Les Etats-Unis sanctionnent les grands groupes pétroliers russes
par Timothy Gardner, Andrew Osborn et Jeff Mason
WASHINGTON/MOSCOU (Reuters) – L’instauration de sanctions américaines contre les deux plus grandes compagnies pétrolières russes, annoncée mercredi par Donald Trump sur fond de frustration accrue à l’égard de Vladimir Poutine pour l’absence d’avancée vers la paix en Ukraine, a fait grimper jeudi les cours du brut de 5%, incité des sociétés indiennes et chinoises à envisager une baisse des importations de pétrole russe et suscité la colère de Moscou.
Ces premières sanctions américaines directes contre la Russie visent les géants Rosneft et Lukoil, qui représentent plus de 5% de la production mondiale de brut et marquent un virage politique majeur de la part de Donald Trump, qui n’avait pris aucune sanction directe contre la Russie depuis son retour au pouvoir à Washington en janvier dernier, privilégiant des mesures commerciales indirectes.
La semaine dernière encore, le président américain déclarait qu’il rencontrerait de nouveau son homologue russe à Budapest, deux mois après leur tête-à-tête à Anchorage, en Alaska, mais il a fait savoir mercredi que cette rencontre n’aurait pas lieu, déplorant que ses « bonnes conversations » avec Vladimir Poutine ne mènent « nulle part ».
« Il me semblait que nous n’irions pas dans la direction où nous devons aller », a expliqué Donald Trump devant les journalistes à la Maison blanche. « Donc je l’ai annulée, mais nous la ferons à l’avenir ».
Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé jeudi des mesures « extrêmement contre-productives » dans la perspective d’un accord de paix, répétant que les objectifs russes en Ukraine étaient inchangés et qu’il fallait s’attaquer aux racines du conflit. Le président ukrainien Volodimir Zelensky a salué un « pas très important ».
L’Union européenne, dont les chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis à Bruxelles, a adopté dans le même temps un 19e paquet de sanctions contre Moscou ciblant les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) russe.
MACHINE DE GUERRE
A l’issue du sommet d’Anchorage, le président américain avait renoncé à l’exigence d’un cessez-le-feu et accédé à la demande de Moscou d’entamer plutôt des négociations en vue d’un règlement global du conflit. Mais depuis ces derniers jours, Washington réclame à nouveau un arrêt immédiat des hostilités.
Dévoilant les sanctions contre Rosneft et Lukoil, dont les biens aux Etats-Unis sont gelés et qui ont interdiction d’engager des transactions avec des entités américaines, le département américain du Trésor a dit être disposé à prendre des mesures supplémentaires contre la Russie si cette exigence d’un cessez-le-feu n’est pas remplie.
« Etant donné le refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le département du Trésor sanctionne les deux principales compagnies pétrolières de la Russie qui financent la machine de guerre du Kremlin », a déclaré mercredi le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent.
L’ex-président russe Dmitri Medvedev, coutumier des messages virulents sur les réseaux sociaux, a estimé que les décisions américaines étaient « un acte de guerre » contre la Russie.
Kyiv, la capitale ukrainienne, a été attaquée jeudi aux premières heures, pour la deuxième nuit consécutive, par des drones russes qui ont fait neuf blessés. La défense aérienne russe dit avoir abattu de son côté 139 drones ukrainiens.
HAUSSE DES COURS
La décision de Washington a fait grimper de 5% les cours du brut sur les marchés par crainte de ses répercussions sur l’offre mondiale de pétrole.
Des sources proches de l’industrie pétrolière indienne ont dit à Reuters que les raffineurs du pays se préparaient à réduire drastiquement leurs importations de pétrole russe afin de se conformer aux sanctions contre Lukoil et Rosneft. Le Trésor a donné aux entreprises jusqu’au 21 novembre pour diminuer leurs transactions avec les deux groupes russes.
L’Inde, qui est soumise à des droits de douane américains de 50%, dont 25% en raison de ses achats de pétrole russe, espère négocier un accord commercial plus favorable en échange d’une baisse de ses importations de brut.
Selon de multiples sources proches du secteur, les grandes compagnies pétrolières publiques chinoises ont suspendu leurs achats de pétrole russe transporté par voie maritime à la suite des sanctions contre Rosneft et Lukoil.
D’après ces sources, les compagnies PetroChina, Sinopec, CNOOC et Zhenhua Oil n’engageront pas de transactions au moins à court terme en raison de ces sanctions.
La Chine importe par la mer environ 1,4 million de barils par jour de pétrole russe mais une grande partie de ces achats est effectuée par des raffineurs indépendants. La part des achats des compagnies publiques est évaluée dans une fourchette de 250.000 à 500.000 barils par jour.
(avec la contribution de Gleb Bryanski, Jasper Ward et Kanishka Singh, Chen Aizhu, Florence Tan et Siyi Liu; version française Jean Terzian et Jean-Stéphane Brosse, édité par Kate Entringer)
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