Netanyahu a appelé le pape, le patriarche latin de Jérusalem à Gaza
ROME/GAZA (Reuters) – Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s’est entretenu par téléphone vendredi avec le pape Léon XIV au lendemain d’un tir meurtrier de l’armée israélienne contre l’église de la Sainte-Famille de Gaza, annonce vendredi le Vatican dans un communiqué.
Lors de cet échange, le souverain pontife a fait part de sa préoccupation face à la « situation humanitaire dramatique » dans la bande de Gaza et a renouvelé son appel à la cessation des hostilités, rapporte le Vatican.
Il a en outre souligné la nécessité de protéger les sites religieux dans les territoires palestiniens et en Israël.
Trois personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées jeudi matin après une frappe de l’armée israélienne sur l’église, « incident » qui a suscité une indignation internationale, dont celle du saint-père.
Le lieu de culte, refuge pour de nombreux Palestiniens depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël en octobre 2023, a subi des dégâts.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a exprimé jeudi ses profonds regrets pour ce que les autorités israéliennes présentent comme une « erreur ». « Une munition perdue », une chute malencontreuse d' »éclats d’obus » ont été évoquées côté israélien.
Le gouvernement israélien s’est engagé à une enquête scrupuleuse et à en publier les conclusions.
« NOUS NE SOMMES PAS UNE CIBLE »
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, s’est rendu vendredi à Gaza pour apporter de l’aide humanitaire et témoigner sa compassion aux victimes de l’église de la Sainte-Famille. Il était accompagné du patriarche orthodoxe de Jérusalem, Théophile III.
Il est rarissime que des dignitaires étrangers puissent entrer dans la bande de Gaza, dont l’Etat hébreu a fermé les frontières.
L’église de la Sainte-Famille – placée « sous la protection historique de la France », a rappelé Paris jeudi – est désormais la seule paroisse catholique latine de l’enclave palestinienne.
Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, prélat italien respecté pour son engagement en faveur de la paix au Proche-Orient et ses tentatives de médiation dans le conflit en cours, déclare dans le Corriere della Sera qu’une présence catholique demeurera à Gaza « quoi qu’il arrive » et fait part de ses doutes sur les explications des autorités israéliennes.
« Nous ne sommes pas une cible. Ils disent que c’était une erreur. Même si tout le monde ici pense le contraire », souligne-t-il.
Le cardinal Pizzaballa et Théophile III ont fait entrer dans l’enclave un important convoi d’aide humanitaire : des centaines de tonnes de nourriture, des kits de première urgence ainsi que des équipements médicaux, précise le patriarche latin de Jérusalem dans un communiqué.
L’aide est destinée non seulement à la petite communauté chrétienne de l’enclave mais aussi « au plus de familles possible », dit-il.
Les deux dignitaires ont également veillé à l’évacuation des personnes blessées jeudi dans l’église.
Le souverain pontife a appelé le cardinal vendredi pour lui faire part de son soutien, rapportent les médias italiens.
(Reportage Alvise Armellini, version française Sophie Louet, édité par Zhifan Liu et Kate Entringer)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

