GB-La BoE laisse son principal taux inchangé, ouvre la voie à une prochaine baisse
LONDRES, 5 février (Reuters) – La Banque d’Angleterre (BoE) a laissé jeudi son principal taux directeur inchangé à 3,75%, tout en laissant la porte ouverte à une future réduction si le ralentissement prévu de l’inflation au cours des prochains mois s’avérait durable.
La décision a été prise par 5 voix contre 4, un décompte plus serré que prévu.
L’institution affirme désormais qu’elle s’attend à ce que l’inflation ralentisse vers la cible de 2% en avril, en grande partie grâce aux mesures incluses dans le budget présenté fin novembre par la ministre des Finances Rachel Reeves, soit beaucoup plus tôt que prévu dans ses prévisions de début novembre.
Le gouverneur Andrew Bailey a été l’un des cinq membres du comité de politique monétaire de la BoE, le MPC, à avoir soutenu la décision de laisser les taux inchangés.
Il a toutefois déclaré que sa position était susceptible de changer si le recul prévu de l’inflation s’avérait ne pas être temporaire.
« Nous devons nous assurer que l’inflation reste à ce niveau, c’est pourquoi nous avons maintenu les taux inchangés à 3,75% aujourd’hui », a-t-il déclaré dans un communiqué.
« Si tout se passe bien, il devrait être possible de réduire encore le taux directeur cette année », a-t-il ajouté, soulignant qu’il n’avait pas de date précise en tête pour la reprise des réductions de taux.
« Mon message principal aujourd’hui est une bonne nouvelle. La désinflation est en bonne voie et semble devancer le calendrier que nous avions prévu en novembre », a-t-il insisté peu après lors de la conférence de presse qui a suivi l’annonce.
Le MPC a abaissé le principal taux directeur pour la dernière fois en décembre.
PLUS SERRÉ QUE PRÉVU
Les commentaires du gouverneur ainsi que les perspectives actualisées sur l’inflation ont conduit les traders à renforcer leurs anticipations de réductions des taux, provoquant une réaction de la livre sterling et des rendements obligataires.
La monnaie britannique a amplifié sa baisse et perd 0,63% face au dollar vers 12h39 GMT.
Le Gilt britannique à deux ans, le plus sensible aux anticipations sur les taux, recule de 8 points de base à 3,64%.
« La décision a été beaucoup plus serrée que prévu, avec une minorité solidement convaincue de la nécessité de poursuivre la politique accommodante, qui continuera probablement à faire pression pour de nouvelles baisses de taux dans les mois à venir », souligne Luke Bartholomew, chef économiste chez Aberdeen.
La probabilité d’une réduction des taux lors de la réunion de mars est désormais estimée à 45%, contre 20% avant la décision de la BoE.
Malgré six baisses des coûts d’emprunt depuis mi-2024, l’inflation britannique reste la plus élevée des pays du G7. Elle s’est établie à 3,4% en décembre sur un an, selon les données officielles.
Les quatre membres du MPC qui ont soutenu une baisse – les vice-gouverneurs Dave Ramsden et Sarah Breeden, ainsi que Swati Dhingra et Alan Taylor – se disent en revanche plus préoccupés par une baisse trop importante des prix dans un contexte d’affaiblissement de l’économie.
La BoE a revu à la baisse sa prévision de croissance de l’économie britannique pour 2026, la ramenant de 1,2% à 0,9%, avant une reprise en 2027 et 2028. Elle a également relevé sa prévision concernant le chômage, la portant à 5,3% contre 5,1% précédemment.
(William Schomberg, David Milliken et Andy Bruce, version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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