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Des responsables la Fed remettent en question la nécessité de nouvelles baisses de taux, Miran se démarque

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WASHINGTON (Reuters) – Des responsables de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont mis en doute lundi la nécessité de nouvelles baisses de taux dans un contexte d’inflation élevée, tandis que le nouveau gouverneur Stephen Miran a averti que la politique monétaire actuelle pourrait être trop restrictive.

Le président de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, et son homologue de la Fed d’Atlanta, Raphael Bostic, ont tous deux souligné, dans des déclarations distinctes, que si la réduction de 25 points de base des taux d’intérêt de la Fed lors de la réunion de la semaine dernière était appropriée pour gérer le risque d’une hausse du chômage, la réduction de l’inflation restait une priorité.

« J’ai soutenu la réduction de 25 points de base du taux directeur du FOMC la semaine dernière en tant que mesure de précaution destinée à soutenir le marché du travail au plein emploi et à éviter un nouvel affaiblissement », a déclaré Alberto Musalem lors d’un discours devant la Brookings Institution à Washington.

« Toutefois, je pense que la marge de manoeuvre pour un nouvel assouplissement est limitée sans que la politique ne devienne trop accommodante, et nous devrions agir avec prudence », a-t-il ajouté.

Dans une interview accordée au Wall Street Journal, Raphael Bostic a pour sa part déclaré que la réduction actée la semaine dernière était la seule qu’il jugeait probablement nécessaire cette année, étant donné que l’inflation reste supérieure d’environ un point de pourcentage à l’objectif de la Fed.

« Je suis préoccupé par l’inflation qui est trop élevée depuis longtemps. Et pour moi, je pense qu’il est important que nous continuions à signaler l’importance de ce problème », a déclaré Raphael Bostic.

Quant à une éventuelle baisse des taux lors de la réunion de la banque centrale en octobre, Raphael Bostic, qui ne vote pas sur la politique des taux cette année, dit ne pas y être favorable aujourd’hui, « mais nous verrons ce qui se passera ».

Stephen Miran, nouveau gouverneur de la Fed, a toutefois dit lundi que les changements apportés aux politiques d’immigration, fiscales et réglementaires devraient faire baisser les taux d’intérêt sous-jacents aux États-Unis et rendre la politique monétaire actuelle beaucoup trop restrictive par rapport à ce dont l’économie a besoin pour maintenir l’inflation à son niveau cible.

« Le résultat est que la politique monétaire est bien engagée dans une phase restrictive. Maintenir les taux d’intérêt à court terme à un niveau trop élevé d’environ deux points de pourcentage risque d’entraîner des licenciements inutiles et une hausse du chômage », a-t-il déclaré dans un discours préparé pour l’Economic Club of New York.

La Fed a, comme prévu, réduit mercredi dernier ses taux directeurs d’un quart de point de pourcentage et indiqué qu’elle baisserait progressivement ses coûts d’emprunt pour le reste de l’année, dans un contexte de craintes d’un affaiblissement du marché du travail.

Cependant, Stephen Miran s’est opposé à cette décision, estimant qu’une baisse de 50 points de base était plus appropriée, et a également prévu des baisses d’un demi-point de pourcentage lors des deux prochaines réunions de la Fed, une projection qui, selon lui, « diverge de celles des autres membres du FOMC ».

Sephen Miran, qui a rejoint ce mois-ci le conseil des gouverneurs de la Fed après avoir été proposé à ce poste par le président Donald Trump, a fait valoir que ses collègues n’avaient pas tenu compte de la manière dont les changements politiques de la Maison blanche, en particulier les droits de douane, le durcissement de la politique migratoire et la déréglementation, réduisaient le taux d’intérêt dit « neutre ».

Difficile à estimer, le taux d’intérêt dit « neutre » est le niveau qui n’encourage ni les dépenses ni les investissements, et ne restreint pas l’activité économique afin d’atténuer les pressions sur les prix.

Les commentaires de Stephen Miran, Alberto Musalem et Raphael Bostic reflètent le débat en cours à la Fed sur l’ampleur et la rapidité des ajustements nécessaires des taux d’intérêt.

Alberto Musalem, qui vote sur la politique des taux cette année, a quant à lui déclaré qu’il pensait toujours que le risque d’une inflation au-dessus de l’objectif de la Fed signifiait que le taux d’intérêt de référence devait rester suffisamment élevé pour compenser le risque d’augmentation des prix.

« La politique monétaire devrait continuer à s’opposer à la persistance d’une inflation supérieure à l’objectif fixé », a-t-il dit.

S’il existe des risques pour le taux de chômage, à moins qu’ils ne commencent à se matérialiser, « accorder trop d’importance au marché du travail […] pourrait faire plus de mal que de bien », a-t-il défendu.

(Rédigé par Howard Schneider ; version française Diana Mandia, édité par Kate Entringer)

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Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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