Un influent sénateur américain déclare que « Taïwan a le droit d’être libre et de préserver son autodétermination »
TAIPEI (Reuters) -Taïwan a le droit d’être libre et de « préserver son autodétermination », a déclaré vendredi au président de l’île le sénateur américain Roger Wicker, qui préside l’influente commission sénatoriale des Forces armées et figure parmi les plus fervents soutiens de Taïwan au Congrès américain.
L’élu républicain Roger Wicker a déclaré au président taïwanais Lai Ching-te, lors d’une réunion au bureau présidentiel à Taipei, que lui et sa collègue, la sénatrice Deb Fischer, étaient en visite pour mieux comprendre les besoins et les préoccupations de Taïwan.
« Nous venons ici des États-Unis avec un message du Congrès d’engagement, d’amitié à long terme et de détermination qu’un pays libre comme Taïwan a absolument le droit de rester libre et de préserver son autodétermination », a déclaré Roger Wicker.
Pékin, qui dénonce régulièrement toute manifestation de soutien à Taipei de la part de Washington, a réitéré son opposition au voyage de Roger Wicker. La Chine s’oppose fermement à tout échange officiel entre les États-Unis et Taïwan, a déclaré le ministère des Affaires étrangères du pays.
Roger Wicker se rend à Taïwan, gouvernée démocratiquement, alors que Pékin, qui considère l’île comme son territoire, intensifie sa pression militaire.
La Chine a intensifié ces dernières années ses manoeuvres militaires près de Taïwan et n’exclut pas de recourir à la force pour ramener l’île dans son giron.
Lai Ching-te a réitéré à Roger Wicker son offre de dialogue avec Pékin, rejetée à plusieurs reprises par la Chine, tout en affirmant que seul le peuple taïwanais peut décider de l’avenir de l’île.
Taïwan souhaite renforcer sa coopération sécuritaire avec les États-Unis, notamment dans la conception et la fabrication d’armes, a déclaré Lai Ching-te.
Le Sénat américain examinera la semaine prochaine la loi d’autorisation de la défense nationale (NDAA), d’un montant proche de 1.000 milliards de dollars qui définit la politique du Pentagone.
Roger Wicker, qui s’est exprimé vendredi à son arrivée à l’aéroport de Taipei à bord d’un 737 de l’armée de l’air américaine, a déclaré que le NDAA de cette année « ajouterait encore des dispositions » en ce qui concerne Taïwan, sans toutefois donner de détails.
Roger Wicker est en visite quelques jours avant que Pékin n’organise un grand défilé militaire pour marquer le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Parmi les invités figurent le président russe Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.
La visite intervient alors que des élus du Congrès américain – aussi bien parmi les pairs républicains de Donald Trump que les démocrates – ont dit craindre que le président américain relègue les questions sécuritaires au second plan dans le contexte des négociations commerciales menées avec la Chine.
Des représentants de l’administration Trump ont assuré par le passé que le chef de la Maison blanche restait engagé à la sécurité dans l’Asie-Pacifique en parallèle à sa politique commerciale et à sa bonne relation personnelle avec son homologue chinois Xi Jinping.
Les États-Unis sont le principal bailleur de fonds international et fournisseur d’armes de Taïwan, malgré l’absence de liens diplomatiques formels.
(Fabian Hamacher et Ben Blanchard; version française Jean Terzian et Elena Smirnova; édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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