Entre 400 et 500 établissements encore fermés avant les manifestations prévues mardi
PARIS, 5 octobre (Reuters) – Entre 400 et 500 lycées – et certains collèges – sont fermés lundi en France, sur un total de 3.700, signe que la mobilisation des lycéens contre la dégradation des conditions d’enseignement ne faiblit pas à la veille de grandes manifestations prévues à travers le pays.
Au lendemain d’une lettre envoyée par le Premier ministre Sébastien Lecornu invitant plusieurs ministres, dont celui de l’Education nationale, à engager cinq chantiers pour tenter de répondre aux préoccupations des lycéens, d’autres membres du gouvernement lancent un appel à la fermeté.
« La priorité, c’est d’abord de rétablir l’ordre », a déclaré Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, sur CNews.
« Des revendications peuvent être légitimes, mais entre des lycéens qui ont des choses à dire, encore une fois de manière pacifique et légitime, et des violences urbaines, il y a un monde où c’est deux choses complètement différentes », a-t-elle ajouté.
Elle s’exprimait alors que de nouveaux débordements de violence étaient signalés lundi en marge de blocages à Paris, Lille ou encore Toulouse.
Quelque 589 établissements étaient perturbés lundi contre près de 800 vendredi, a annoncé le ministre de l’Education nationale Edouard Geffray en déplacement dans un lycée de la ville de Guyancourt (Yvelines), faisant état d’une « nette décrue ».
Pour nombre de responsables de gauche, les violences accompagnant la contestation lycéenne qui a débuté le 21 septembre dans l’académie de Créteil (Val-de-Marne) s’expliquent en partie par le temps mis par le gouvernement à ouvrir la discussion et par la réponse répressive apportée à ce mouvement.
« Nous avons été scandalisés de ce que nous avons vu depuis 10 jours et de cette répression inédite que le gouvernement a organisée contre la mobilisation des lycéennes et des lycéens », a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, sur TF1.
Elle a confirmé que les « militantes et les militants » de la CGT seraient présents mardi dans les cortèges pour « protéger les lycéennes et les lycéens ».
Les élèves qui bloquent les lycées dénoncent notamment des classes surchargées, un manque d’enseignants ou encore la vétusté des bâtiments, attribuant ces problèmes à des années de sous-investissement dans le secteur de l’enseignement public.
Depuis le début du mouvement, 5060 personnes, majoritairement des mineurs, ont été placées en garde à vue, a annoncé le ministère de la Justice.
Pour la journée de lundi, 984 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur, qui rapporte également que 65 membres des forces de sécurité intérieure (FSI) ont été blessés.
Les affrontements entre étudiants et forces de l’ordre ont fait 215 blessés chez les élèves et 715 chez les policiers et gendarmes, selon l’entourage de Sébastien Lecornu, qui a tenu dans l’après-midi une réunion avec les ministres de l’Intérieur, de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur.
Matignon fait également état d’une dizaine d’enquêtes ouvertes par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Interrogé sur Sud Radio, Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, a déclaré craindre lors des manifestations prévues mardi « un embrasement au niveau national – enfin lycéens plus étudiants ».
« Il y a des discussions entre des lycéens et des étudiants, on a des blocages, il n’y a pas eu de violences dans les universités (…). Je pense que (la manifestation du 6 octobre) sera suivie (par les étudiants) », a-t-il ajouté.
(Rédigé par Benoit Van Overstraeten avec Nicolas Delame)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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