Ursula von der Leyen propose que le Canada devienne « membre associé » de l’UE
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a évoqué mercredi l’hypothèse que le Canada devienne le premier « membre associé » de l’Union européenne, un statut qui n’est pas prévu par les traités de l’UE.
Une telle initiative marquerait une évolution majeure pour l’UE, qui a toujours refusé les statuts d’appartenance intermédiaires. La proposition allemande en mai de faire de l’Ukraine un membre associé avant une éventuelle pleine adhésion avait ainsi été accueillie froidement par la plupart des autres pays.
« Les partenariats sont un choix stratégique pour l’Europe. Mais ils répondent aussi aux fractures du système international fondé sur des règles », a dit Ursula von der Leyen dans son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement européen à Strasbourg, en présence du Premier ministre canadien, Mark Carney.
« Nous voyons le monde avec le même regard: de l’IA au changement climatique, de l’Arctique aux questions géopolitiques. Et nous sommes solidaires: sur l’Ukraine, sur la défense, sur les matières premières et les chaînes d’approvisionnement. Mais par dessus tout (…) l’Europe et le Canada croient en la démocratie », a ajouté la présidente de l’exécutif européen.
Mark Carney, qui prononcera lui-même un discours à Strasbourg jeudi, a déclaré en début de semaine que le Canada souhaitait nouer une « alliance unique » avec l’UE, sans y adhérer.
Cette volonté de rapprochement intervient sur fond de détérioration marquée des relations du Canada avec les Etats-Unis, les deux pays multipliant les mesures réciproques de représailles depuis l’échec de leurs discussions commerciales en août.
CONSEIL DE SÉCURITÉ EUROPÉEN
« Je dis que nous devons de manière urgente réinventer notre partenariat. Donc j’aimerais travailler avec vous pour ouvrir la porte au Canada pour qu’il devienne le premier membre associé de l’UE », a dit Ursula von der Leyen.
« Nous travaillerons sur une industrie intelligente. Nous créerons une alliance technologique. Nous intégrerons nos bases de défense industrielles. Nous ferons de l’Arctique un projet commun phare », a-t-elle énuméré.
La présidente de la Commission européenne a pris soin de souligner que ce « partenariat n’est dirigé contre personne d’autre », alors que le président américain Donald Trump ne cesse depuis son retour à la Maison blanche début 2025 de s’en prendre verbalement, mais aussi par des droits de douane, au Canada comme à l’Union européenne, qu’il accuse de profiter abusivement des Etats-Unis, sur les plans commercial ou sécuritaire.
Dans un discours annonçant diverses initiatives aux contours encore flous, que ce soit sur l’intelligence artificielle, l’accès aux terres rares, les relations avec la Chine, la lutte contre les feux de forêt, la lutte contre le changement climatique, le soutien aux agriculteurs, l’immigration ou encore l’accès des enfants aux réseaux sociaux, avec un projet d’interdiction aux moins de 13 ans, Ursula von der Leyen a aussi proposé la création d’un conseil de sécurité européen pour mieux faire face aux menaces croissantes visant le continent, émanant notamment de Russie.
La présidente de la Commission a précisé qu’un tel conseil travaillerait en étroite collaboration avec des partenaires tels que le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni ou l’Ukraine.
« La foi de l’Europe dans la coopération a toujours été motivée par la paix. C’est notre raison d’être. Aujourd’hui, cette paix est menacée. La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine fait rage. Et les menaces s’accumulent sur notre sol », a dit Ursula von der Leyen, citant notamment la tentative d’attaque de drone sur l’aéroport de Leipzig début août, que l’Allemagne a attribuée à la Russie.
« Nous ne devons nourrir aucune illusion sur ce qui est en train de se passer: les menaces hybrides auxquelles l’Europe est confrontée sont de moins en moins hybrides et de moins en moins des menaces », a-t-elle ajouté, évoquant les cyberattaques, les actes de sabotage, les incendies et les incursions de drones observés dans plusieurs pays.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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