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Brésil/Présidentielle-Bolsonaro, en tête, et Lula s’affronteront au second tour

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Le sénateur de droite Flavio Bolsonaro et le président sortant de gauche Luiz Inacio Lula da Silva s’affronteront lors du second tour de l’élection présidentielle au Brésil, a annoncé dimanche soir l’autorité électorale, le premier nommé ayant déjoué les pronostics en devançant l’actuel chef d’Etat.

Après dépouillement de près de 99% des bulletins de vote, le fils de l’ancien président d’extrême droite Jair Bolsonaro est crédité d’environ 47% des suffrages, contre près de 45% pour Lula, a rapporté l’autorité électorale.

Le second tour aura lieu le 25 octobre. Dépasser le seuil de 50% des voix était nécessaire pour remporter le scrutin dès ce premier tour.

Grands favoris, Lula et Flavio Bolsonaro ont devancé 12 autres candidats à ​l’issue d’une campagne dominée par les préoccupations sur ‌le coût accru de la vie, la corruption et l’insécurité.

Les enquêtes d’opinion créditaient Lula d’une avance d’environ trois points de pourcentage ​sur Bolsonaro au premier tour. Le résultat obtenu par le ⁠sénateur de droite devrait le conforter dans ses chances de remporter le scrutin et pourrait être salué par les marchés financiers, enclins à voir arriver au pouvoir une ‌figure pro-business.

Jugeant que les instituts de sondage se sont « complètement ‌trompés », Robert Muggah, cofondateur de l’Institut Igarape, un centre de réflexion basé à Rio de Janeiro, a prévenu dimanche soir qu’il fallait s’attendre à ce que Flavio Bolsonaro réalise un meilleur score qu’anticipé au second tour. Les enquêtes d’opinion donnaient un coude-à-coude entre Bolsonaro et Lula.

« Dès demain, une nouvelle campagne commence », a déclaré Lula, devant des partisans rassemblés dans un hôtel de Sao Paulo, après la publication des résultats quasi-définitifs. Il a ajouté être surpris, admettant qu’il se ​croyait en mesure de remporter le scrutin dès le premier tour.

Son principal rival s’est déclaré « très heureux » des résultats, dans lesquels il a dit voir la « fin de l’ère » du Parti des travailleurs (PT) de Lula. « Le Brésil veut du changement », a ajouté Flavio Bolsonaro devant les journalistes.

« VOTE DE PROTESTATION »

Une victoire de Flavio Bolsonaro, dont le père purge une peine de 27 ans d’emprisonnement pour tentative de coup d’Etat à la suite de sa défaite électorale en 2022, viendrait amplifier la bascule à droite constatée à travers l’Amérique du Sud, avec les succès de candidats conservateurs alignés sur la politique du président américain Donald Trump.

A l’inverse, une réélection de Lula pourrait représenter une épine dans le pied de Washington, qui est en conflit avec l’actuelle administration de Brasilia sur des questions commerciales et sécuritaires.

En dépit d’inquiétudes croissantes au Brésil à propos de ⁠l’état des finances publiques et de la faiblesse de la croissance économique, la campagne n’a pas donné lieu à de réels débats politiques, Lula et Flavio Bolsonaro ayant tous deux fait l’impasse sur les principaux débats télévisés.

Alors que des sondages samedi donnaient encore ⁠Lula en tête des intentions de vote au premier tour sans atteindre le seuil de 50% des suffrages, Flavio Bolsonaro avait exprimé auprès de journalistes à Rio de Janeiro sa confiance en sa capacité à remporter le scrutin sans avoir besoin d’un second tour, citant la frustration des électeurs à l’égard du président sortant.

Il a dit compter sur « un vote de protestation » de la part de personnes qui auraient traditionnellement privilégié un autre candidat que lui « mais qui sont opposées à Lula ».

Thaise Lima, avocate de 41 ans, a exprimé sa volonté de voir le PT de Lula quitter le pouvoir. « Je ne pense pas que Flavio soit le meilleur candidat », a-t-elle dit au moment de se rendre aux urnes à Sao Paulo, « mais je pourrais décider de voter pour lui dans les ⁠prochaines minutes », a-t-elle ‌ajouté, expliquant être déçue par d’autres candidats.

Malgré le recul des inégalités et du chômage, Lula a peiné à convaincre les électeurs durant la campagne, en raison notamment du coût élevé de la ⁠vie et de la criminalité. Flavio Bolsonaro a cherché à profiter du mécontentement à propos de l’inflation.

Le vainqueur du scrutin devra s’atteler à réduire la dette publique, qui a ​dépassé les 82% du produit intérieur ​brut (PIB). La prévision de croissance économique a été revue à la baisse pour cette année, à seulement 2%, et pour 2027, à 2,3%.

SCANDALES ET PEURS D’INGÉRENCES

Des scandales et les craintes d’ingérences étrangères ont par ailleurs jeté une ombre sur les questions politiques durant ​la campagne.

Une controverse impliquant Banco Master, établissement financier désormais disparu dont le directeur Daniel Vorcano a été arrêté cette année pour des accusations de fraude présumée portant sur plusieurs milliards de dollars, a éclaboussé une grande partie de la classe politique brésilienne.

L’enquête a porté notamment sur les liens de Vorcano avec des personnalités influentes, dont Alexandre de Moraes, ‌juge à la Cour suprême du Brésil, et Flavio ​Bolsonaro. Moraes, perçu comme un allié de Lula, a dénoncé des manoeuvres politiques en raison de son rôle dans la condamnation de Jair Bolsonaro.

Bolsonaro fils, visé par une enquête de la police fédérale pour des soupçons de blanchiment d’argent dans le cadre de ​cette affaire, a nié toute inconduite mais a toutefois confirmé avoir levé plusieurs millions de dollars auprès de Vorcano pour financer un film sur son père.

Au fil de la campagne électorale, des alliés de Lula ont prévenu aussi du risque que les Etats-Unis décident de ne pas reconnaître les résultats du scrutin si le dirigeant de gauche venait à l’emporter. « Ce qui est en jeu, c’est l’avenir du Brésil », a dit Lula après avoir voté à Sao Bernardo do Campo, dans l’Etat de Sao Paulo.

Bien que Donald Trump n’a pas formellement soutenu un candidat, il a reçu Flavio Bolsonaro à la Maison blanche et a fait l’éloge de celui-ci. Le président américain s’est également offusqué l’an dernier de la condamnation de Jair Bolsonaro pour tentative de coup d’Etat.

Reuters a rapporté la semaine dernière que des représentants des services brésiliens du renseignement ont informé des délégations française et allemande ⁠d’ingérences américaines et russes présumées en amont de l’élection présidentielle. Washington a nié toute inférence dans les affaires du Brésil.

Le scrutin présidentiel s’est déroulé normalement, a déclaré dimanche après-midi le chef du tribunal électoral national, Kassio Nunes Marques, lors d’une conférence de presse.

En parallèle à l’élection présidentielle, les Brésiliens étaient appelés dimanche à voter au premier tour des législatives pour renouveler l’ensemble de la Chambre des députés, qui compte 513 sièges, ​et les deux tiers du Sénat.

(Lisandra Paraguassu, Brendan O’Boyle, Ricardo Brito et Marcela Ayres à Brasilia, Luciana Magalhaes, Oliver Griffin, Fernando Cardoso et Gabriel ​Araujo à Sao Paulo, Rodrigo Viga Gaier à Rio de Janeiro; version française Jean Terzian)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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