Cameroun: la Région EEC Adamaoua place la préparation des serviteurs au cœur de sa mission
À la veille de sa rentrée ecclésiastique, la Région Synodale EEC de l’Adamaoua ne précipite pas ses serviteurs sur les chemins. Elle choisit de les fortifier d’abord. À la Paroisse Mont des Oliviers, pasteurs, évangélistes et animateurs venus de toute la région suivent un séminaire de renforcement des capacités : un signe fort que la mission se bâtit d’abord sur la fidélité et la préparation.
Une priorité claire : outiller avant d’envoyer
Alors que de nombreuses églises placent la rentrée sous le signe des manifestations et des rassemblements, la Région Synodale de l’Adamaoua a choisi une autre voie. Du jeudi 24 septembre 2026, plusieurs jours avant le culte officiel de rentrée du 26 septembre, la Paroisse Mont des Oliviers accueille un séminaire régional entièrement consacré à la formation des acteurs du champ évangélique.
Initiée et supervisée par le Révérend Docteur Jonatan Lilouendi, Président de Région, cette rencontre rassemble animateurs, aides-évangélistes, évangélistes, pasteurs proposants et pasteurs avec délégation pastorale. L’intention est affichée : mieux outiller pour mieux servir, donner à chacun les fondements solides nécessaires à l’accomplissement de sa mission.
Une mobilisation qui en dit long
Venus de Tibati, Ngaoundal, Tignère, Banyo, Touboro et Ngaoundéré, les participants ont convergé malgré des conditions de déplacement difficiles. L’état des routes dans certaines zones n’a pas découragé les serviteurs de Dieu, signe de l’importance qu’ils accordent à cette démarche. Leur présence témoigne d’une prise de conscience : la formation n’est pas un luxe, c’est un socle.
Le culte d’ouverture, conduit par l’Évangéliste Sanda Oumarou Paulin, a posé le ton. S’appuyant sur Ecclésiaste 7:1-11, il a exhorté l’assemblée à la persévérance et au courage dans les épreuves. Il a aussi rappelé que le ministère ne se mesure ni au rang ni à l’apparence : « L’essentiel demeure la fidélité à Celui qui appelle et envoie. »
Revenir aux fondements de la Grande Commission
Au cœur des enseignements, le Révérend Tchana Kamdem Dikens a replacé la réflexion sous l’éclairage de la Grande Commission, dans Matthieu 28:19-20. Quatre verbes ont structuré la réflexion des participants : aller, faire des disciples, baptiser, enseigner.
Au-delà de l’action immédiate, c’est la manière de vivre cette mission qui a été explorée : avec quelle préparation du cœur, quelle unité, quelle fidélité à l’enseignement reçu ? La promesse du Christ — « Je suis avec vous tous les jours » — apparaît alors non pas comme un simple encouragement, mais comme le socle qui justifie de prendre le temps de se former avant de partir.
Des chemins différents, une même espérance
Les ateliers qui ont suivi ont permis aux serviteurs venus de zones variées de partager leurs réalités, leurs obstacles et leurs perspectives. Dans l’échange, une évidence s’est imposée : si les défis diffèrent selon les lieux, la nécessité d’une base commune — la Parole bien comprise, la vie transformée, la communion fraternelle — reste la même pour tous.
Ainsi, au moment d’entrer dans sa nouvelle année ecclésiastique, l’Adamaoua donne un enseignement simple et profond à l’Église entière : on ne bâtit pas l’œuvre de Dieu dans la précipitation. On se forme, on s’encourage, on s’unifie, puis on part. Une leçon qui résonne bien au-delà des frontières de cette région du nord du Cameroun.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

