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L’espoir d’un traité contre la pollution plastique plombé par Trump et les pétroliers

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par Olivia Le Poidevin et Valerie Volcovici

GENÈVE (Reuters) – L’espoir de parvenir à un accord aux Nations unies sur un traité international suffisamment ambitieux pour réduire la pollution plastique est mince alors que s’ouvrent mardi à Genève ce qui devrait être le dernier cycle des négociations entamées en 2022.

Selon des diplomates et les défenseurs du climat, les efforts de l’Union européenne et des petits États insulaires pour limiter la production de plastique – alimentée par les énergies fossiles – risquent d’être torpillés par l’opposition des pays producteurs de produits pétrochimiques ainsi que celle des États-Unis depuis le retour de Donald Trump à la Maison blanche.

Alors que les délégués entameront mardi le sixième cycle de négociations, aucun consensus se semble émerger sur les questions du plafonnement de la production, de la gestion des produits plastiques et des substances chimiques problématiques ou encore de l’aide financière aux pays en développement.

Des délégués ont dit à Reuters que les pays producteurs de pétrole, Arabie saoudite et Russie en tête, avaient l’intention de contester les principales dispositions du projet de traité et de préconiser à la place des mesures volontaires ou nationales, ce qui aurait pour effet de vider le texte de tout effet juridiquement contraignant. Ryad et Moscou n’ont pas fait de commentaire à ce sujet.

Le département d’État américain a déclaré à Reuters qu’il s’opposerait à un texte qui imposerait de lourdes restrictions aux producteurs de plastique, mesure susceptible selon lui d’affecter les entreprises américaines.

Une source au fait des discussions a précisé que Washington s’employait à limiter l’application du traité à l’élimination des déchets ou au recyclage – des questions importantes mais jugées insuffisantes par les experts pour lutter efficacement contre la pollution plastique.

« Nous sommes dans une période de révisionnisme, où même la science est fortement politisée », déplore Andres Del Castillo, avocat du Center for International Environmental Law (CIEL), une organisation qui fournit des conseils juridiques à certains pays participant aux négociations.

L’industrie pétrochimique soutient officiellement l’adoption d’un traité international, mais à ses conditions : elle a appelé l’administration Trump et le Congrès américain à « se pencher » sur les négociations et a dépêché de nombreux lobbyistes à Genève.

Stewart Harris, porte-parole du Conseil international des associations chimiques, a fait valoir que les États-Unis avaient aux yeux du secteur la capacité de promouvoir l’utilisation de nouvelles technologies lors du recyclage des déchets plastiques.

LA PRODUCTION POURRAIT TRIPLER D’ICI 2060

Selon l’OCDE, la production de plastique devrait tripler d’ici 2060 si rien n’est fait, ce qui aura pour effet d’étouffer les océans, de nuire à la santé humaine et d’accélérer le changement climatique.

« C’est vraiment notre dernière chance. À mesure que la pollution augmente, elle alourdit le fardeau de ceux qui sont les moins responsables et les moins capables de s’adapter », a déclaré Ilana Seid, représentante permanente des îles Palaos, dans l’océan Pacifique, et présidente de l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS).

Les petits États insulaires sont particulièrement touchés par les déchets plastiques qui s’échouent sur les côtes et menacent leurs économies de pêche et de tourisme. Ils soulignent le besoin urgent d’un financement international pour nettoyer la pollution existante.

« Les plastiques sont préoccupants pour la santé humaine car ils contiennent environ 16.000 substances chimiques, dont un quart est connu pour être dangereux pour la santé humaine », souligne le Dr Melanie Bergmann, de l’Institut Alfred Wegener en Allemagne.

En cas d’accord au rabais à l’issue des négociations, certains, comme le député centriste français Philippe Bolo, membre de la Coalition interparlementaire pour mettre fin à la pollution plastique (ICEPP), n’excluent pas qu’un accord séparé puisse être conclu entre les pays les plus volontaires en la matière.

Pour Inger Andersen, directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), seul un traité ambitieux et contraignant pourrait cependant se montrer réellement efficace.

« Nous ne sommes pas ici pour obtenir quelque chose d’insignifiant… Nous voulons un texte qui soit accepté par tout le monde, et donc que tout le monde s’engage à respecter », a-t-elle déclaré.

(Reportage d’Olivia Le Poidevin à Genève et Valerie Volcovici à Washington, avec la contribution d’Alexander Marrow à Londres ; version française Tangi Salaün, édité par Zhifan Liu)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

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