Évangile et diversité linguistique : La SIL Côte d’Ivoire relance « La Bible dans ma langue »
Après le succès de la première édition en 2025, la SIL Côte d’Ivoire remet le couvert. L’organisation chrétienne non gouvernementale, spécialisée dans la promotion et le développement des langues locales au service de l’Évangile, a officiellement annoncé, le jeudi 21 mai 2026, le lancement de la deuxième édition de son programme phare : « La Bible dans ma langue ». La conférence de presse s’est tenue au siège de l’organisation, à la Riviera Golf dans la commune de Cocody, en présence de journalistes, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de nombreuses figures du monde chrétien.

Implantée en Côte d’Ivoire depuis 1970, la Société Internationale de Linguistique (SIL-CI) mène depuis plus d’un demi-siècle un travail de fourmi : recherches linguistiques, alphabétisation, et traduction de textes bibliques dans les langues vernaculaires. Une mission à la fois spirituelle et patrimoniale, dans un pays qui compte près de soixante-dix langues locales.

Devant l’assistance, la directrice de SIL Côte d’Ivoire, le Dr Geneviève Guei, a détaillé les ambitions de cette nouvelle édition. « Nous souhaitons aller plus loin, plus profond, en touchant des communautés encore peu ou mal desservies », a-t-elle expliqué.

Concrètement, trois langues bénéficieront d’une attention particulière : le toura, le bété de Guibéroua et le dan. Pour chacune d’elles, une traduction complète ou partielle de la Bible sera réalisée dans la langue maternelle des populations concernées, afin de faciliter l’accès aux Saintes Écritures tout en préservant un pan essentiel du patrimoine immatériel ivoirien.

Le Dr Geneviève Guei a également annoncé un rendez-vous majeur : le 18 juin prochain, à l’hôtel Palm Club d’Abidjan. Une grande cérémonie qui réunira partenaires, responsables d’églises et acteurs de la société civile. Objectif : mobiliser les soutiens techniques, financiers et spirituels nécessaires à la réussite de cette deuxième édition.

Invité à prendre la parole, le procureur général Jules Ballé a salué une initiative « noble et nécessaire ». « Un peuple sans langue est un peuple départi de son histoire », a-t-il martelé.

De même, il a appelé journalistes et les forces vives de la nation à s’engager aux côtés de SIL. Selon lui, la préservation des langues locales est indissociable de la transmission des valeurs culturelles et spirituelles aux générations futures.

Le bilan des traductions bibliques en Côte d’Ivoire, au niveau de la SIL, témoigne de l’ampleur de la tâche. À ce jour, seules deux Bibles complètes existent en langues locales : en dioula et en djimini.

En revanche, une vingtaine de Nouveaux Testaments ont été achevés dans des langues telles que : l’abidji, l’agni, l’attié, le bakwé, le dan, le gbadi, l’adjoukrou, le bété et le guéré. Autant d’avancées qui restent fragiles et qui nécessitent des moyens constants.

Avec « La Bible dans ma langue », SIL Côte d’Ivoire entend bien poursuivre son double objectif : sauvegarder les identités linguistiques menacées et permettre à chaque ivoirien de lire ou d’entendre la parole de Dieu dans sa langue d’origine.

Une ambition culturelle autant que spirituelle, qui pourrait bien redonner vie à des dialectes en voie de disparition.

Saint Bénifils
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

