« La Biennale de Venise n’est pas un tribunal », dit son président après avoir réadmis la Russie
ROME, 6 mai (Reuters) – La Biennale de Venise est « un espace de dialogue au service de la paix, pas un tribunal », a déclaré mercredi son président, Pietrangelo Buttafuoco, pour justifier sa décision de permettre à la Russie de participer à l’événement.
Moscou a été autorisée à rouvrir, de manière restreinte, son pavillon dans les jardins de la ville lacustre italienne accueillant la 61e édition de l’exposition d’art contemporain, pour la première fois depuis son invasion de l’Ukraine en 2022, ce qui a suscité de vives critiques du gouvernement italien et de l’Union européenne.
Resté silencieux depuis l’annonce de sa décision début mars, Pietrangelo Buttafuoco l’a défendue mercredi au nom du dialogue entre les cultures.
« Ce monde né de la Révolution française, des Lumières et de la laïcité s’est transformé en son exact opposé : un laboratoire d’intolérance, où l’on réclame la censure, la fermeture et l’exclusion », a-t-il déclaré.
« La Biennale n’est pas un tribunal ; c’est un jardin de paix. Nous ne pouvons pas fermer, nous ne pouvons pas boycotter comme réponse automatique. Nous pouvons et devons discuter. Nous pouvons être en désaccord, et nous le sommes avec force », a-t-il ajouté.
PRESSION DE L’UE
Bruxelles a menacé de retirer deux millions d’euros de financement à la Biennale en réponse à cette décision, tandis que le gouvernement italien a envoyé des inspecteurs à Venise pour vérifier que la manifestation ne viole pas les sanctions européennes contre la Russie.
Un représentant de la Biennale a déclaré que la Russie n’avait pas été invitée en tant que telle, mais qu’elle avait le droit de participer à l’évènement car elle est propriétaire du pavillon.
En raison des sanctions de l’UE, Moscou ne sera autorisée à ouvrir son pavillon que pendant les quatre jours de pré-ouverture réservés à la presse. Pendant les six mois que durera l’exposition, les visiteurs devront rester à l’extérieur et regarder des vidéos projetées sur ses murs.
Mercredi, à l’occasion de la première journée réservée à la presse, le groupe féministe russe Pussy Riot a organisé une manifestation devant le pavillon russe, utilisant des fumigènes roses et les couleurs du drapeau ukrainien.
Dans un message sur Facebook, l’ambassadeur de Russie en Italie, Alexeï Paramonov — qui était présent à Venise pour l’inauguration du pavillon — a critiqué l’UE pour ce qu’il a qualifié d' »obsession de l’Union européenne à frapper la culture et l’art russes par des sanctions et par toutes sortes de restrictions ».
« Notre présence à la Biennale témoigne simplement de la volonté de la Russie (…) de poursuivre le dialogue avec l’Italie (…) à travers le langage de la culture et de l’art », a-t-il ajouté.
(Rédigé par Angelo Amante ; version française Tangi Salaün, édité par Sophie Louet)
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