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À l’Onu, la légalité de l’arrestation de Nicolas Maduro en question

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par Michelle Nichols

NATIONS UNIES, 5 janvier (Reuters) – La question de la légalité de l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis sera débattue lundi aux Nations unies même si Washington ne devrait pas être confronté à de trop fortes critiques de la part de ses alliés.

Le Conseil de sécurité de l’Onu, qui compte 15 membres, se réunit deux jours après l’opération menée par les forces spéciales américaines au Venezuela qui a conduit à l’arrestation de Nicolas Maduro et de sa femme. ​Lors du raid, des quartiers de la capitale Caracas ont été privés d’électricité et des installations militaires ont été ‍touchées.

Les autorités vénézuéliennes ont affirmé que ⁠l’attaque américaine avait fait des victimes mais n’ont pas précisé le nombre de morts et de blessés.

Nicolas Maduro est actuellement en prison et comparaîtra ⁠lundi devant un tribunal fédéral à New York pour des accusations liées au trafic de drogue.

La Russie, la Chine et d’autres soutiens du Venezuela ont accusé les États-Unis de violer le droit international. Les alliés de Washington, dont beaucoup s’opposent à Nicolas Maduro, ont pour leur part été moins loquaces ​quant à l’opération militaire américaine.

« À en juger par les réactions des dirigeants européens jusqu’à présent, je soupçonne que les alliés des États-Unis feront preuve d’une grande ambivalence au Conseil de sécurité », observe Richard Gowan, directeur des questions mondiales et des institutions au sein du groupe de réflexion International Crisis Group.

Le secrétaire général de l’Onu, Antonio Guterres, a estimé que l’opération américaine au Venezuela créait « un dangereux précédent », selon son porte-parole samedi. De nombreux experts juridiques estiment également que l’action des États-Unis était illégale.

Grâce à son droit de veto, Washington ‌sera toutefois en mesure de bloquer toute tentative du Conseil de sécurité de lui demander des comptes.

WASHINGTON INVOQUE LA LÉGITIME DÉFENSE

À la suite de l’opération américaine, les ​États européens ont largement appelé au respect du droit international sans nommer spécifiquement Washington.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a néanmoins déclaré sur X que cette opération contrevenait au « principe de non-recours à la force qui fonde le droit international » – une position plus forte que celle exprimée initialement par le président Emmanuel Macron qui avait dit « prendre acte » de l’opération américaine.

Selon la charte des Nations unies, qui comptent 193 membres, ces derniers doivent s’abstenir « dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou ‌à ‌l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ».

Dimanche, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Onu, Mike Waltz, ​a mis en avant l’article 51 de cette charte qui stipule que rien « ne portera atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un membre des Nations unies serait l’objet d’une agression armée ».

« Dans ce cas, vous avez un baron de la drogue, un dirigeant illégitime ​inculpé aux États-Unis, qui se coordonne avec des pays comme la Chine, la Russie, l’Iran et des groupes terroristes comme le Hezbollah, et qui injecte de la drogue, des voyous et des armes aux États-Unis d’Amérique, menaçant d’envahir ses voisins », a-t-il défendu sur ⁠Fox News.

NÉCESSITÉ D’UNE « BASE JURIDIQUE », SELON LES EXPERTS

Des experts juridiques estiment pour leur part que l’opération américaine était illégale car menée sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations ​unies et sans le consentement du Venezuela. Elle ne constitue pas une légitime défense face à une attaque armée, jugent-ils.

« L’opération a violé le droit international », affirme Tom Dannenbaum, professeur à la faculté de droit de Stanford. « Les objections juridiques sérieuses au régime de Maduro n’éliminent pas la nécessité d’une base juridique pour l’utilisation de la force militaire au Venezuela. »

« Même si Maduro devait être tenu pour responsable de trafic de drogue vers les États-Unis, cette contrebande ne constitue pas une attaque armée et n’autorise pas les États-Unis à recourir à la force pour se défendre », abonde ⁠Milena Sterio, professeur à la faculté de droit de l’université d’État de Cleveland.

Washington « ne peut pas exercer une juridiction extraterritoriale pour arrêter des individus où bon lui semble », ajoute-t-elle.

Pour Adil Haque, professeur à la faculté de droit de Rutgers, la capture de Nicolas Maduro par les ‌Etats-Unis constitue une « violation illégale de l’inviolabilité et de l’immunité d’un chef d’État en exercice ».

(Rédigé par ⁠Michelle Nichols ; version française Blandine Hénault, édité par Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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