Washington et Téhéran se rapprochent d’un accord de paix
12 juin (Reuters) – Les Etats-Unis et l’Iran ont déclaré vendredi être proches d’un accord pour mettre fin à leur conflit entamé le 28 février, un haut responsable américain avançant qu’un texte satisfaisant les deux parties avait été rédigé.
Les plus hautes institutions iraniennes se réunissaient pour discuter du projet d’accord, selon le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
Le Pakistan, pays médiateur dans le dossier, a rapporté qu’un accord avait été trouvé entre les deux belligérants, bien que ni Téhéran ni Washington n’aient confirmé l’existence d’un tel compromis.
« Le Pakistan travaille désormais avec les deux parties pour finaliser les prochaines étapes », a déclaré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur X.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré de son côté qu’un accord n’a jamais été si près d’être signé entre les deux parties.
Le haut responsable américain a estimé, sous le sceau de l’anonymat, qu’un accord pourrait être signé dans les prochains jours.
Annoncé la veille au soir par le président américain comme un « excellent » accord, le protocole a été rendu public dans ses grandes lignes vendredi par la République islamique via les médias d’Etat iraniens, ainsi que par des sources occidentales et pakistanaises.
Téhéran a souligné notamment que le texte prévoyait une levée des sanctions américaines à l’encontre de Téhéran, singulièrement dans les domaines pétrolier et financier (dégel des avoirs iraniens à l’étranger et levée des restrictions sur les exportations de brut), et la fin du blocus naval américain.
La divulgation de ces détails a suscité la publication d’un message furieux de Donald Trump, qualifiant les informations d’inexactes. Le président américain a cependant par la suite salué la position du chef de la diplomatie iranienne.
Malgré quelques différences mineures dans les récits, toutes les sources semblent dépeindre un accord en grande partie favorable à Téhéran, Washington ne semblant obtenir guère plus que la réouverture du détroit d’Ormuz, que l’Iran avait fermé après les attaques lancées par les États-Unis et Israël en février.
Le vice-président américain J.D. Vance et d’autres hauts responsables américains ont toutefois souligné que l’accord prévoyait explicitement la destruction du stock iranien d’uranium hautement enrichi et que l’Iran ne bénéficierait d’un allègement significatif des sanctions qu’en fonction de la réalisation des objectifs fixés par le texte.
Le POINT SUR le conflit au Moyen-Orient
LES DERNIERS DÉVELOPPEMENTS (heure de Paris):
20h07 – Les Emirats arabes unis ont accepté de débloquer des milliards de dollars de fonds gelés dans le cadre des sanctions américaines, apprend-on de quatre sources.
Les Emirats arabes unis ont accepté de délivrer un total de 10 milliards de dollars gelés issus du pétrole iranien en plus de 3 milliards de dollars qui ont déjà été débloqués, déclarent deux sources régionales à Reuters.
Deux autres sources estiment ce montant à 20 milliards de dollars, ajoutant que cette décision a été prise en échange d’une suspension des attaques iraniennes sur le pays émirati.
19h28 – Les organes décisionnels iraniens se réunissent pour discuter du protocole d’accord, rapporte la télévision d’Etat iranienne citant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
19h06 – Les Etats-Unis et l’Iran sont très proches d’un accord qui pourrait être signé dans les prochains jours, estime un haut responsable américain.
« L’équipe de négociations nous a amenés dans une très bonne position, mais nous verrons. Nous n’y sommes pas encore totalement, mais nous sommes très proches », déclare-t-il à des journalistes sous couvert d’anonymat.
Ce dernier ajoute que l’Europe a été mentionnée comme un lieu potentiel pour la signature d’un accord mais qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet.
18h36 – « Au Proche et au Moyen-Orient, nous partageons le même attachement au droit international, à la résolution des conflits par la diplomatie et c’est cette voie qui permettra, j’espère, d’aboutir très prochainement à l’accord entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Iran », déclare Emmanuel Macron à l’occasion d’une conférence de presse conjointe avec son homologue canadien Mark Carney.
« Nous nous tenons prêts (…) à contribuer à sa mise en oeuvre en accompagnant la reprise sans condition du trafic dans le détroit d’Ormuz et en apportant notre expertise et notre soutien à un accord global. Celui-ci devra être robuste sur les volets nucléaire et balistique ainsi que sur la stabilité régionale. »
18h14 – Un accord sur un texte de paix a été trouvé entre Washington et Téhéran, selon une publication sur X du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Islamabad travaille avec les deux parties pour finaliser les étapes finales, ajoute-t-il.
