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Aucun problème de liquidités malgré les difficultés de Kering, assure la holding de la famille Pinault

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par Tassilo Hummel

PARIS (Reuters) – Le bond de la dette d’Artémis, la société d’investissement de la famille Pinault qui contrôle le groupe de luxe Kering, est un « pic temporaire » et il n’existe aucun problème de liquidités liés à la baisse des dividendes de Kering et d’autres actifs, a indiqué la holding à Reuters.

Artémis n’a aucun covenant financier qui soit lié au cours de Bourse de Kering, a aussi précisé la société.

La société d’investissement, présidée par Francois-Henri Pinault, est le premier actionnaire de Kering dont elle détient 43% du capital et la majorité des droits de vote.

Son endettement accru a provoqué des inquiétudes parmi les analystes quant à la capacité de la holding à soutenir le redressement de Kering et de sa marque phare Gucci à l’heure où les concurrents tels que LVMH investissent massivement dans leurs marques.

« Nous n’avons aucun problème de liquidités », a indiqué Artémis dans une déclaration adressée à Reuters en réponse à des questions concernant ses finances.

La holding indique que le montant total de ses dettes arrivant à échéance au cours des deux prochaines années est inférieur à 500 millions d’euros et assure disposer de plus d’un milliard d’euros de disponibilités pour y faire face.

La dette d’Artémis atteignait 26,7 milliards d’euros à la fin 2024, un montant presque doublé en deux ans. Kering, le principal actif consolidé dans les comptes d’Artémis, représentait environ 14 milliards d’euros de cette dette, nourrie en grande partie par une stratégie d’acquisitions destinée à contrer le ralentissement de Gucci.

Sur une base séparée, excluant les activités opérationnelles telles que Kering, la dette d’Artémis s’élevait à 7,1 milliards d’euros à fin mai.

Dans sa déclaration à Reuters, la holding assure que cette augmentation constitue un « pic temporaire (…) uniquement lié au timing de l’acquisition de CAA [l’agence Creative Artists Agency, NDLR] réalisée fin 2023 ».

Artémis a pris le contrôle de cette agence de talents américaine afin de diversifier ses actifs au-delà de l’Europe et de l’industrie du luxe.

BAISSE DES DIVIDENDES

Alors même que le service de la dette d’Artémis augmente, la holding est aussi confrontée à la baisse des dividendes versés par Kering.

Le géant du luxe a réduit le montant total des dividendes versés au titre de l’exercice 2024 à 739 millions d’euros, contre 1,7 milliard pour l’année précédente, après une série d’avertissements sur résultats.

Selon les analystes de Barclays, le montant des dividendes versés en 2026 pourrait tomber à 364 millions d’euros en raison des difficultés continues de Kering.

Le groupe de luxe n’a pas fait de commentaires sur la question des dividendes.

L’équipementier allemand Puma, détenu à 28,5% par Artémis, a aussi réduit de près d’un tiers le versement de dividendes cette année et a prévenu qu’il pourrait être déficitaire en 2025.

« Il est inexact de considérer que nous dépendons des flux de dividendes de Kering pour nous financer », a réagi Artémis auprès de Reuters. « En effet, d’autres sociétés du groupe versent des dividendes réguliers et significatifs qui couvrent l’essentiel de nos besoins liés au service de la dette ».

Au-delà de Kering, Puma et CAA, Artémis détient la maison de ventes aux enchères Christie’s, des domaines viticoles ainsi que la société de croisières Ponant.

Dans une note récente consacrée aux finances d’Artémis, les analystes de Bank of America ont mis en avant des inquiétudes parmi les investisseurs concernant des covenants bancaires d’Artémis liés au cours de Bourse de Kering, qui a chuté de 60% sur les deux dernières années.

Une hypothèse écartée par Artémis : « Le groupe n’a aucun covenant financier qui soit lié au cours de Bourse de Kering », a-t-il assuré auprès de Reuters.

(version française Blandine Hénault, édité par Augustin Turpin)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

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Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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