Large remaniement ministériel au sein du gouvernement Starmer
LONDRES (Reuters) -Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé vendredi de nouvelles nominations aux postes de vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et ministre de l’Intérieur, dans le cadre d’un remaniement gouvernemental plus large que prévu, déclenché par la démission de la vice-Première ministre Angela Rayner en raison d’une affaire d’impôt sous-payé.
Keir Starmer a promu le ministre des Affaires étrangères David Lammy au poste de vice-Premier ministre, le remplaçant par la ministre de l’Intérieur Yvette Cooper, qui a elle-même été remplacée par la ministre de la Justice Shabana Mahmood, tous trois des fidèles du Premier ministre.
Un remaniement ministériel était largement attendu après que le locataire du 10, Downing Street a annoncé la semaine dernière des changements au sein de son cabinet pour renforcer son conseil économique.
Le démission d’Angela Rayner l’a cependant poussé à effectuer un remaniement plus en profondeur.
Âgée de 45 ans, Angela Rayner est la huitième personne à quitter l’équipe gouvernementale, et ce départ pourrait être le plus préjudiciable alors que Keir Starmer avait offert son soutien total à sa vice-Première ministre, qui avait reconnu avoir sous-payé un impôt lors de l’achat d’un logement.
Le Premier ministre s’est désolé de la manière dont s’est achevé le mandat d’Angela Rayner au gouvernement, tout en estimant qu’elle avait pris la bonne décision.
Keir Starmer a également limogé vendredi la chargée des relations avec la Chambre des communes, Lucy Powell.
LOYAUTÉ
Si David Lammy, 53 ans, s’est vu confier le poste de vice-Premier ministre, il a dû renoncer à celui de ministre des Affaires étrangères, auquel il tenait.
La nouvelle cheffe de la diplomatie, Yvette Cooper, 56 ans, est l’une des figures les plus importantes du Parti travailliste après avoir travaillé avec l’ancien Premier ministre Gordon Brown.
Sa nomination est considérée comme une promotion après qu’elle a supervisé la politique souvent critiquée du gouvernement en matière de lutte contre l’immigration clandestine.
Shabana Mahmood, 44 ans, est également considérée comme un « pilier » du Parti travailliste, une personnalité politique pragmatique qui n’a pas hésité à prendre des mesures jugées audacieuses dans le cadre de ses fonctions à la Justice.
La loyauté est essentielle pour Keir Starmer, qui a connu le plus grand nombre de démissions ministérielles – en dehors des remaniements gouvernementaux – de tous les Premiers ministres au début de leur mandat depuis près de 50 ans.
« On a actuellement l’impression qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ni ce qu’ils défendent », a déclaré à Reuters Chris Hopkins, directeur de recherche politique chez Savanta, un institut de sondage.
« Leur stratégie n’est pas assez bonne, leur communication n’est pas assez bonne et ils doivent cesser de se tirer une balle dans le pied », a-t-il ajouté.
La démission d’Angela Rayner a par ailleurs accru la pression sur le Premier ministre, alors que son parti s’est laissé distancer par le parti d’extrême droite Reform UK de Nigel Farage dans les sondages d’opinion.
Nigel Farage, qui assistait à la première journée du congrès du parti Reform à Birmingham, s’est engouffré dans la brèche, avançant son discours de trois heures afin d’évoquer le départ d’Angela Rayner.
Devant ses partisans, il a affirmé être en bonne position pour devenir le prochain Premier ministre alors que le gouvernement travailliste se trouve dans une « crise profonde ».
« Malgré toutes les promesses de politique nouvelle et différente, celle-ci est aussi mauvaise, sinon pire, que la précédente », a-t-il déclaré sous les applaudissements.
(Rédigé par Andrew MacAskill et Elizabeth Piper, avec la contribution d’Alistair Smout, William James et Muvija M, version française Kate Entringer)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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