La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera. Jacques 5:15
La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera ; et s’il a commis des péchés, il lui sera pardonné. Jacques 5:15
S’agit-il de n’importe quelle maladie ou seulement de maladies causées par des péchés ?
Le verset 15 n’indique pas que dans tous les cas envisagés dans le verset 14 un péché est lié à la maladie. La formulation est conditionnelle : « S’il a commis quelque péché… » Puis la pensée du pardon des péchés amène Jacques, dans le verset 16 à parler de manière plus générale de la confession des péchés et de la prière des uns pour les autres dans l’Eglise en vue de la guérison ; c’est là que peut-être la maladie résultant d’un péché est plus particulièrement en vue (voir 1 Corinthiens 11.30).
Différents problèmes peuvent se poser à des anciens auxquels on demande d’agir en accord avec le verset 14, mais là où cette demande est faite en toute sincérité et simplicité, je ne connais pas d’ancien qui refuserait – bien qu’ils puissent parfois espérer que la foi du malade soit plus forte et plus efficace que la leur. Dans le cas d’une maladie terminale, la formulation de la prière serait certainement modifiée pour convenir aux circonstances, mais même dans ce cas, la prière et l’onction d’huile en réponse au désir du patient auraient des effets positifs.
La Bible enseigne que le péché peut être la cause de la maladie, mais elle enseigne aussi que toute maladie n’est pas provoquée par le péché (2 Rois 19.15-19 ; 20.3 ; Jb ; Marc 2.5 ; Jean 5.14 ; 9.2-3 ; 1 Corinthiens 11.30). Jacques utilise donc un membre de phrase au conditionnel : ‘s’il a commis des péchés’. Une guérison totale inclura le pardon du péché (Matthieu 12.32 ; Marc 2.5 ; Luc 12.10), aussi l’occasion d’un examen, d’une confession, et une annonce de pardon seront-elles offertes. L’avis rabbinique ‘si quelqu’un est visité par de pénibles souffrances, qu’il s’examine lui-même’ (b. Berakoth 5a) est encore bon pour le chrétien, mais lorsque le sérieux examen de soi ne révèle rien, cette personne devrait se souvenir de Job. Les rabbins enseignaient aussi qu’il y avait des châtiments d’amour (souffrances imméritées) aussi bien que des châtiments de réprobation (souffrance méritée due au péché).
Le péché du malade empêche-t-il la guérison ? Il n’y a pas de doute que, quelquefois cela puisse être le cas. Paul dit clairement que certains des chrétiens de Corinthe étaient tombés malades et étaient morts à cause de leurs abus lors de la Sainte Cène (1 Corinthiens 11.30). Dans les moments de maladie, il est bon d’examiner notre vie spirituelle pour voir si quelque chose n’est pas en ordre et d’encourager, avec amour et tact, les autres à en faire autant. La confession du péché, dit Jacques, peut conduire à la guérison (v. 16). Par ailleurs, Jacques affirme clairement que toute maladie n’est pas le fruit du péché (voir le commentaire du v. 15). L’Ecriture rejette catégoriquement l’idée qu’il existe, de façon inévitable, une relation de cause à effet entre le péché et la maladie (cf. Job ; Jean 9.2-3). On ne peut donc pas nécessairement attribuer à un péché le non-exaucement des prières pour la guérison.
Maints exemples du NT révèlent que Dieu n’a pas toujours pour volonté de guérir ses enfants. La prière personnelle de Paul pour sa propre guérison, formulée trois fois, n’obtint pas de réponse ; Dieu avait son dessein en permettant à ‘l’épine dans la chair’, ce ‘messager de Satan’, de s’incruster (2 Corinthiens 12.7-9).
Jacques a ici en vue des péchés qui seraient la cause immédiate ou éloignée de la maladie. De là le ton dubitatif de sa parole : s’il a commis des péchés. Or, il faut que ces péchés soient pardonnés pour que Dieu guérisse le malade, que la cause soit ôtée avec l’effet, que la grâce supprime le châtiment.
Le lien entre maladie et péché est très discuté dans le NT : voir, dans des sens opposés, Jean 9.1-6 et 1 Corinthiens 11.30 ! On peut noter que Jc refuse de voir dans l’une la conséquence de l’autre puisqu’il va jusqu’à envisager le cas de malades qui n’auraient point de péchés (Et s’il a commis des péchés… v 15b).
Nous pouvons faire trois remarques à ce sujet:
– L’une des possibilités est que, sur son lit de maladie, le patient ait pris conscience que sa maladie était une visitation divine résultant de quelque péché personnel. La Bible n’enseigne pas que toute maladie est la conséquence d’un péché, mais elle enseigne que certaines maladies sont des punitions ou des avertissements. Le Seigneur Jésus a averti un homme qu’il a guéri de ‘ne plus pécher, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire’ (Jean 5.14). Puisque cette directive n’a rencontré aucune réaction d’hésitation de la part de l’homme, il devait savoir ce que le Seigneur voulait dire.
– La deuxième possibilité (qui n’exclut pas la première) est que cette période de mise à part sur un lit a pu être utilisée pour un examen de soi en toute tranquillité. Des péchés oubliés peuvent alors être revenus à la lumière. Ils peuvent n’avoir aucune incidence sur la maladie, mais celle-ci est une occasion de les rappeler et de s’en repentir.
– La troisième possibilité est plus générale. Celui qui est malade doit prendre conscience que la guérison implique toute la personnalité. Ce « tout » implique aussi des relations justes avec Dieu. Il se pourrait qu’il n’y ait aucune prise de conscience d’un péché spécifique qui pourrait avoir provoqué la maladie ni aucun souvenir de péchés non confessés, mais un profond désir d’être pleinement réconcilié avec Dieu, d’exposer toute sa vie au regard scrutateur de Dieu afin que tout ce qu’il sait puisse être revu et mis en ordre. C’est pourquoi il demande aux anciens de son Eglise locale de venir afin de prier pour lui et de l’oindre d’huile.
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