abstenant lors d’un vote parlementaire et lui permettre ainsi de diriger un gouvernement minoritaire, même si le candidat de l’AfD a précédemment rejeté cette hypothèse, estimant qu’elle le rendrait trop dépendant du petit parti.
Ulrich Siegmund a également évoqué la possibilité de nouvelles élections s’il ne parvenait pas à obtenir la majorité requise dès le premier tour.
Lors du scrutin à bulletin secret visant à désigner le président du Parlement régional, Tobias Rausch a obtenu 48 voix, ce qui suggère qu’il a recueilli le soutien non seulement de son propre parti et du BSW – soit un total de 44 voix – mais aussi d’au moins quatre autres députés.
(Version française Benoit Van Overstraeten, édité par Zhifan Liu)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
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3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
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- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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