Wall Street vue dans le vert malgré les craintes sur l’IA
par Mara Vilcu
6 février (Reuters) – Wall Street est attendue dans le vert vendredi et les Bourses européennes sont en ordre dispersé à mi-séance, alors qu’une volatilité accrue entoure le secteur technologique.
Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,18% pour le Dow Jones, de 0,37% pour le Standard & Poor’s-500 et de 0,48% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,02% à 8.236,35 points vers 10h50 GMT. A Francfort, le Dax avance de 0,38% et à Londres, le FTSE 100 monte de 0,05%.
L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,47%, le FTSEurofirst 300 avance de 0,20% et le Stoxx 600 progresse de 0,22%.
Les craintes que les investissements colossaux dans l’intelligence artificielle (IA) n’offrent pas les rendements escomptés et que cette technologie en plein essor pénalise les modèles économiques du secteur des logiciels, des données ou de la publicité ont pesé sur les marchés d’actions au cours de cette première semaine de février.
« On assiste actuellement à une rotation massive, et le Nasdaq sous-performe clairement le S&P et les valeurs sûres telles que les actions des biens de consommation courante », a dit Prashant Bhayani, directeur des investissements pour l’Asie chez BNP Paribas Wealth Management. « Le marché commence à dire ‘d’accord, oui, l’IA est très intéressante’, mais les gens se demandent aussi ‘qu’est-ce que j’y gagne ?' »
Les 600 milliards de dollars que Amazon, Microsoft, Google et Meta prévoient de dépenser cette année dans l’IA ont alimenté les craintes concernant le coût du boom de l’IA, tandis que les inquiétudes relatives aux perturbations dans des secteurs tels que les logiciels et les services de données ont persisté.
« La semaine a été divisée en deux parties. Au début de la semaine, les inquiétudes concernaient les logiciels d’IA, puis à la fin de la semaine, elles portaient sur les dépenses en IA », a dit Fiona Cincotta, analyste de marché senior chez City Index.
« Je pense que cela montre à quel point le marché est sensible et nerveux à l’égard de toute la question de l’IA ».
Par ailleurs, les indicateurs du marché du travail américain publiés jeudi ont contribué à refroidir le moral des investisseurs : le nombre de personnes ayant déposé une nouvelle demande d’allocations chômage a augmenté plus que prévu pour la semaine se terminant le 31 janvier, tandis que les offres d’emploi ont atteint leur plus bas niveau depuis plus de cinq ans en décembre.
Et, le rapport sur l’emploi non-agricole aux Etats-Unis pour janvier, dont la publication était initialement prévue ce vendredi, sera dévoilé le 11 février en raison du récent court « shutdown » aux Etats-Unis.
En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) n’a pas créé de surprise en maintenant jeudi ses taux directeurs à leur niveau actuel, réaffirmant que l’inflation devrait se stabiliser autour de son objectif et minimisant l’impact de la vigueur de l’euro sur la politique monétaire.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET [L8N3Z20Q8]
VALEURS EN EUROPE
Les valeurs européennes du luxe reculent en Bourse vendredi, dans le sillage de Kering, les investisseurs doutant des perspectives de retour à la croissance de Gucci, sa marque phare, en 2026, alors que le groupe français doit publier la semaine prochaine ses résultats financiers pour l’exercice 2025. L’action Kering chute de 2,76%.
Moncler, Salvatore Ferragamo et Brunello Cucinelli perdent 1,96%, 2,50% et 2,19% respectivement.
Les concurrents français LVMH et Hermès abandonnent 0,67% et 0,63% respectivement.
Le constructeur automobile franco-italien Stellantis plonge de 23,55% à Paris après avoir annoncé des charges exceptionnelles, reflétant un virage stratégique passant notamment par une révision en baisse de ses ambitions 100% électriques.
Le compartiment automobile du Stoxx 600 recule de plus de 3,44% dans son sillage.
Société Générale cède 4,47%, la banque française ayant publié des résultats mitigés au quatrième trimestre.
L’élargissement du rappel de lots de lait infantile du groupe Danone Danone pèse à nouveau sur l’action du groupe français, qui perd 1,95%.
TAUX
L’aversion au risque renforce l’attrait pour les obligations et fait reculer les rendements. Le rendement des Treasuries à dix ans abandonne 1,6 point de base à 4,1941%. Le deux ans perd 0,2 point de base à 3,4831%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans recule de 2,0 points de base à 2,8238%. Le deux ans perd 1,6 point de base à 2,0550%.
CHANGES
Le dollar s’est maintenu vendredi à un niveau proche de son plus haut niveau depuis deux semaines, tirant parti de son attrait en tant que valeur refuge, alors que les investisseurs se sont empressés de liquider certaines de leurs positions plus risquées à la suite d’une forte chute des actions, des cryptomonnaies et des métaux précieux, alimentée par les inquiétudes liées à la hausse des dépenses liées à l’intelligence artificielle cette année.
Le dollar gagne 0,02% face à un panier de devises de référence.
L’euro gagne 0,13% à 1,1790 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole sont en hausse après une forte baisse la veille, mais s’apprêtaient à enregistrer leur première baisse hebdomadaire en près de deux mois, les inquiétudes liées à l’approvisionnement s’étant apaisées et les investisseurs se concentrant sur l’issue des négociations entre les États-Unis et l’Iran prévues plus tard dans la journée.
Le Brent avance de 0,71% à 68,03 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) progresse de 0,74% à 63,76 dollars.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L’AGENDA DU 6 FEVRIER :
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 15h00 Indice de confiance de février 55,0 56,4
l’Université du Michigan
(flash)
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Mara Vîlcu, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

