L’Europe boursière clôture dans le rouge, flou sur les négociations au M.-O
20 avril (Reuters) – Les Bourses européennes ont terminé en baisse lundi, le flou entourant les négociations de paix pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ayant douché les espoirs d’une fin prochaine du conflit tout en relançant à la hausse les prix du pétrole.
À Paris, le CAC 40 a perdu 1,12% à 8.331,05 points. À Francfort, le Dax a reculé de 1,04% et à Londres, le FTSE 100 a cédé 0,55%.
L’indice EuroStoxx 50 a perdu 1,18%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,79% et le Stoxx 600 a baissé de 0,87%.
Des déclarations contradictoires concernant les négociations de paix ont invité à la prudence sur les marchés alors que Washington et Téhéran semblent se trouver dans une impasse diplomatique à l’approche de la fin du cessez-le-feu.
Alors qu’une délégation américaine, emmenée par le vice-président du pays J.D. Vance, est attendue sous peu au Pakistan pour de nouvelles négociations de paix, une source a déclaré à Reuters que J.D. Vance n’a pour l’instant pas quitté le sol américain.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ismail Baghaei, a quant à lui déclaré lundi qu’il n’était pas prévu pour le moment d’entamer une deuxième série de pourparlers avec Washington.
Ces incertitudes interviennent alors que la trêve entre Washington et Téhéran doit expirer dans la nuit de mardi à mercredi.
Après avoir largement rétropédalé en fin de semaine, les cours du pétrole repartent à la hausse, la réouverture par l’Iran du détroit d’Ormuz annoncée vendredi n’ayant été effective que quelques heures en raison de la saisie par les États-Unis d’un cargo iranien dans le cadre de leur propre blocus maritime visant Téhéran.
Le Brent progresse de 5,53% à 95,38 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 5,78% à 88,70 dollars.
« Le détroit reste soumis à un double blocus, l’incertitude autour d’un accord est plus grande que jamais et l’échéance du cessez-le-feu de mardi pèse sur les marchés », résume Nikos Tzabouras, analyste de marché chez Tradu.
VALEURS EN EUROPE
Les secteurs du tourisme, de la défense et du luxe ont été les plus impactés par les derniers développements au Moyen-Orient, accusant tous les trois des pertes de plus de 2%.
À WALL STREET
À l’heure de la clôture en Europe, le Dow Jones cède 0,15%, le Standard & Poor’s 500 recule de 0,37% et le Nasdaq Composite perd 0,63%.
Les baisses ont toutefois été contenues par l’optimisme suscité par les résultats semestriels.
« (Les investisseurs) ont été surpris par la solidité de certains résultats, et en l’absence de preuves du contraire, je pense que cela va se poursuivre cette semaine », a déclaré Peter Tuz, président de Chase Investment Counsel à Charlottesville, en Virginie.
« Cela atténue considérablement l’impact des gros titres concernant l’Iran », a-t-il ajouté.
CHANGES
Le billet vert se replie, effaçant ses gains précédents, porté par les quelques signes optimistes concernant le conflit au Moyen-Orient, bien que des zones d’ombre persistent.
« Le marché a semblé avoir eu une réaction de panique instinctive face aux événements du week-end lors de son ouverture hier soir. Mais depuis, l’évolution des cours tend vers un certain soulagement et un regain d’espoir quant à une résolution », a déclaré Eric Theoret, analyste en devises chez Scotiabank.
Le dollar perd 0,05% face à un panier de devises de référence, tandis que l’euro gagne 0,19% à 1,1784 dollar.
TAUX
Le rendement des Treasuries à dix ans avance de 1,4 point de base à 4,2579%, tandis que le deux ans gagne 2,0 points de base à 3,7205%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a terminé sur un gain de 1,2 point de base à 2,9779%, tandis que le deux ans a progressé de 3,1 points de base à 2,4535%.
Depuis le début de la guerre, les rendements obligataires ont connu d’importantes fluctuations, en particulier ceux à court terme, et cela en fonction des informations suggérant une escalade ou une désescalade du conflit.
Cette tendance devrait se poursuivre, selon les analystes de Goldman Sachs qui continuent de tabler sur une baisse de la volatilité des taux « à mesure que les marchés se rallient à l’idée d’une solution négociée au conflit en Iran ».
Les analystes ont ajouté que les obligations à plus longue échéance pourraient devenir plus volatiles que celles à plus courte échéance dans les semaines à venir, l’attention se déplaçant de la position de la Banque centrale européenne (BCE) « vers les réponses budgétaires à moyen terme visant à relever les défis énergétiques et de défense en Europe ».
LES INDICATEURS DU JOUR
Les prix à la production en Allemagne ont progressé de 2,5% sur un mois en mars, montrent les données publiées lundi par l’Office fédéral de la statistique, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une augmentation de 1,3%.
À SUIVRE MARDI 21 AVRIL :
Kevin Warsh, le candidat désigné par la Maison blanche pour devenir le prochain président de la Réserve fédérale américaine (Fed), sera auditionné mardi par le Sénat concernant ses idées en matière de politique monétaire et d’économie.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque, édité par Blandine Hénault)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

