Cyclisme: Bryan Coquard met un terme à son Tour de France tourmenté
par Julien Pretot
PEYRAGUDES, Hautes-Pyrénées (Reuters) – Bryan Coquard a abrégé vendredi ses souffrances sur le Tour de France en abandonnant après le contre-la-montre de la 13e étape au lendemain d’une fracture à un doigt et après deux semaines mouvementées.
Au cours de la 12e étape, jeudi, le Français de 33 ans s’est fracturé la première phalange de l’annulaire de la main droite en récupérant une musette à haute vitesse lors d’un ravitaillement.
Après avoir été soigné sur le bord de la route par les équipes médicales de l’organisation, il avait tout de même terminé l’étape devant la voiture-balai.
Vendredi matin, le coureur de l’équipe Cofidis, gêné au point de ne pouvoir freiner correctement, souhaitait s’offrir un dernier bain de foule dans le chrono individuel de 10,9 km entre Loudenvielle (Hautes-Pyrénées) et Peyragudes (Hautes-Pyrénées).
« Je m’étais mis dans la tête de faire ce chrono-là », a-t-il expliqué, après avoir conclu l’exercice en 29 minutes et 51 secondes.
« C’est toujours dommage de quitter le Tour de France, c’est la plus belle course du monde. On rêve toujours d’être au départ », regrettait-il un peu plus tôt, avant de s’élancer, sur France Télévisions.
Bryan Coquard se souviendra certainement longtemps de sa huitième participation au Tour de France, loin de ses attentes.
« Mon Tour 2025 est terminé, ça n’a pas été un très bon Tour pour moi. J’ai fait parler beaucoup de moi mais j’aurais préféré par une victoire », a-t-il reconnu au terme de son contre-la-montre.
Lors de la troisième étape, « Le Coq », son surnom, a involontairement envoyé au sol le Belge Jasper Philipsen (Alpecin-Deceuninck) lors du sprint intermédiaire et ainsi provoqué l’abandon du vainqueur de la première étape et du premier maillot jaune de cette 112e édition.
Quelques heures plus tard, il était lui-même victime d’une violente chute dans l’emballage final.
« J’étais clairement déséquilibré. (…) Je tiens à m’excuser auprès de Philipsen et d’Alpecin même si ce n’était pas volontaire. Même si je ne suis pas un mauvais garçon, ce n’est pas agréable », avait-il déclaré devant le bus de son équipe, les larmes aux yeux.
Malgré le caractère involontaire et malchanceux de l’incident qu’il a provoqué, Bryan Coquard avait été sanctionné d’un carton jaune. Il risquait alors l’exclusion en cas d’un deuxième avertissement.
Outre les nombreux messages d’insultes reçus sur les réseaux sociaux, le Tricolore traînait sa peine et ne parvenait pas à sprinter de manière libérée, réfréné par la menace d’un second carton jaune rédhibitoire.
« Le carton jaune, c’est quelque chose que j’avais beaucoup en tête aujourd’hui », racontait-il au lendemain de la chute de Jasper Philipsen. « J’ai passé ma journée à freiner et laisser passer les mecs de peur de reprendre un deuxième carton jaune. »
Toujours en quête d’un premier succès sur un grand tour, Bryan Coquard a pris une septième place, lors de la huitième étape à Laval (Mayenne), comme meilleur résultat.
« J’espère que je serai à nouveau au départ l’an prochain et que mon histoire avec le Tour n’est pas terminé », a-t-il conclu.
(Rédigé par Vincent Daheron)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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