L’Europe attendue sur une note prudente avant la Fed et la « tech » américaine
par Diana Mandia
PARIS (Reuters) – Les principales Bourses européennes sont attendues en légère baisse mercredi à l’ouverture, alors que les investisseurs se préparent à la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et à une nouvelle série de résultats financiers, y compris ceux des géants de la technologie.
Les contrats à terme sur indices suggèrent une ouverture en baisse de 0,13% pour le CAC 40 parisien, de 0,22% pour le Dax à Francfort, de 0,17% pour le FTSE à Londres et de 0,04% pour l’EuroStoxx 50.
Le Stoxx 600 devrait ouvrir sur un recul de 0,05%.
La séance s’annonce intense et les investisseurs se montrent prudents, tandis que la politique monétaire passe au premier plan avec la perspective que la Fed annonce une nouvelle baisse des taux d’intérêt aux Etats-Unis après la clôture des marchés européens.
Une réduction de 25 points de base des coûts d’emprunt étant pratiquement acquise, les investisseurs seront particulièrement impatients de connaître les détails des perspectives de la banque centrale en matière de taux, d’autant plus que le gouvernement américain est paralysé depuis près d’un mois par un « shutdown », ce qui retarde la publication de données économiques officielles.
La technologie sera quant à elle à nouveau sous les projecteurs mercredi après un rallye à Wall Street la veille, et alors que les investisseurs attendent la publication, en fin de journée à New York, des résultats de Microsoft, Alphabet et Meta Platforms, avec un intérêt particulier sur les détails concernant les dépenses en matière d’intelligence artificielle (IA).
« Les investisseurs veulent voir non seulement des chiffres solides, mais aussi des preuves d’une monétisation durable de l’IA et d’une demande qui s’étend au-delà du boom initial. C’est là que le marché jugera si ce boom de l’IA est en train de devenir une bulle ou non », note Charu Chanana, analyste chez Saxo.
Le dossier commercial approche quant à lui d’une échéance clé très attendue.
Donald Trump est arrivé mercredi en Corée du Sud, ultime étape de sa tournée en Asie, avant une rencontre avec le président chinois Xi Jinping jeudi à propos de laquelle le président américain s’est dit optimiste, apaisant les craintes sur les marchés financiers mondiaux avec la perspective d’une désescalade dans la guerre commerciale entre les deux plus grandes puissances économiques mondiales.
Les Bourses européennes pourraient également réagir à une nouvelle série de résultats d’entreprise, comme ceux de la Deutsche Bank, qui a annoncé mercredi une hausse inattendue de 7% de son bénéfice au troisième trimestre, ou ceux de son concurrent suisse UBS, dont le bénéfice net trimestriel a bondi de 74% pour atteindre 2,5 milliards de dollars.
La Banque centrale européenne (BCE) doit pour sa part annoncer jeudi sa décision de politique monétaire.
A WALL STREET
La Bourse de New York a fini en hausse mardi alors que les investisseurs se montraient optimistes quant aux résultats d’entreprise attendus cette semaine et aux annonces liées à l’IA.
L’indice Dow Jones a gagné 0,34%, le Standard & Poor’s 500, plus large, a pris 0,23% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,80%.
Nvidia a progressé de près de 5% après que son directeur général, Jensen Huang, a annoncé que l’entreprise construirait sept superordinateurs pour le département américain de l’Energie et que le groupe avait enregistré pour 500 milliards de dollars de commandes de puces d’intelligence artificielles(IA).
Le groupe américain s’est rapproché mardi d’une valeur boursière de 5.000 milliards de dollars, ce qui en ferait la première entreprise à franchir ce seuil symbolique.
Microsoft a avancé également après que le groupe a déclaré avoir conclu un accord avec OpenAI pour permettre au développeur de ChatGPT de se restructurer en société d’utilité publique, la valorisant à 500 milliards de dollars.
EN ASIE
Les Bourses asiatiques bénéficient mercredi de la vague d’optimisme concernant l’IA.
A Tokyo, le Nikkei a fini en hausse de 2.17% à 51.307,65 points, dépassant donc pour la première fois le seuil des 51.000 points.
En Chine, où les espoirs commerciaux constituent un autre facteur favorable, l’indice composite de la Bourse de Shanghai a progressé de 0,7% et le CSI 300 des grandes capitalisations a pris 1,19%.
La Bourse de Hong Kong recule en revanche de 0,33%.
Le Kospi sud-coréen a pour sa part touché un niveau record, aidé par l’IA et les perspectives optimistes de SK Hynix, un fournisseur de Nvidia.
TAUX / CHANGES
Le rendement des Treasuries à dix ans recule légèrement à 3,9813% avant la décision de la Fed et celui de l’obligation à deux ans évolue également sur des faibles variations à 3,4980%.
Le marché obligataire européen est également calme dans les premiers échanges, le rendement du Bund allemand à dix ans ressortant à 2,6234% et celui de l’obligation à deux ans à 1,9823%.
Sur le marché des changes, le dollar gagne 0,18% face à un panier de devises de référence, grâce aux signes indiquant que les États-Unis et la Chine sont en passe de signer un accord qui suspendrait la hausse des droits de douane américains et les restrictions chinoises sur les exportations de terres rares.
L’euro perd 0,14% à 1,1634 dollar.
PÉTROLE
Les prix du pétrole se sont stabilisés mercredi après trois jours de baisse, les stocks américains de pétrole brut, d’essence et de distillats ayant baissé la semaine dernière, selon des sources du marché.
Le Brent prend 0,59% à 64,78 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,6% à 60,51 dollars.
Les doutes quant à l’efficacité des sanctions contre la Russie et une éventuelle augmentation de la production de l’Opep+ ont pesé sur le marché ces derniers jours.
AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 29 OCTOBRE
(Rédigé par Diana Mandia, édité par Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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