18h11 – L’armée israélienne rapporte avoir touché deux cibles aériennes suspectes dans des zones dans lesquelles opèrent ses soldats dans le sud du Liban sans faire de blessé ni de dommage.
17h45 – Des sirènes d’alerte ont retenti pour signaler l’incursion d’un avion hostile dans plusieurs régions du nord d’Israël, rapporte l’armée israélienne.
17h35 – Donald Trump a reposté sur son réseau Truth Social une capture d’écran du tweet publié par Abbas Araqchi qui déclarait qu’un protocole d’accord n’avait jamais été si proche d’être signé.
17h01 – Aucun fond gelé ne sera alloué à l’Iran pour sa signature d’un accord ou sa présence à une réunion, précise le vice-président américain J.D. Vance, ajoutant que, selon l’accord potentiel, les sommes seront versées à Téhéran seulement si le régime iranien remplit ses obligations.
16h53 – Le protocole d’accord d’Islamad visant à mettre fin au conflit entre les Etats-Unis et l’Iran n’a jamais été si proche d’être signé, selon le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi, qui enjoint par ailleurs les médias à ne pas spéculer sur son contenu avant sa signature.
Téhéran en partagera les détails en temps voulu de façon transparente et responsable, ajoute-t-il.
16h25 – Israël doit s’assurer qu’il peut agir indépendamment pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, déclaré le ministre israélien de la Défense Israel Katz sur le réseau social X.
Il ajoute qu’Israël ne se retirera pas de ses « zones de sécurité » établies au Liban, en Syrie et à Gaza.
15h56 – L’Iran ne récupérera aucun de ses avoirs gelés tant qu’il n’aura pas respecté ses engagements dans le cadre de l’accord, dit un haut responsable de l’administration Trump.
15h41 – Donald Trump nie que les États-Unis ont fait des concessions majeures à l’Iran dans un message publié sur sa plate-forme Truth social, ajoutant que les commentaires de l’Iran sur un accord avec les États-Unis ne reflètent pas ce qui avait été convenu par écrit.
14h55 – Une source proche des négociations citée par l’agence Fars déclare que les informations au sujet de la signature d’un accord avec les Etats-Unis dimanche à Genève sont fausses.
13h48 – Le Hezbollah se dit confiant de voir l’Iran insister pour que le Liban soit inclus dans un accord avec les États-Unis, déclare un haut responsable politique du groupe armé chiite.
Le Hezbollah est entré dans le conflit régional aux côtés de Téhéran le 2 mars, ouvrant le feu sur Israël et provoquant une offensive israélienne qui a fait des milliers de morts au Liban.
« Si l’accord se concrétise, nous avons pleinement confiance en la République islamique (…) nous sommes convaincus qu’elle insistera pour que tout accord inclut le dossier du Liban », dit Hassan Fadlallah, dans un extrait d’un discours diffusé par al-Manar TV, la chaîne de télévision du Hezbollah
12h40 – Des pourparlers sur le nucléaire se tiendront dans un délai de 60 jours suivant la signature de l’accord avec les Etats-Unis, rapporte Irna. Cette question n’est pas abordée dans le protocole d’accord annoncé vendredi.
12h35 – L’Iran n’a pris aucun engagement concernant un éventuel transfert de la gestion du détroit d’Ormuz, rapporte l’agence Irna. L’administration future du détroit d’Ormuz sera traitée comme une question régionale, via un dialogue et des décisions conjointes entre Téhéran et Oman.
10h00 – Le protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis inclut un engagement de Washington à lever les sanctions, retirer ses forces déployées autour de l’Iran et mettre fin au blocus naval, écrit l’agence iranienne Mehr.
Ce texte postule également que le détroit d’Ormuz sera rouvert au trafic maritime, que les sanctions pesant sur le secteur pétrolier iranien seront levées.
Ce protocole doit encore recevoir le blanc-seing des autorités compétentes, dit-on de même source.
9h00 – Les principales Bourses européennes s’envolent en début de séance vendredi, sous l’effet du retour de la possibilité d’un accord imminent entre Washington et Téhéran.
04h13 – Les forces américaines abattent deux drones iraniens dans ce qui semble être une attaque contre des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz, dit un responsable américain à Reuters.
« Le trafic dans le détroit continue ».
00h12 – Les forces iraniennes interdisent à un pétrolier d’entrer dans le détroit d’Ormuz, rapportent les médias officiels iraniens. Peu après des explosions ont été entendues près du port de Bandar Abbas.
A VOIR AUSSI
Le DIRECT de la journée de jeudi
(Reportage de Reuters, rédigé par le bureau de Paris)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

