Devant son Conseil de la paix, Trump dit que $7 mds ont été levés pour Gaza
par Steve Holland et Simon Lewis et Samia Nakhoul
WASHINGTON, 19 février (Reuters) – Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi lors de la première réunion de son « Conseil de la paix » que 7 milliards de dollars avaient été versés à un fonds de reconstruction de la bande de Gaza, qui ne sera opérationnel qu’une fois que le Hamas aura déposé les armes.
Le désarmement du Hamas, l’ampleur des fonds destinés à rebâtir l’enclave palestinienne anéantie par des mois de bombardements israéliens, l’accès à l’aide humanitaire pour les plus de deux millions d’habitants du territoire sont quelques-uns des problèmes urgents que cette instance mise en place dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu d’octobre 2025 devra s’atteler à régler dans les semaines et mois à venir.
Dans une série d’annonces à la fin d’un long discours plein de digressions, Donald Trump a déclaré que les États-Unis verseraient une contribution de 10 milliards de dollars au Conseil de paix. Il a ajouté que d’autres pays contributeurs – essentiellement les pétromonarchies du Golfe – avaient promis 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza.
Le président américain a par ailleurs affirmé que l’Onu verserait deux milliards de dollars pour l’aide humanitaire et que la Fifa consacrerait 75 millions de dollars à des projets liés au football à Gaza.
Israël est représenté au Conseil de la paix, contrairement aux Palestiniens, et Donald Trump, en suggérant le mois dernier que ce Conseil pourrait oeuvrer à la fin d’autres conflits dans le monde, a alarmé les partisans du multilatéralisme en laissant transparaître sa volonté de contourner l’Onu.
« Nous allons renforcer les Nations unies », a déclaré Donald Trump jeudi, tentant visiblement de rassurer les détracteurs de son Conseil. « C’est vraiment très important. »
PARIS S’ÉTONNE DE LA PRÉSENCE DE REPRÉSENTANTS DE L’UE
Le président américain a déclaré que la Norvège avait accepté d’accueillir un « évènement réunissant les membres du Conseil », mais le chef de la diplomatie norvégienne a aussitôt démenti, précisant que la seule réunion qui se tiendrait sur son sol au printemps serait celle du Comité de liaison pour les Palestiniens mis en place après les accords d’Oslo en 1995.
La France a de son côté répété jeudi qu’elle ne pourrait envisager de participer au Conseil de la paix que si sa mission est clarifiée, et s’est étonnée que la Commission européenne ait décidé d’envoyer des représentants à la réunion de Washington en tant qu’observateurs.
« Le Board of Peace doit se recentrer sur la situation à Gaza (…). Tant qu’il existe une ambiguïté sur son périmètre, la France ne peut pas y participer, tout simplement », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Pascal Confavreux, lors de son point de presse hebdomadaire.
« S’agissant de la Commission européenne, nous sommes surpris car elle n’a pas de mandat du Conseil [européen] pour s’y rendre (…) Elle devra s’en expliquer à son retour », a-t-il ajouté.
La réunion inaugurale du Conseil de la paix, auquel 47 pays ont participé – dont de nombreux pays arabes et de l’ex-bloc soviétique – avait des allures de meeting électoral de Donald Trump, avec une musique éclectique allant d’Elvis Presley aux Beach Boys. Des casquettes rouges Trump ont été distribuées aux participants.
Donald Trump a déclaré dans son discours qu’il espérait que le recours à la force pour désarmer le Hamas ne serait pas nécessaire. Il a ajouté que le mouvement islamiste avait promis de déposer les armes. « Il semble qu’ils vont le faire, mais nous devrons nous en assurer », a-t-il dit.
FORCE DE STABILISATION INTERNATIONALE EMBRYONNAIRE
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré en Israël que le Hamas serait désarmé d’une manière ou d’une autre. « Très bientôt, le Hamas sera confronté à un dilemme: déposer pacifiquement les armes ou être désarmé de force », a-t-il dit.
À Gaza, le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a déclaré que toute force internationale qui pourrait être déployée à Gaza, comme le prévoit le plan Trump, devrait « superviser le cessez-le-feu et empêcher l’occupation (israélienne) de poursuivre son agression ».
Il a ajouté que le désarmement du mouvement palestinien pourrait faire l’objet de discussions, sans s’engager explicitement à ce que cela soit le cas.
Le Hamas, qui a repris l’administration de l’enclave en ruines, s’est dit prêt à céder le pouvoir à un comité de technocrates palestiniens soutenu par les États-Unis et dirigé par Ali Shaath, mais Israël n’a pas autorisé le groupe à entrer dans la bande de Gaza.
Pour l’heure, cinq pays – Albanie, Indonésie, Kazakhstan, Kosovo et Maroc – se sont dits prêts à participer à la « Force internationale de stabilisation » qui pourrait être déployée à Gaza dans le cadre du plan Trump, a dit son commandant, le général américain Jasper Jeffers, en marge de la réunion du Conseil de la paix.
Deux autres pays – Egypte et Jordanie – se sont proposés pour former la nouvelle force de police de l’enclave, a-t-il ajouté.
(Steve Holland et Simon Lewis à Washington, avec John Irish à Paris, Samia Nakhoul et Nidal al-Mughrabi; version française Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün avec John Irish, édité par Blandine Hénault, Kate Entringer et Jean Terzian)
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