Paramount remporte la bataille pour le rachat de Warner Bros
27 février (Reuters) – Warner Bros Discovery, a signé vendredi matin un accord écrit actant son potentiel rachat par Paramount Skydance pour 110 milliards de dollars (93 milliards d’euros), selon un dirigeant de Warner, après le retrait surprise de Netflix , qui n’a pas souhaité surenchérir face aux offres répétées de son rival.
« Netflix avait légalement le droit de s’aligner sur l’offre de PSKY. Comme vous le savez tous, ils ont finalement décidé de ne pas le faire. Cela a abouti à la signature d’un accord avec PSKY ce matin. Voilà où en est la situation », a déclaré lors d’une réunion mondiale avec les employés du groupe Bruce Campbell, directeur des revenus et de la stratégie de Warner Bros, selon un extrait sonore examiné par Reuters.
Paramount et Warner Bros n’ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.
Cette opération, qui doit encore être validée par les autorités de la concurrence, met fin à des mois de bras de fer entre Paramount Skydance et Netflix autour de l’acquisition des prestigieux studios Warner Bros et de la plateforme de streaming HBO Max. Warner Bros possède également la chaîne d’information CNN.
Paramount Skydance a fini par l’emporter avec une offre révisée à 31 dollars par action, alors que Netflix proposait 27,75 dollars pour les seuls studios et plateforme de streaming.
« Nous avons toujours été rigoureux et, au prix nécessaire pour égaler la dernière offre de Paramount Skydance, l’accord n’est plus intéressant financièrement. Nous refusons donc d’égaler l’offre de Paramount Skydance », a annoncé jeudi Netflix dans un communiqué.
« Une fois que notre conseil d’administration aura approuvé l’accord de rachat de Paramount, cela créera une valeur phénoménale pour nos actionnaires », s’est de son côté félicité le directeur général de Warner Bros, David Zaslav, dans un communiqué.
« Nous sommes enthousiasmés par le potentiel d’une alliance entre Paramount Skydance et Warner Bros Discovery et avons hâte de commencer à travailler ensemble et de raconter les histoires qui touchent le monde entier. »
A la Bourse de New York, l’action Netflix prenait en début d’après-midi plus de 12% et Paramount s’envolait de plus de 23%, les investisseurs saluant à la fois le retrait du géant du streaming de la bataille d’enchères et la victoire de son concurrent.
La fusion entre Paramount et Warner Bros devrait toutefois faire l’objet de l’attention des autorités de la concurrence aux États-Unis, notamment en Californie, et en Europe.
« L’offre a toujours semblé être un mélange d’attaque et de défense – renforcer les contenus et la taille, tout en empêchant la concurrence de prendre un avantage, mais à un prix très élevé », a déclaré Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown. « Pour l’instant, au moins, le marché semble considérer cela comme une victoire pour tout le monde. »
Le consortium Paramount soutenu par le milliardaire Larry Ellison, proche de Donald Trump, et dirigé par son fils, le président-directeur général de Paramount David Ellison, a augmenté son indemnité de rupture à 7 milliards de dollars et élargi ses engagements de financement, notamment avec 45,7 milliards de dollars en capitaux propres.
« Aux États-Unis, nous pensons que Paramount entretient des relations suffisamment solides avec l’administration présidentielle pour apaiser les inquiétudes, et le ministère de la Justice a créé un précédent en ne s’opposant pas à la fusion de grands studios lorsque Disney a racheté Fox », ont déclaré les analystes de Morningstar.
Deux sources au fait du dossier ont parallèlement estimé que Paramount devrait assez facilement obtenir l’accord des autorités de la concurrence en Europe, Paramount et Warner représentant à eux deux moins de 20% de part de marché sur le continent.
(Aditya Soni, Akash Sriram et Dawn Chmielewski, avec Jaspreet Singh et Sneha S K; version française Camille Raynaud et Elena Smirnova, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

