Wall Street attendue dans le désordre, l’Europe progresse avec les yeux rivés sur le commerce
par Diana Mandia
(Reuters) – Wall Street est attendue sur une note prudente et les Bourses européennes progressent mercredi à mi-séance, les investisseurs évaluant les perspectives d’accords commerciaux pour éviter une hausse massive des droits de douane et surveillant le vote final du projet de loi budgétaire américain. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,19% pour le Dow Jones et de 0,09% pour le Standard & Poor’s-500, tandis que le Nasdaq devrait ouvrir en légère baisse (-0,04%). À Paris, le CAC 40 gagne 1,15% à 7.750,78 points vers 10h56 GMT. A Francfort, le Dax avance de 0,32% et à Londres, le FTSE 100 prend 0,25%.
L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,55%, le FTSEurofirst 300 gagne 0,50% et le Stoxx 600 progresse de 0,47%.
Les négociations commerciales continuent d’occuper les marchés à l’approche de la date limite du 9 juillet fixée par le président américain pour éviter l’introduction de droits de douane sévères sur les principaux partenaires commerciaux des États-Unis.
Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, et le chef de cabinet de la présidente de la Commission européenne, Bjoern Seibert, sont attendus à Washington cette semaine dans l’espoir de parvenir à un accord, dont Bruxelles espère qu’il permettra au moins un allègement immédiat des droits de douane dans des secteurs clés tels que l’automobile ou la sidérurgie.
« Notre opinion générale sur les droits de douane reste que même s’ils provoquent de l’incertitude et de la volatilité à court terme, nous pensons que les droits de douane moyens finiront par se stabiliser autour de 10%-15% », signale Mohit Kumar, économiste chez Jefferies, ajoutant qu’il s’agit d' »un niveau avec lequel le monde peut vivre ».
Le locataire de la Maison blanche, qui a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de repousser la date limite du 9 juillet, se montre par ailleurs optimiste quant à un éventuel accord commercial avec l’Inde, mais sceptique sur la conclusion d’un accord similaire avec le Japon.
Outre le commerce, les marchés surveillent également le « One Big Beautiful Bill », le projet de loi budgétaire américain qui pourrait accroître la dette de 3.300 milliards de dollars, qui a été adopté de justesse mardi par le Sénat et désormais aux mains de la Chambre des représentants en vue d’une approbation définitive avant le vendredi 4 juillet, date de la fête nationale américaine.
Les investisseurs suivront également à 12h15 GMT la publication de la nouvelle enquête ADP sur les créations d’emploi aux Etats-Unis, et à 14h15 GMT, le discours de clôture de Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), au symposium de l’institution à Sintra, au Portugal, qui réunit les principaux responsables mondiaux de la politique monétaire.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Les grandes banques américaines, notamment JPMorgan, Bank of America et Wells Fargo, devraient ouvrir dans le vert mercredi, soutenues par leurs annonces sur l’augmentation de leurs dividendes trimestriels après avoir passé avec succès le test de résistance annuel de la Fed.
Centene recule de 26,6% en avant-Bourse après que l’assureur santé a abandonné sa prévision de bénéfice pour 2025, citant une baisse significative des revenus attendus de ses plans d’assurance santé. Ses concurrents Elevance Health et UnitedHealth sont également attendus dans le rouge.
VALEURS EN EUROPE
A Paris, STMicroelectronics avance de 3,4% alors que le courtier ODDO BHF a relevé sa recommandation sur la valeur à « surperformance » contre « neutre », disant que la dynamique autour de la publication des résultats trimestriels et les perspectives pour le deuxième semestre, combinées à une valorisation encore faible, sont suffisantes pour investir dans le titre d’un point de vue opportuniste à court terme.
ArcelorMittal prend plus de 5% sur fond de hausse des valeurs liées aux matières premières.
Le secteur bancaire européen est également en hausse (+1,6%), aidé par Avanza Bank, qui gagne plus de 5% après qu’un journal suédois a fait état d’un éventuel plan de rachat visant à la retirer de la cote, et par Sabadell, qui avance également d’environ 5% après un accord pour céder sa filiale britannique à Santander.
Les actions des entreprises européennes spécialisées dans les énergies renouvelables progressent après l’adoption par le Sénat américain d’un projet de loi budgétaire, qui est plus favorable à l’industrie éolienne qu’une version antérieure. Vestas avance de 10% et Orsted de 3,5%.
TAUX
Les rendements obligataires de la zone euro sont plutôt stables après une baisse de trois points la veille.
Le rendement du Bund allemand à dix ans prend 1,9 point de base à 2,5870%. Le deux ans est quasi inchangé à 1,8470%.
Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à dix ans, qui a touché un plus bas de deux mois lors de la session précédente, avance de 3,2 points de base à 4,2808%. Le deux ans prend 1 point de base à 3,7868%.
CHANGES Le dollar grappille 0,07% face à un panier de devises de référence, après être tombé mercredi à son plus bas niveau depuis février 2022, les cambistes évaluant l’impact potentiel du projet de loi budgétaire américain et les dernières déclarations du président de la Réserve fédérale (Fed), qui réitéré mardi que la banque centrale attendrait davantage de données avant de réduire ses taux, sans toutefois exclure une baisse des coûts d’emprunt dès ce mois-ci.
L’euro perd 0,25% à 1,1775 dollar.
PÉTROLE
Les contrats à terme sur le pétrole ont légèrement augmenté mercredi, alors que la loi adoptée par le Parlement iranien le mois dernier pour suspendre la coopération de Téhéran avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est entrée en vigueur, tandis que les marchés évaluent les prévisions d’augmentation de l’offre des principaux producteurs le mois prochain.
Le Brent avance de 1,13% à 67,87 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,16% à 66,21 dollars.
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Diana Mandiá, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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