Richemont dépasse les attentes au 4e trimestre malgré les difficultés au Moyen-Orient
par John Revill
ZURICH, 22 mai (Reuters) – Richemont a fait état vendredi d’un chiffre d’affaires supérieur aux attentes pour le quatrième trimestre, la baisse des ventes au Moyen-Orient du propriétaire de Cartier ayant été compensée par une forte demande dans d’autres régions telles que les États-Unis et l’Asie.
L’action a bondi de près de 5% en début de séance, avant réduire ses gains pour évoluer sur une hausse d’environ 1% vers 08h00 GMT, les ventes de Richemont ayant surpassé celles de ses concurrents Hermès, LVMH et Kering.
Le groupe suisse, qui détient une multitude de marques de luxe, dont les horlogers IWC, Jaeger-LeCoultre et Piaget, a déclaré que le secteur touristique dans la région du Golfe était au point mort en raison du conflit en Iran, qui a débuté avec les frappes américaines et israéliennes du 28 février.
La société a publié un recul de 3% de son chiffre d’affaires à taux de change constant au Moyen-Orient, contre une croissance de 20% au trimestre précédent, Dubaï ayant été particulièrement touchée.
« À l’avenir, l’incertitude devrait persister, notamment en ce qui concerne l’évolution de la situation au Moyen-Orient », a déclaré Johann Rupert, président de Richemont.
Selon les analystes, l’entreprise réalise au Moyen-Orient une part plus importante de son chiffre d’affaires, environ 8%, que la plupart de ses concurrents du secteur.
Dans le même temps, les ventes trimestrielles ont bondi de 17% dans les Amériques, de 18% en Asie et de 28% au Japon, compensant largement ce recul.
En conséquence, le chiffre d’affaires global de Richemont a progressé de 13% à taux de change constants pour atteindre 5,40 milliards d’euros au premier trimestre, dépassant ainsi les prévisions des analystes, qui s’établissaient à 5,30 milliards d’euros selon un consensus Visible Alpha.
Sans tenir compte des fluctuations monétaires, le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 4%, a indiqué Richemont, une hausse plus modeste principalement due à la vigueur de l’euro par rapport aux autres devises.
Johann Rupert a déclaré que l’économie américaine continuait d’afficher de bons résultats, que la Chine restait stable et que Hong Kong renouait avec une forte croissance.
« L’économie américaine, les indicateurs sont meilleurs que ceux de nombreuses autres économies, et les facteurs qui suscitent l’optimisme sont toujours présents », a-t-il expliqué aux journalistes.
Les salaires perçus par certaines personnes dans certains secteurs, comme celui des technologies aux États-Unis, étaient « surréalistes », selon Johann Rupert.
La société, qui ne publie pas de résultats trimestriels, a indiqué que son bénéfice net annuel était passé de 2,75 milliards d’euros l’année précédente à 3,48 milliards d’euros.
Ce chiffre est inférieur aux prévisions de 3,69 milliards d’euros, tandis que la marge d’exploitation a reculé de 90 points de base pour s’établir à 20,0%, en raison du niveau élevé des prix des matières premières, notamment de l’or.
Les investisseurs du secteur qui espéraient une reprise en 2026 après près de trois ans de ventes faibles, dues à une demande atone en Chine, ont vus leurs espoirs douchés par la guerre au Moyen-Orient et son impact sur le luxe.
L’action Richemont, qui a été soutenue par une forte demande pour ses bijoux haut de gamme malgré le ralentissement général, a perdu 9% sa valeur depuis le début de l’année.
(Rédigé par John Revill, Version française Rihab Latrache, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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