Soutien à Paul Biya : compétition feutrée à l’Extrême-Nord, dissension au Nord
L’Extrême-Nord contraste avec la situation dans les deux autres régions septentrionales.
Dans le Nord et l’Adamaoua, le soutien au président Paul Biya est devenu un sujet de divergence y compris dans majorité présidentielle. L’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP), allié traditionnel du RDPC, laisse filtrer des signaux de rupture. Ses militants évoquent ouvertement la possibilité de présenter un candidat à la prochaine présidentielle, à l’issue de la session du comité central extraordinaire prévue le 28 juin prochain.
Autre dissonance : celle d’Issa Tchiroma Bakary, actuel ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et président du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Il ne cache plus son opposition au régime. Dans des prises de parole publiques, il a récemment invité les électeurs du Nord à tourner le dos au pouvoir, qu’il accuse d’avoir maintenu la région dans la pauvreté et l’abandon depuis plus de 40 ans.
Jadis considéré comme un bastion électoral sûr pour l’homme du 6 novembre 1982, le Grand Nord apparaît aujourd’hui moins homogène qu’il n’y paraît. Si l’Extrême-Nord semble rester mobilisé autour de figures fidèles au pouvoir central, des poches de contestation ou de redéploiement politique se dessinent dans les deux autres régions.
Entre fidélité, rivalités et calculs d’avenir
Toujours est-il que ce qui se joue aujourd’hui dans le Septentrion, ce n’est pas uniquement la réaffirmation d’un soutien au président sortant. C’est aussi la préparation d’un après-Biya incertain, où chaque figure politique cherche à consolider sa légitimité locale et nationale. Les grandes campagnes sanitaires, les marches massives, les prises de position tranchées traduisent une chose : la bataille de 2025 ne se joue pas seulement dans les urnes, elle se joue dès maintenant dans la rue, dans les symboles, et dans les rapports de force régionaux.
Dans tous les cas, la question centrale pour 2025 demeure : le Grand Nord est-il toujours unifié derrière Paul Biya ou entre-t-il dans une phase de recomposition politique ? L’agenda politique à venir — notamment la tenue du comité central de l’UNDP et l’intensification des campagnes sur le terrain — permettra sans doute d’y voir plus clair.
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