Trump demande au Pentagone de réduire les exercices militaires avec la Corée du Sud
17 août (Reuters) – Le président américain Donald Trump a demandé dimanche au Pentagone de réduire de manière significative les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud devant débuter quelques heures plus tard et durer dix jours, citant notamment leur coût et le refus de Séoul d’aider Washington face à l’Iran.
Via son réseau Truth Social, Donald Trump a déclaré qu’il était trop tard pour tout simplement annuler ces manoeuvres, exprimant son mécontentement que les Etats-Unis aient au préalable accepté de prendre part à des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud.
« Ces exercices ne sont pas seulement coûteux (…), ils envoient également un signal complètement inapproprié et hostile à un pays qui, tant que Donald J. Trump est président, n’est pas menaçant et est respectueux », a-t-il écrit en référence à la Corée du Nord, mettant également en avant sa « très bonne relation » avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
Organisés chaque année par Washington et Séoul, les exercices dits du « Bouclier de la Liberté » sont prévus du 17 au 27 août. Quelque 18.000 membres de l’armée sud-coréenne sont concernés. Des opérations anti-drones, des brouillages de signaux GPS et des simulations de cyberattaques sont notamment prévus, ont fait savoir des représentants la semaine dernière.
L’état-major de l’armée sud-coréenne a déclaré lundi à Reuters que les exercices ont débuté comme prévu, tout en refusant de commenter les déclarations de Donald Trump.
La présidence sud-coréenne a déclaré qu’elle examinait les propos du président américain, ajoutant qu’elle espérait que des relations favorables entre Washington et Pyongyang puissent déboucher sur des pourparlers constructifs.
Dans un communiqué, le siège de la présidence sud-coréenne, la Maison bleue, a indiqué qu’elle poursuivrait les consultations diplomatiques sur la coopération militaire entre les États-Unis et la Corée du Sud concernant le détroit d’Ormuz, tout en discutant des détails des exercices militaires conjoints avec les États-Unis.
Sollicité, le Pentagone a renvoyé les questions sur le sujet à la Maison blanche, qui n’a pas donné suite pour l’heure à une demande d’informations sur l’annonce effectuée par Donald Trump.
Le président américain est de longue date désireux de réduire voire de mettre fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, qu’il présentait dès son premier mandat comme « provocateurs » et coûteux.
Il est également en contentieux avec Séoul à propos de la répartition des coûts du déploiement de quelque 28.500 soldats américains en Corée du Sud et le rôle de ces derniers dans la sécurisation de la péninsule coréenne.
LA VOLONTÉ DE CRÉER UNE « FENÊTRE DIPLOMATIQUE » ?
La Corée du Nord condamne régulièrement les manoeuvres militaires conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud, dénonçant des préparatifs en vue d’une invasion.
Pyongyang a de nouveau effectué, au cours des deux dernières semaines, plusieurs essais balistiques au large de sa côte orientale, disant vouloir dissuader toute attaque et se tenir prêt à y répondre.
Il est possible que Donald Trump cherche à améliorer les relations avec Kim Jong-un, a commenté Jenny Town, en charge du programme consacré à la Corée du Nord au think tank Stimson Center. « Cette décision pourrait s’inscrire dans le cadre d’efforts plus larges pour créer une fenêtre diplomatique avec Pyongyang, comme le veut Trump depuis qu’il est revenu au pouvoir, même si la nature désordonnée de la démarche ne devrait pas vraiment impressionner Pyongyang », a-t-elle dit par email.
Depuis des années, les relations entre Donald Trump et Kim Jong-un sont en dents de scie, alors que le président américain a jadis moqué et menacé le dirigeant nord-coréen, avant de prendre part avec ce dernier à trois sommets bilatéraux et de changer de ton à son égard. Aucune de ces rencontres n’ont abouti à de quelconques mesures pour enrayer le développement des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang.
En plus d’adopter dimanche un ton chaleureux à l’égard de la Corée du Nord, Donald Trump a mentionné la position de la Corée du Sud à propos de la guerre lancée en février dernier par les Etats-Unis et Israël en Iran.
« Bien que quelque peu sans rapport (?), j’ai récemment demandé au président de la Corée du Sud si les Coréens voulaient se joindre à nous pour la dénucléarisation de la République islamique d’Iran. Ils ont dit ‘non merci!' », a-t-il écrit.
Des responsables militaires américains ont déclaré par le passé que l’armée nord-coréenne, qui a envoyé des soldats soutenir la Russie dans sa guerre face à l’Ukraine, a gagné en expérience, notamment en matière d’utilisation de drones et d’opérations cyber.
Kyiv a déclaré la semaine dernière que des missiles de fabrication nord-coréenne ont été utilisés par Moscou lors d’une attaque contre une usine de Zaporijjia.
(Costas Pitas et David Lawder, avec la contribution d’Idrees Ali à Washington, Heejin Kim à Séoul; version française Jean Terzian et Etienne Breban, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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