Wall Street vue dans le désordre, l’Europe recule après les nouveaux accrochages USA-Iran
par Diana Mandia
3 juin (Reuters) – Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes reculent mercredi à mi-séance, la recrudescence des tensions dans le Golfe entraînant une nouvelle hausse des prix du pétrole qui entretient les craintes inflationnistes.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,24% pour le Dow Jones et de 0,06% pour le Standard & Poor’s-500, tandis que le Nasdaq devrait ouvrir sur un gain de 0,21%. À Paris, le CAC 40 perd 0,24% à 8.189,16 points vers 11h42 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,83% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,22%.
L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,48%, le FTSEurofirst 300 perd 0,42% et le Stoxx 600 abandonne 0,40%.
La séance évolue à nouveau au gré des événements au Moyen-Orient, les efforts visant à parvenir à un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran restant dans une impasse peu propice à la prise de risque, même si Donald Trump a une nouvelle fois assuré sur son réseau Truth Social que les négociations se poursuivent.
L’aéroport de Koweït a subi d’importants dégâts lors d’une attaque de drones et de missiles iraniens, tandis que l’armée américaine a frappé un centre de commandement sur l’île de Qechm, des événements qui s’ajoutent à une série d’affrontements survenus ces derniers jours dans la région et qui mettent en évidence la fragilité de la trêve actuelle entre les deux pays et la complexité des efforts visant à la prolonger.
Ces incidents font à nouveau grimper les prix du pétrole, très sensibles à tout regain de tension susceptible de retarder encore davantage la réouverture du détroit d’Ormuz, et rappellent aux investisseurs les risques d’une vague inflationniste.
« La hausse des prix de l’énergie éroderait le pouvoir d’achat et pourrait accentuer la pression sur les banques centrales, déjà confrontées à un exercice d’équilibre délicat entre le soutien à la croissance et la maîtrise de l’inflation », écrit Didier Van De Veire, analyste chez Degroof Petercam Asset Management.
Des économistes de la Banque centrale européenne (BCE) ont averti mercredi dans un billet de blog que rien ne garantit que l’impact inflationniste de la crise au Moyen-Orient sur la zone euro sera moins grave que celui qu’a connu le bloc en 2022, juste après le début de la guerre en Ukraine et dans un contexte de reprise post-COVID.
Le marché s’attend à ce que l’institut de Francfort relève ses taux de 25 points de base à l’issue de sa réunion prévue la semaine prochaine, un scénario renforcé par une nouvelle accélération de l’inflation au mois de mai.
Elle est toutefois loin d’être la seule banque centrale dont on attend une politique monétaire plus restrictive, le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, laissant également entrevoir mercredi une hausse des taux ce mois-ci.
Les répercussions du conflit devraient également se faire sentir sur l’activité économique cette année : l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a légèrement abaissé mercredi sa prévision du produit intérieur brut (PIB) mondial pour 2026, notant que l’augmentation des coûts pèse sur la demande des ménages et l’activité des entreprises.
Dans la zone euro, l’activité du secteur privé s’est contractée en mai au rythme le plus rapide en 18 mois, tandis que les pressions sur les coûts ont atteint leur niveau le plus élevé en plus de trois ans, montre une enquête publiée mercredi. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Marvell Technology bondit de 11,4% en avant-Bourse, prolongeant ainsi ses gains après les déclarations du directeur général de Nvidia, Jensen Huang, qui a qualifié le fabricant américain de puces de « prochaine entreprise à 1.000 milliards de dollars ».
Broadcom publiera ses résultats trimestriels mercredi après la clôture de la Bourse de New York, un rendez-vous qui constituera le prochain test décisif pour le secteur de l’IA après une série de publications optimistes de la part des fabricants américains des puces électroniques.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, Valeo grimpe de 7,36% après que JP Morgan a estimé dans une note de recherche que les centres de données, l’intelligence artificielle et la résilience de l’activité automobile devraient permettre d’améliorer les marges du groupe.
Air Liquide, qui a signé un contrat à long-terme avec le groupe sud-coréen de semi-conducteurs SK Hynix, pour la fourniture de gaz et d’air comprimé de haute pureté, gagne 2%.
Inditex bondit de 4%, le propriétaire de l’enseigne Zara ayant fait état d’un bon démarrage de la saison estivale.
Le distributeur de mode britannique Debenhams grimpe pour sa part de 21% après la publication de ses résultats au premier trimestre et la confirmation de sa prévision de bénéfice d’exploitation ajusté pour l’année en cours.
Le compartiment de la distribution en Europe se démarque ainsi au sein du Stoxx 600, avec un gain de 2,19%, alors que la grande majorité des secteurs sont dans le rouge.
Le secteur des services financiers est en revanche pénalisé (-1,53%) la société suisse spécialisée dans les marchés privés Partners Group plongeant de plus de 16 % après avoir restreint les rachats dans l’un de ses fonds de capital-investissement.
TAUX Les rendements obligataires progressent mercredi sur fond de craintes inflationnistes.
Le rendement des Treasuries à dix ans avance de 2,4 points de base à 4,4788%, tandis que celui de l’obligation à deux ans gagne 2,1 points de base à 4,0720%.
Dans la zone euro, le rendement du Bund allemand à dix ans prend près de 4 points de base à 3,0137%. Le deux ans enregistre une hausse similaire à 2,6567%.
CHANGES Le dollar perd 0,08% face à un panier de devises de référence, les hostilités dans le Golfe renforçant la demande pour la devise américaine, tandis que l’euro cède 0,1% à 1,1619 dollar.
La vigueur du billet vert contribue à faire évoluer le yen japonais autour des 160 pour un dollar, niveau auquel les autorités japonaises sont déjà intervenues.
PÉTROLE
Le Brent prend 2,02% à 97,94 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 2,03% à 95,66 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 3 JUIN:
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h15 Enquête ADP mai 117.000 109.000
USA 14h00 Indice ISM des services mai 53,8 53,6
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

