Taïwan menace de chasser de ses eaux des navires chinois
par Ben Blanchard
TAIPEI, 11 juin (Reuters) – Taïwan ne tolérera pas les tentatives de la Chine de donner l’impression qu’elle exerce sa juridiction sur les eaux de l’île, ont prévenu jeudi les autorités maritimes de celle-ci, promettant d' »expulser » tout intrus à la suite d’une patrouille chinoise au large de ses côtes orientales.
Pékin, qui revendique sa souveraineté sur l’île gouvernée démocratiquement, a exprimé son mécontentement après l’annonce le mois dernier par le Japon et les Philippines de pourparlers officiels au sujet de leurs frontières maritimes, estimant que ces discussions concernaient les eaux au large de Taïwan.
Samedi soir, les médias d’État chinois ont rapporté que des navires avaient été envoyés pour mener une « opération spéciale de contrôle du trafic maritime » et inspecter des bateaux dans les eaux à l’est de Taïwan, en réponse à l’annonce des pourparlers entre le Japon et les Philippines.
Mercredi, les médias chinois ont déclaré que la patrouille avait pris fin après avoir « inspecté 198 navires de passage et sanctionné des infractions impliquant trois d’entre eux », procédé à un relevé hydrographique et sillonné des zones où se trouvent des câbles sous-marins.
Les garde-côtes taïwanais ont déclaré que Pékin n’avait aucune juridiction sur ces eaux et que, chaque fois que des navires chinois y apparaîtraient, les bateaux de l’île « les chasser(aient) avec force et maintiendr(aient) la liberté et la sécurité de la navigation ».
« La souveraineté maritime de notre nation ne peut être violée », a ajouté la garde côtière taïwanaise dans un communiqué. « Tout pays qui revendique une juridiction sera expulsé, sans exception. »
Ces déclarations interviennent après la publication par les médias de Pékin d’une carte schématique des opérations des navires chinois, sur laquelle des flèches encerclent Taïwan.
« HARCELÉS »
Taïwan a déclaré cette semaine que trois navires marchands de passage dans la zone avaient été « harcelés » par les garde-côtes chinois, précisant que ces derniers leur avaient demandé des informations sur leur point de départ et leur destination en revendiquant leur juridiction.
Le porte-parole des garde-côtes taïwanais, Hsieh Ching-chin, a indiqué jeudi à des journalistes que certains des navires avaient répondu aux garde-côtes chinois en leur fournissant des informations telles que leur prochain port d’escale.
La Chine « n’a aucun droit souverain dans les eaux à l’est de Taïwan », a-t-il déclaré.
« Notre administration des garde-côtes expulsera sans exception, quelle que soit sa nationalité, tout navire impliqué dans une tentative d’affirmation de juridiction, afin de défendre notre souveraineté. »
Les garde-côtes taïwanais ont par ailleurs indiqué que deux navires du gouvernement chinois avaient pénétré jeudi pendant 15 minutes dans des eaux réglementées près d’Itu Aba, au cœur de la mer de Chine méridionale, s’approchant jusqu’à 2,1 milles marins de l’île contrôlée par Taïwan.
Les navires sont repartis après avoir été avertis et interpellés par des garde-côtes taïwanais, ont précise ces derniers dans un communiqué.
Le Bureau chinois des affaires taïwanaises n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.
(Reportage de Ben Blanchard, version française Benjamin Mallet, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

