Baisse en vue en Europe, le pétrole et l’obligataire devraient peser
par Claude Chendjou
PARIS, 24 septembre (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en repli jeudi avec le retour à la hausse des cours pétroliers et des rendements obligataires dans un contexte incertain de négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis et de pourparlers de paix au Moyen-Orient.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien devrait perdre 0,44% à l’ouverture. Le Dax à Francfort pourrait reculer de 0,39%, tandis que le FTSE 100 à Londres devrait abandonner 0,29%. L’indice EuroStoxx 50 est attendu en repli de 0,46% et le Stoxx 600 en baisse de 0,42%.
Après plusieurs séances de hausse des marchés actions liée à la décrue des cours pétroliers, les investisseurs sont susceptibles d’afficher désormais une certaine prudence au regard du contexte géopolitique. Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré mercredi à la tribune des Nations unies que l’Iran ne capitulerait jamais face aux Etats-Unis, tout en disant croire en la diplomatie pour sortir du conflit, au lendemain d’une allocution de Donald Trump menaçant d' »annihiler » la République islamique.
Par ailleurs, Donald Trump accueille ce jeudi son homologue chinois Xi Jinping à la Maison blanche dans le cadre d’une rencontre pour laquelle les investisseurs espèrent que les deux dirigeants parviendront à une prolongation de la trêve commerciale entre les deux pays conclue l’année dernière, qui avait permis d’éviter un choc majeur pour l’économie mondiale.
Outre le commerce, la course effrénée à l’intelligence artificielle (IA), le dossier iranien et d’autres sujets brûlants pourraient être abordés par les deux super puissances.
En Europe, après la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d’Angleterre (BoE), des décisions de politique monétaire sont attendues en Suisse, en Norvège et en Suède, tandis qu’une réunion des ministres de l’Industrie de l’Union européenne sur le thème de la compétitivité est prévue dans le courant de la journée.
En attendant, les rendements obligataires souverains en Europe, aux Etats-Unis et au Japon se tendent de nouveau, tandis que le baril de Brent est repassé au-dessus du seuil des 100 dollars.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en baisse mercredi, avec les replis d’Alphabet et d’Amazon, dans un contexte de hausse des rendements obligataires et de rebond des prix du pétrole après que le président de l’Iran a déclaré que son pays n’abdiquerait pas face aux Etats-Unis.
L’indice Dow Jones a cédé 0,68% à 51.511,59 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 0,75% à 7.706,05 points.
Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 1,13% à 26.936,04 points.
EN ASIE
Après trois jours de fermeture pour cause de jours fériés, à la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei avançait de 1,33% à 65.883,41 points, soutenu par l’enthousiasme autour des outils d’intelligence artificielle (IA) de Meta, tandis que le Topix, plus large, a prenait 0,12% à 4.096,01 points.
Le fabricant d’équipements de test de puces Advantest bondit de 3,78%, contribuant le plus à la hausse de l’indice Nikkei, tandis que SoftBank Group gagne 2,25%.
L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) cède 0,64%, les investisseurs évaluant les tensions persistantes au Moyen-Orient et les négociations entre les Etats-Unis et la Chine.
Les marchés sont fermés ce jeudi en Corée du Sud pour un jour férié.
En Chine, le SSE Composite de Shanghai fléchit de 0,97% et le CSI 300 reflue de 1,39%, une percée majeure à l’issue du sommet Trump-Xi étant jugée peu probable.
LES VALEURS A SUIVRE EN EUROPE:
CHANGES
Le dollar est stable (-0,01%) face à un panier de devises de référence, se maintenant à un pic de deux mois, alimenté par un indice PMI élevé aux Etats-Unis qui renforce les craintes d’inflation et les anticipations de hausse des taux.
L’euro grignote 0,03%, à 1,1383 dollar, mais reste à un plus bas de deux mois, tandis que la livre sterling s’échange à 1,3240 dollar (+0,02%), près d’un creux de trois mois.
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est stable, s’affichant à 5,1143%, après avoir atteint mercredi son plus haut niveau depuis 2007.
L’indice PMI sur l’activité des entreprises aux Etats-Unis a montré mercredi une vigueur plus forte prévu, ce qui alimenté de nouvelles inquiétudes sur les prix. Parallèlement une adjudication à cinq ans des bons du Trésor, mal accueillie, a déclenché une nouvelle vague de ventes d’obligations, le rendement des Treasuries à cinq ans dépassant les 5% pour la première fois depuis 2007.
Au Japon, le rendement des obligations d’État à dix ans a progressé de 8 points de base, à 3,06%, un niveau inédit depuis août 1996, tandis que le rendement à 30 ans a pris de 5,5 points de base pour s’établir à 4,12%.
PÉTROLE
Le marché pétrolier est en repli jeudi après avoir progressé de 4% la veille, l’Iran ayant déclaré rester ouvert à la diplomatie pour mettre fin à la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran, même si les deux pays restent très éloignés sur les moyens d’y parvenir.
Le Brent reflue de 0,45% à 102,76 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) décline de 0,44% à 91,73 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 24 SEPTEMBRE :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
FR 06h45 Climat des affaires septembre 102 103
FR 06h45 Confiance des ménages septembre 85 86
DE 08h00 Indice Ifo septembre 89,0 88,8
USA 12h30 Inscriptions au chômage semaine au 201.000 196.000
19 septembre
(Rédigé par Claude Chendjou, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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