Wall Street vue en ordre dispersé, l’Europe avance après le cessez-le-feu Israël-Liban
par Diana Mandia
4 juin (Reuters) – Wall Street est attendue en ordre dispersé et la plupart des Bourses européennes sont passées dans le vert jeudi à mi-séance, aidées par un léger recul des prix du pétrole, alors que le cessez-le-feu conclu entre Israël et le Liban pourrait ouvrir la voie à un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,34% pour le Dow Jones, mais une baisse de 0,47% pour le Standard & Poor’s-500 et de 1,22% pour le Nasdaq sur fond de recul des valeurs technologiques.
À Paris, le CAC 40 gagne 1,08% à 8.238,74 points vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax avance de 0,57% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,33%.
L’indice EuroStoxx 50 prend 0,43%, le FTSEurofirst 300 0,13% et le Stoxx 600 avance de 0,17%.
Israël et le Liban sont convenus mercredi d’instaurer un cessez-le-feu afin de mettre fin aux hostilités entre l’État hébreu et le Hezbollah, qui avaient compromis ces derniers jours les efforts visant à parvenir à un accord plus large entre les États-Unis et l’Iran.
Cette annonce donne un peu d’élan aux marchés d’actions, les investisseurs attendant de voir si elle ouvre définitivement la voie à une paix plus durable au Moyen-Orient, Téhéran ayant posé comme condition préalable à tout accord avec Washington la cessation des hostilités au Liban.
Les dernières informations incitent toutefois à la prudence: selon des sources de sécurité, Israël a mené plusieurs attaques dans le sud du Liban jeudi, tandis que l’agence nationale de presse libanaise a rapporté qu’une frappe de drone a tué une personne au guidon d’une moto et fait un blessé.
Les opérateurs attendent avec impatience une issue au conflit qui a complètement bouleversé les plans d’une grande partie des banques centrales, lesquelles s’apprêtent à relever leurs taux d’intérêt dans les prochains jours afin de lutter contre l’inflation provoquée par la flambée des prix du pétrole.
Dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) devrait relever son taux de dépôt à 2,25% le 11 juin prochain, et une nouvelle hausse est probable en septembre, selon un sondage réalisé par Reuters auprès d’économistes.
La Banque du Japon (BoJ) devrait également relever ses coûts d’emprunt lors de la réunion de deux jours qui s’achèvera le 16 juin, à moins qu’une forte escalade du conflit au Moyen-Orient ne vienne perturber les marchés, ont indiqué trois sources à Reuters.
Aux Etats-Unis, les opérateurs estiment à environ 75% la probabilité que la Réserve fédérale (Fed) relève son taux directeur d’un quart de point d’ici la fin de l’année, contre environ 25% de probabilité qu’il reste inchangé. La banque centrale américaine a par ailleurs noté dans son « libre beige », publié mercredi après-midi, que l’activité économique restait solide, mais a prévenu des répercussions néfastes de la hausse des prix de l’énergie. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Le concepteur américain de puce Broadcom recule d’environ 12% en avant-Bourse, après avoir publié mercredi soir des résultats inférieurs aux attentes, décevant ainsi les investisseurs qui espéraient une dynamique plus forte grâce à l’essor de l’IA.
VALEURS EN EUROPE
Rémy Cointreau prend plus de 9% après s’être engagé jeudi à doubler ses ventes dans le « Travel retail » et les marchés émergents et à ajouter environ 100 millions d’euros à son résultat opérationnel courant (ROC) d’ici 2028‑2029.
Dans son sillage, Pernod Ricard avance de 1,64% et Campari prend 1,86%.
Les valeurs liées à la technologie et notamment à l’IA reculent, dans le sillage des résultats de Broadcom, et après une récente rallye déclenchée par une série de résultats et de prévisions optimistes des fabricants de semi-conducteurs.
Soitec cède 8,27% à Paris, ASML recule de 2,36% à Amsterdam et Infineon perd plus de 4,7% à Francfort. Nokia, qui profite de l’essor de l’IA, plonge de plus de 8%.
Le secteur de la technologie sur le Stoxx 600 cède 0,99%.
En revanche, les valeurs du secteur des logiciels bondissent, avec Capgemini et Dassault Systèmes gagnant 6,8% et 5,5% respectivement. Le secteur prolonge ainsi sa récente reprise après la forte correction subie en début d’année en raison des craintes liées aux bouleversements causés par l’IA.
Partners Group rebondit de 3,5% au lendemain d’un plongeon de 16%, après avoir décidé de plafonner les retraits d’un fonds de capital-investissement de 8,6 milliards de dollars.
Selon des sources proches du dossier, le groupe suisse a signalé jeudi de nouvelles demandes de retrait et devrait plafonner un deuxième fonds.
CHANGES
Le dollar perd 0,24% face à un panier de devises de référence, tandis l’euro gagne 0,31% à 1,1631 dollar, les investisseurs attendant de voir l’évolution de la situation au Moyen-Orient.
TAUX
La baisse des prix du pétrole calme quelque peu les tensions sur le marché obligataire, plutôt stable ce jeudi.
Le rendement des Treasuries à dix ans recule 1,4 point de base à 4,4768%. Celui de l’obligation à deux ans cède 3 points de base à 4,0535%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans est presque inchangé à 3,0350%, tandis que celui de l’obligation à deux ans cède près de 1 point de base à 2,6657%.
PÉTROLE
Le Brentrecule de 2,72% à 95,15 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) perd 2,7% à 93,43 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU JEUDI 4 JUIN :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
US 12h30 Inscriptions hebdomadaires au semaine au 213.000 215.000
chômage 30 mai
LA SITUATION SUR LES MARCHÉS
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

