La BCE devrait maintenir ses taux inchangés jusqu’en 2027 – économistes
par Indradip Ghosh
BANGALORE – La Banque centrale européenne (BCE) en a fini avec ses baisses de taux d’intérêt, l’inflation restant désormais proche de la cible de 2% et l’économie progressant à un rythme constant, estiment une majorité croissante d’économistes interrogés par Reuters.
Si l’inflation de la zone euro a légèrement accéléré en septembre à 2,2%, contre 2% en août, la BCE a estimé dans son compte rendu de la réunion des 10 et 11 septembre que sa politique était « suffisamment solide » pour faire face à d’éventuels chocs inflationnistes.
La banque centrale a maintenu ses taux inchangés en septembre et a présenté une évaluation légèrement optimiste de l’économie de la zone euro.
NOUVELLE PAUSE PRÉVUE LE 30 OCTOBRE
La BCE, qui a réduit son taux de dépôt de 200 points de base entre juin 2024 et juin 2025 pour contrer l’inflation, le maintiendra inchangé à 2% le 30 octobre pour la troisième réunion consécutive, selon les 88 économistes interrogés par Reuters entre le 15 et le 22 octobre.
Près de 72% (63 sur 88) estiment par ailleurs que la BCE maintiendra son taux de dépôt inchangé cette année, tandis que 57% (45 sur 79) ne prévoient aucun changement d’ici fin 2026.
Un peu moins de la moitié des personnes interrogées s’attendaient le mois dernier à ce que les taux restent inchangés à la fin de 2026. Les contrats à terme sur taux d’intérêt prévoient une baisse de 25 points de base d’ici la fin de l’année prochaine.
« L’absence de ralentissement dans les données récentes sur l’activité (économique) et l’inflation ferme la porte à une nouvelle « baisse préventive » de la BCE. Nous supprimons ce qui aurait été la dernière baisse de notre prévision et prévoyons désormais que le taux directeur restera à 2% jusqu’à la fin de 2026″, a déclaré Shaan Raithatha, économiste chez Vanguard.
Ce statu quo attendu en Europe contraste avec les prévisions de deux autres baisses des taux par la Réserve fédérale américaine (Fed) cette année, alors que l’affaiblissement du marché du travail l’emporte sur les risques d’inflation, alimenté en partie par les droits de douane imposés par Washington sur ses principaux partenaires commerciaux, selon un sondage indépendant réalisé par Reuters.
Christine Lagarde, présidente de la BCE, a dit le mois dernier que la zone euro gérait mieux que prévu les barrières commerciales américaines, ce qui permet aux risques inflationnistes de rester « assez contenus ».
L’inflation se situera en moyenne autour de 2% chaque année jusqu’en 2027, selon les médianes des sondages, une prévision largement inchangée par rapport au mois dernier.
PERSPECTIVES DE CROISSANCE STABLES
Les perspectives de croissance restent par ailleurs stables dans la zone euro, grâce aux espoirs d’une augmentation des dépenses budgétaires, notamment de la part de l’Allemagne, la plus grande économie du bloc.
L’économie des pays partageant l’euro devrait ainsi croître de 1,2% en 2025, de 1,1% en 2026 et de 1,4% en 2027, selon les enquêtes.
Ces perspectives comportent toutefois des risques de détérioration.
La plupart des économistes (24 sur 30) ont déclaré qu’il était plus probable que l’économie de la zone euro connaisse une croissance plus lente que prévu au cours de l’année à venir plutôt qu’une croissance plus rapide qu’attendu.
« La résilience de la zone euro est le moteur de la stabilité des perspectives (…) Mais le risque reste clairement orienté à la baisse, tant en termes de croissance que d’inflation », souligne Carsten Brzeski, responsable mondial de la macroéconomie chez ING.
« L’instabilité politique risque fort de freiner la croissance française. En Allemagne, nous constatons actuellement un recul de l’optimisme en matière de croissance et il se pourrait bien que les effets des mesures de relance se fassent sentir plus tardivement que prévu », a-t-il précisé.
L’économie allemande devrait croître de seulement 0,2% cette année et de 1,1% en 2026, ce qui est largement inchangé par rapport aux prévisions de juillet, malgré l’optimisme suscité par les projets d’investissement dans les infrastructures.
La croissance en France sera de 0,6% cette année et de 0,9% en 2026, selon les sondages.
(Rédigé par Indradip Ghosh, enquêtes de Renusri K et Debrah Gomes ; version française Diana Mandia, édité par Kate Entringer)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.
Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


