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La dot qui fâche

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En Afrique subsaharienne, ce qui devait unir divise désormais. Du Bénin au Togo, du Cameroun au Congo, la dot est devenue un véritable mur d’or et de biens qui sépare des jeunes amoureux, transforme la femme en “bien marchand” et fragilise la société.
Autrefois acte symbolique de respect et d’honneur, la dot prend aujourd’hui des allures de commerce : sommes astronomiques, listes interminables d’articles, animaux bien gras exigés… Et pendant ce temps, des jeunes fuient le mariage, des familles se déchirent et une génération entière se perd.

“On m’a demandé plus que ce que je gagnerai en 10 ans”

Didier Steve, 28 ans, a abandonné l’idée d’épouser Léa, son amour d’enfance. La famille de la jeune fille exigeait l’équivalent de 6 millions de francs CFA (environ 10 000 euros), trois vaches, cinq porcs, des pagnes Vlisco, des bijoux en or, des ustensiles de cuisine dernier cri… “Même si je travaillais jour et nuit pendant 10 ans, je n’aurais jamais pu rassembler tout ça. Ils ont oublié que je suis instituteur, pas ministre”, confie Franck, la voix tremblante. Aujourd’hui, il vit en union libre avec une autre femme et a renoncé au mariage traditionnel.
Comme lui, des milliers de jeunes hommes sont découragés par la dot exorbitante. Face à l’impossibilité de satisfaire ces exigences, beaucoup optent pour la cohabitation, ou pire, s’enfoncent dans des aventures sans lendemain.

“Je suis devenue mère célibataire parce qu’il n’a pas pu payer”

Raïssa, 24 ans, élève-nourrice, témoigne à son tour : “Mon fiancé était sérieux. Il voulait m’épouser. Mais la dot qu’on lui a demandée était trop lourde : 4 millions, des bijoux, des pagnes, une moto pour mon oncle. Finalement, il a laissé tomber. Nous avons continué à nous voir, et je suis tombée enceinte. Ma famille m’a rejetée parce que je suis devenue mère célibataire. Aujourd’hui, je suis seule avec mon bébé.”
Comme Raïssa, de nombreuses jeunes filles se retrouvent coincées entre une tradition qui leur ferme les portes du mariage et une société qui les condamne lorsqu’elles deviennent mères hors mariage.

Dot au Ghana

“Je ne vends pas ma fille, mais…”

Monsieur Yafo, père de trois filles, reconnaît la dérive mais peine à s’en défaire : “Je ne vends pas mes enfants. Mais quand un homme vient demander la main de ma fille, c’est normal qu’il montre qu’il est capable de la prendre en charge. Si on demande des choses, c’est aussi pour préparer le couple. Mais je vois que ça crée des problèmes…”
Cette logique, partagée par de nombreux parents, finit par faire de la dot un véritable prix à payer pour “acheter” la femme. Et la société en paie le prix fort :

Dot au Bénin

Les dégâts d’une tradition dévoyée

•Explosion des unions libres : de plus en plus de jeunes vivent ensemble sans se marier.
•Fornication banalisée : la sexualité hors mariage devient une issue face à une coutume qui bloque l’union officielle.
•Mères célibataires stigmatisées : des filles sont abandonnées et rejetées par leurs familles.
•Conflits entre familles : la dot devient une source de querelles plutôt qu’un lien d’union.
•Émigration forcée : des jeunes hommes s’exilent pour “faire fortune” et revenir payer la dot, parfois en vain.

Revenir à l’essentiel

Des voix s’élèvent pour appeler à un retour aux sources, à une dot symbolique et non ruineuse. Certains États comme le Gabon ont tenté d’instaurer un plafond légal pour encadrer la pratique. Au Nord du Bénin, la dot est fixée à environ 300.000 FCFA soit 458 euros par un Chef  l’Empereur de NIKKI, SERO TOROU TURO SARI. Mais les habitudes ont la peau dure.
Car au fond, le mariage ne devrait pas être une question de richesse, mais d’amour, de respect et de projet commun. La valeur d’une femme ne se mesure pas au nombre de vaches ni au poids des bijoux. Devant ces faits quel est le rôle des Eglises et des Responsables d’Eglises? La question demeure. Si rien ne change, la dot continuera de fâcher… et de briser des générations.
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