Iran/Israël: Trump dit que son départ anticipé du G7 n’a « rien à voir » avec un cessez-le-feu
par Jarrett Renshaw, John Irish et Andreas Rinke
(Reuters) – Le président américain Donald Trump a affirmé tard lundi que son départ anticipé du sommet du Groupe des Sept (G7) n’avait « rien à voir » avec un projet de cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, évoqué par le président français Emmanuel Macron.
Le locataire de la Maison blanche a quitté le sommet G7, qui se tient au Canada, un jour plus tôt que prévu pour rentrer à Washington. La Maison blanche a mis avant la situation au Moyen-Orient pour expliquer son départ.
« Beaucoup de choses ont été accomplies, mais en raison de ce qu’il se passe au Moyen-Orient, le président Trump partira ce soir après le dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement », a déclaré la porte-parole de la Maison blanche, Karoline Leavitt, sur le réseau social X.
Emmanuel Macron a estimé que le départ de Donald Trump était positif étant donné l’objectif de parvenir à un cessez-le-feu au Moyen-Orient. Selon le président français, son homologue américain a proposé un cessez-le-feu à Israël et l’Iran.
« Il y a une offre qui a été faite en effet de rencontre et d’échange. Il y a une offre qui a été faite surtout d’avoir un cessez-le-feu et d’enclencher justement des discussions plus larges », a dit le chef de l’Etat lors d’un point presse au sommet du G7.
Ce que Donald Trump a réfuté par la suite. Sur son réseau Truth Social, il a affirmé que son départ anticipé n’avait « rien à voir » avec un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran.
Le président français « a déclaré à tort que j’avais quitté le sommet du G7 au Canada pour retourner à Washington afin de travailler à un ‘cessez-le-feu’ entre Israël et l’Iran. Faux ! », a écrit le locataire de la Maison blanche.
« Il ignore totalement pourquoi je suis en route pour Washington, mais cela n’a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
Avant son départ du sommet, Donald Trump a accepté un déclaration du G7 appelant à la désescalade du conflit israélo-iranien.
« Nous demandons instamment que la résolution de la crise iranienne conduise à une désescalade plus large des hostilités au Moyen-Orient, y compris un cessez-le-feu à Gaza », indique la déclaration.
Le G7 a exprimé son soutien à Israël, affirmant qu’il avait le droit de se défendre, et a qualifié l’Iran de source d’instabilité au Moyen-Orient.
Donald Trump avait appelé plus tôt « tout le monde » à évacuer immédiatement Téhéran et réaffirmé que l’Iran aurait dû signer un accord sur son programme nucléaire avec les Etats-Unis.
DOUTES SUR DES DÉCLARATIONS COMMUNES
Le sommet du G7 se déroule à Kananaskis, au Canada, jusqu’à mardi. Les tensions entre Israël et l’Iran, la guerre en Ukraine et les droits de douane américains sont notamment à l’ordre du jour.
Plusieurs documents vus par Reuters au sujet des migrations, de l’intelligence artificielle et des minéraux critiques pourraient constituer des déclarations communes au terme du sommet. Aucun d’entre eux n’a cependant été approuvé par les Etats-Unis, selon des sources informées des documents.
Selon un diplomate européen, en l’absence de Donald Trump, il n’est pas certain qu’il y ait des déclarations.
En 2018 pour le sommet du groupe au Québec, alors que Donald Trump effectuait son premier mandat à la Maison blanche, ce dernier, qui avait également quitté la réunion prématurément, avait demandé à la délégation américaine de retirer son approbation du communiqué final du G7 après son départ.
UNE « ERREUR » D’EXCLURE LA RUSSIE DU GROUPE
S’exprimant plus tôt aux côtés du Premier ministre canadien Mark Carney, Donald Trump a déclaré que le G7, précédemment G8, avait eu tort d’exclure la Russie du groupe en 2014, après l’annexion de la Crimée.
« C’était une grosse erreur », a estimé le président américain, ajoutant qu’il pensait que la Russie n’aurait pas envahi l’Ukraine en 2022 si Moscou n’avait pas été exclue.
« (Le président russe Vladimir) Poutine me parle. Il ne parle à personne d’autre […] il n’est pas très heureux. Je peux vous dire qu’il ne parle même pas à ceux qui l’ont éjecté, et je suis d’accord avec lui », a déclaré Donald Trump.
S’il n’a pas dit que la Russie devait être réintégrée dans le groupe, ses commentaires ont suscité des doutes quant aux résultats que le président ukrainien Volodimir Zelensky pourra obtenir lors de sa rencontre avec les dirigeants du G7, prévue mardi.
Un porte-parole de l’ambassade d’Ukraine au Canada a déclaré que le président ukrainien avait toujours l’intention de venir au sommet du G7 pour la réunion.
Les pays européens membres du groupe espèrent un soutien de Donald Trump pour des sanctions plus sévères à l’encontre de Moscou.
(Avec David Ljunggren, Suzanne Plunket, Andrea Shalal et Kanishka Singh; version française Camille Raynaud et Etienne Breban, édité par Blandine Hénault)
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