Rebond en vue en Europe au 17e jour de la guerre au Moyen-Orient
par Mara Vilcu
16 mars (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues dans le vert lundi à l’ouverture, alors que les investisseurs analysent les dernières nouvelles sur le plan géopolitique, le conflit au Moyen-Orient s’étendant au Liban, tandis que débute une semaine par ailleurs chargée sur le front des banques centrales.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait gagner 0,43% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,46% pour le Dax à Francfort, de 0,45% pour le FTSE à Londres et de 0,54% pour l’EuroStoxx 50.
Alors que le conflit au Moyen-Orient entre lundi dans son dix-septième jour et qu’Emmanuel Macron a fait savoir qu’il s’était entretenu dimanche avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian pour appeler Téhéran à mettre fin à ses attaques contre les pays de la région, les combat s’intensifient dans le sud du Liban.
L’armée israélienne a déclaré lundi avoir lancé ces derniers jours des opérations terrestres de portée limitée contre des positions du Hezbollah afin de renforcer ses lignes de défense avancées.
Washington a cependant tenté de se montrer rassurant au cours du week-end face à la hausse des prix du pétrole et aux incertitudes économiques, prédisant que l’intervention en Iran ne durerait pas, tandis que Donald Trump a déclaré dimanche soir que son administration était en contact avec sept pays afin d’obtenir leur aide pour sécuriser le détroit d’Ormuz, via lequel transite en temps normal 20% du pétrole mondial.
Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne discuteront lundi du renforcement d’une petite mission navale au Moyen-Orient, mais ils ne devraient pas prendre de décision quant à l’extension de son rôle au détroit d’Ormuz, actuellement bloqué, selon des diplomates et des responsables.
Parallèlement, la semaine est riche en réunions de banquiers centraux, alors même que la montée des prix de l’énergie remet en question leur politique sur les taux. Les investisseurs attendent notamment les décisions de la Banque centrale européenne (BCE), la Réserve fédérale américaine (Fed), la Banque d’Angleterre (BoE), la Banque du Canada et la Riksbank.
« Les prévisions des banques centrales vont immédiatement pencher vers une inflation plus élevée et une croissance plus faible », estime Bruce Kasman, économiste en chef chez JPMorgan. « Conformément à ce point de vue, nous avons repoussé ou supprimé les mesures attendues pour la plupart des banques centrales qui devaient agir en mars et avril ».
« L’évolution de la situation sur le terrain met en évidence le risque de nouvelles hausses de prix et la probabilité que la prime de risque reste élevée », dit Bruce Kasman.
Aujourd’hui, les marchés attendent les chiffres sur l’indice Empire State et la production industrielle aux Etats-Unis, attendus à 12h30 GMT et 13h30 GMT respectivement.
LES VALEURS A SUIVRE : [L8N4010X9]
A WALL STREET
Wall Street a fini en baisse vendredi, les investisseurs scrutant l’évolution de la guerre contre l’Iran et ses effets potentiels sur l’offre mondiale de pétrole, à l’issue d’une semaine où les marchés ont été ballottés au gré des cours du brut.
Les trois grands indices américains ont fini dans le rouge baisse, même si la faiblesse des valeurs technologiques a nettement plus pénalisé le Nasdaq.
EN ASIE
La Bourse de Tokyo a fini en baisse de 0,13% à 53.751,15 points, pour la troisième journée consécutive, la crise au Moyen-Orient risquant d’entraîner des répercussions à long terme sur l’économie en raison de la hausse des prix de l’énergie et de la dépréciation du yen.
Les actions chinoises chutent lundi, l’intensification du conflit en Iran ayant freiné l’appétit pour le risque et accru l’incertitude à l’approche de la rencontre très attendue entre les présidents chinois et américain prévue en mars.
L’indice composite de la Bourse de Shanghai recule de 0,52% et le CSI 300 des grandes capitalisations abandonne 0,16%.
La Bourse de Hong Kong gagne 1,32%.
La croissance de la production industrielle en Chine a accéléré de manière inattendue en janvier-février tandis que les ventes au détail ont également dépassé les attentes, confirmant la solidité de la deuxième économie mondiale alors qu’elle fait face à un éventail de défis au niveau géopolitique.
TAUX
Les rendements américains sont en baisse.
Le rendement des Treasuries à dix ans abandonne 1,8 point de base à 4,2669%. Le deux ans perd 2,3 points de base à 3,7110%.
CHANGES
Le billet vert est en petite baisse, mais se maintient près de son plus haut niveau depuis dix mois, dans un début de semaine marqué par la prudence, alors que les investisseurs se préparent à une série de réunions des banques centrales.
Le dollar perd 0,03% face à un panier de devises de référence.
L’euro gagne 0,13% à 1,1431 dollar.
PÉTROLE
Les cours du pétrole sont en hausse, les investisseurs analysant les menaces qui pèsent sur les installations pétrolières du Moyen-Orient, malgré l’appel lancé par le président américain Donald Trump aux nations pour qu’elles contribuent à la protection du détroit d’Ormuz, une artère vitale pour les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Le Brent progresse de 1,21% à 104,39 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,25% à 98,96 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 16 MARS :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Empire State mars – 7,10
USA 13h15 Production industrielle février
– sur un mois – 0,7%
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

